‹ Flore de LorraineChapitre 469 sur 508 · TOME I · texte numérisé non relu

TOME I

noirätre, velue-glanduleuse, pourvue d’écailles d’un brun foncé, lancéolées et rapprochées dans le bas, très-étroiteset très-écartées dans le haut. Padicelles nombreuses. — Plante atteignant 3-4 décimètres.

Coteaux du calcaire jurassique, sur les racines des Medicago sativa et falcata, accidentellement sur le Galium Mollugo. Nancy, au-dessus de Champigneulles, Pompey (Suard) ; Malzéville (Briard). Metz, sur les côtes de Saint-Quentin et de Gorze (Holandre). Neufchâteau (Mougeot). % Mai-juin.

6. O0. Cervariæ Suard. in Godr. F1. lorr., éd. 1, t. 2, p. 180. (Orobanche du Peucédane.) — Plante voisine de la précédente, mais s’en distinguant par les caractères suivants : fleurs en épi plus étroit, plus serré ; ealice à 2 sépales toujours distincts et écartés, bifides, de moitié plus courts que letube de la corolle ; celle-ci jaunâtre violacée, glabre intérieurement, couverte extér'eurement de poils glanduleux très courts, plus étroitement tubuleuse, moins fortement courbée en dehors, régulièrement arquée sur le dos caréné dans presque toute sa longueur ; lèvres 1rrégulièrement dentées, non ciliées ; la supérieure superficiellement bifide ; l’inférieure à 3 lobes inégaux, dont le médian plus long, terminé par une longue pointe ; filets des étamines plus fortement courbés au sommet, moins velus à la base ; anthères plus petites, fauves, devenant blanches par la dessiccation et à loges plus fortement divergentes ; stigmate d’un jaune de cire ; tige d’un jaune-rougeûtre, plus grèle, épaissie et un peu bulbeuse à la base.

Bois du calcaire jurassique sur les racines du Peucedanum

Cervaria ! Très-rare. Nancy, au bois de Malzéville au-dessus de la Gueule-du-Loup (Suard 1839). % Juin.

7. 0. Picridis F. W. Schultz, ap. Koch, Deutsh. FI. h, p. 453. (Orobanche de la Pieride.) — Fleurs au nombre de 20-10, en épi serré, un peu lâche à la base ; bractées lancéolées, longuement acuminées, très-velues, égalant presque la fleur. Calice à deux sépales écartés, lancéolés, longuement acuminés, subulés, souvent munis d’une dent vers le inilieu et d’une ou deux nervures, plus longs que le tube de ia corolle. Corolle d’un blanc un peu jannätre, tubuleuse, peu élargie vers la gorge, assez fortement courbée en dchors, arquée sur le dos, déprimé vers le point d'insertion des étamines ; lèvres crénelées, non ciliées ; la supérieure

S'Hoaue

un peu voutée, non bilobée, un peu étalée sur les bords ; l'inférieure égalant la supérieure, à trois lobes arrondis, dentés et crépus, le médian un peu plus long. Etamines insérées presque au milieu du tube de la corolle ; filets courbés en forme d’anse au sommet, blancs, velus sur la face interne dans leur moitié inférieure, finement verruqueux supérieurement ; anthères blanchätres, brièvement apiculées. Style blanc lavé de lilas, velu glanduleux ; stigmate bilobé, non marginé, à pelotes d'un violet sale, glabres, mais couvertes de granulations. Tige simple, grêle, trèsvelue, presque égale à la base, jaunâtre, souvent légèrement lavée de violet, pourvus d’écailles lancéolées, aiguës, trèsécartées au sommet. Radicelles nombreuses. — Plante haute de 2-4 décim., beaucoup plus grêle et plus pàle que l’espèce précédente, munie sur la tige, mais surtout sur l'axe de l’épi et sur les bractées, de poils bien plus nombreux, longs, blancs, crépus, articulés terminés par une glande pâle ; fleurs plus petites.

Sur les racines du Picris hieracioïdes ; coteaux secs du calcaire jurassique et du muschelkalk. Liverdun (Mathieu), Maron ; Sarrebourg, près du bois de Hoff (de Baudot). Metz, à Châtel, entre Clouange et Moyeuvre (Xolandre), vignes de Magny, Saulny (Monard), Jussy (de Marcilly), Gorze (Taillefert), Mars-la-Tour (Warion); Bitche (Schuttz). Chauvencyle-Chäteau, Sandzécourt, Olizy (Pierrot et Cardot). Sur le lierre à Châtel près de Metz (Warion). ©. Juin.

8. 0. epithymum DC. FI. fr. 3, p. 490. (Orobanche du Thym.) Fleurs au nombre de 3-10, en epi court et lèche ; bractées lancéolées, longuement acuminées, passant du Jaune au brun, plus longues que la lèvre inférieure et munies de nervures peu saillantes. Calice à deux sépales écartés, placés sur les côtés, étroitement ovales, longuement acuminés, subulés, dirigés en arrière, un peu plus courts que le tube de la corolle, entiers mais présentant dans les indi-. vidus robustes une petite «lent latérale. Corolle un peu rougeñtre, veinée de pourpre, un peu velue intérieurement, couverte extérieurement de poils glanduleux insérés sur de petits tubercules purpurins, resserrée sur le point d'insertion des étamines, puis insensiblement dilatée vers la gorge, un peu carénée et courbée régulièrement sur le dos jusqu'à l’extrémite de la lèvre supérieure, qui se fléchit un peu vers le haut ; lèvres inégalement dentelées ; la supérieure un peu

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