‹ Flore de LorraineChapitre 471 sur 508 · PHELIPÆA C. À. Meyer · texte numérisé non relu

PHELIPÆA C. À. Meyer

Fleurs munies à leur base de trois bractées. Galice tubuleux, campanulé, à k ou 5 divisions. Corolle bilabice, à lèvre supérieure échancrée, à lèvre inférieure trilobée. Capsule s’ouvrant au sommet en deux valves, qui portent chacune deux placentas étroits.

1. P. cærulea C. À. Mey. En. cauc. 104 ; Orobanche cœrulea Vill. Dauph. 2, p. 406 ; Godr. F1. lorr., éd. T, t.. 2, p.182 ; O. lœvis Dois; FI. Meuse, p. 587. (Phélipee bleñe.) — Fleurs très-brièvement pédicellées, en épi un peu che ; bractée médiane lancéolée, acuminée, insérée à la base du pédicelle, munie d’une large nervure dorsale bleuûtre, presque carénée, un peu plus courte que le calice ; bractées latérales insérées au sommet des pédiceiles, linéaires, subulées. Calice cortace, gamopétale divisé, meis non jusqu'au milieu, en cinq dents triangulaires, subulées, bleuñtres sur le dos ; les antérieures atteignant le milieu du tube de la corolle ; la postérieure plus courte et manquant quelquefois. Corolle d’un bleu d’acier, avec des veines plus

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foncées, à tube enilé à la base, resserré vers le milieu, puis insensiblement dilaté jusqu'à la gorge, fortement courbée jusqu'à l'extrémité de la lèvre supérieure, de manière à ce que la moitié supérieure de la fleur se trouve dans une

osition horizontale ; lèvres peu dentées ; la supérieure à deux lobes ; l’inférieure à trois lobés égaux, ovales et souvent acuminés, #unie à sa base de deux gibbosités qui ferment presque la gorge de la corolle. Etamines insérees sur le tube de la corolle au point où il commence à se rétrécir ; filets blancs, à peine munis de quelques poils à la base, du reste complètement glabres, courbés en are au sommet ; anthères blanches, glabres, libres, ovales, brièvement apiculées. Style bleuitre au sommet, velu-glanduleux; st'gmate bifide, non marginé, à pelotes blanches. Tige simple, souvent épaissie à la base, grisätre, mais d’un bleu d'acier sur les angles, briévement velue-glanduleuse surtout an sommet, pourvue d’écailles lancéolées, rapprochées dans le bas, écartées dans le haut. Radicelles nombreuses. — Plante de 2 à 3 décim., d'un aspect poudreux. M. Fournel a trouvé sur les fortifications de Metz une forme tout à fait blanche de cette espèce.

Coteaux secs du calcaire jurassique, sur les racines de l’'Achillea Millefolium. Nancy, à la côte de Toul, Laxou, Marévilie (Soyer- Willemet) ; Sion-Vaudémont ; Liverdun, Dieulouard, Pont-à-Mousson, Château-Salins (Léré) ; Foug Main). Metz ({lolandre), gare du chemin de fer (Warion), Saulny (Monard), Bayonville (Taillefert), Buret (Warion) ; Guénetrange (Creton). Verdua (Doisy); Saint-Mihiel (Léré); Commercy. Entre Breon et Thon-le-Long (Pierrot). Neufchàteau (Lefebvre), Urville (Rodillon). Saint-Dié sur la dolomie. (Boulay). Sur le grès vosgien, à Bitche (Schuwlt:). % Juinjuillet.

2. P. ramosa C. A. Mey. En. cauc. 104 ; Orobanche ramosa L. Sp. 882; Godr. F1. lorr., éd. 1, t. 2 p. 183. (Phélipée rameuse.) — Fleurs très-brièvement pédicellées, en épi lâche ; bractée médiane lanctolte, acuminée, insérée à la base du pédicelle, d’abord jaune, puis brune, munie de faibles nervures et égalant le calice ; bractées latérales linéaires, subulées, insérées au sommet du pédicelle. Calice membraneux, monosépale, divisé au-delà du milieu en ! lanières lancéolées, longuement subulées, presque égales, d'un blanc-jaunûtre, munies chacune d'une nervure. Corolle

Le tout à fait jaune, plus souvent lavée de violet dans sa moitié supérieure, velue intérieurement, à tube globuleux à sa base, resserre vers le milieu, un peu courbé en dehors dans sa moitié supérieure carénée sur Le dos ; lèvres à peine dentelées, mas cilées ; la supérieure bilobée, vou— tée; l’inferieure à trois lobes égaux, dépourvue de gibbosités et laissant ouverte la gorge de a corolle. Etamines insérées comme dans l'espèce précédente; filets blancs, mais jau-

nâtres et pourvus de quelques poils à la base, très-finement tuberculeux et courbés en arc au sommet ; anthères d’un jaune pâle, glabres et libres. Style blanc, à peine glanduleux; stigmate blanchâtre, velouté, arrondi, à peine émarginé. Tige raineuse, épaissie en tubereule et à peine écailleuse à la base, jaune, couverte de poils blanes et glanduleux, munie d'écailles courtes et peu nombreuses. Radicelles nombreuses. — Plante beaucoup plus grêle et ordinairement moins élevée que l’espèce précédente ; fleurs deux fois plus petites.

Commun sur les racines du Cannabis sativa et du Nicotiana tabacum. ©. Août.

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