M. rotundifolia Z. Sp. 805. (Menthe à feuilles ron
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des). — Faisceaux de fleurs disposés en épis cylindriques,
aigus, très grèles dans la forme à petites fleurs ; bractées ovales-lancéolées, acuminées. Calice petit, régulier, nu à la gorge, non strié, campanulé, ventru et globuleux à la maturité, Mais 70h contracté à la gorge, à dents lancéolées, subulées, : à la fin conniventes. Feuilles sessiles, épaisses, fortement ridées en réseau, ovales-orbiculaires, ‘arrondies, mais mucronées au début, échancrées en cœur à la base, crénelées sur les bords, vertes et velues en dessus, blanches et mollement tomenteuses en dessous. Tige dressée, rameuse au sommet, toujours mollement tomenteuse ; rameaux courts. Souche rampante. — Plante d’une odeur forte, pénétrante, peu agréable ; fleurs rosées où blanche.
Commun le long des ruisseaux dans les terrains calcaires ;
parait être rare dans l'arrondissement de Montmédy (Pierrot et Cardot) 2%. Juillet-août.
2. M. sylvestris L. Sp. 804 ; M. Sylvestris &« genuina Godr. F1. lorr., éd. T1, &. 2. p. 186. (Menthe sauvage.) — Faisceaux de fleurs disposés en épis cylindriques, ordinairement un peu lâches à la base, plus rarement en épis ovoides, obtus, très-serrés (41. syluestri is sceanica Fries, Nov. Mant. tert. p. 56) ; bractées très-étroites, linéaires, lubulées. Calice régulier, nu à la gorge, campanulé, ventru, contracté à la gorge à la maturité, à dents étroitement linéaires, subulées, à la fin un peu conniventes. Feuilles sessiles, veinées en réseau et bosselées, blanches-tomenteuses, ovales où ovales-oblonques, aiquës, dentées en scie, à dents incombantes, rapprochées, peu saillantes. Tige dressée, plus où moins rameuse au sotumet, tomenteuse ; rameaux ’ordinurement courts ; les supérienre fle iris. Souche rampante, émettant des étolons. — Plante d’une odeur forte, mais agréable ; fleurs roses, violettes où blanches.
Assez commun dans toute la chaine jurassique dela Lorraine, le long des ruisseaux. 2%. Juillet-août.
Nora. Cette plante est considérée par quelques auteurs comme une hybride des M. rotundifolia et candicans ; nous ne pouvons admettre cette opinion ; si notre M. sylvestris (qui n’est pas celui de tous les auteurs, mais celui de Linné, d’après l’herbier normal de Fries) croit souvent en société avecle M. rotundifolia, 11 se trouve dans un grand nombre de loca-
lités où n'existe pas le M. candicans (M. viridis y canescens).
3. M. viridis ZL. Sp. 80h ; 31. sylvestris Godr. FL. lorr., éd. 1, {. 2, p. 186 (excl. var. x). (Menthe à feuilles vertes.) — Faisceaux de fleurs disposés en épis cylindriques, souvent un peu làches à la base ; bractées très-étroites, linéaires, subulées. Calice régulier, nu à la gorge, campanulé, ventru et contracté à la gorge à la maturité, à dents étroitement linéaires, subulées, à la fin un peu conniventes. Feuilles presque sessiles, non bosselées, étroitement lancéolées, aiguës, dentces. à dents saillantes, écartées les unes des autres, acuminées. Tige dressée, rameuse au sommet ; rameaux étalés. Souche rampante. — Plante polymorphe, d’une odeur agréable ; fleurs roses ou violettes.
4 Genuina Godr. et Gren. FL. France, 2, p. 649. Feuilles vertes et glabres, planes ou plus rarement onduleuses, incisées et crispées sur les bords (#. crispata Schrad. Cat. hort. Gœætt.)
6 Pubescens Godr. et Gren. FI. France, 2, p. 650, Feuilles vertes, pubescentes sur les deux faces.
y Canescens Fries, Nov. Mant. 3, p. 56. Feuilles pubescentes en dessus, blanches-soyeuses en dessous. I. candicans Crantz, Austr. 330.
Bords des ruisseaux et des routrs. La var. « commune dans les vallées des Vosges; Orbé, Willdenstein, Wasserbourg, Soulzbach, vallées de Munster et de Saint-Amarin, le Tillot, Bruyères, Sainte-Marie-aux-Mines ; Remiremont {(Mougeot) ; plus rare et cà ct là dans la plaine: Nancy, à Tomblaine (Soyer- Willemel), la Garenne, Heillecourt, Dombasle (Suard), Château-Salins (Léré). Sarrebourg (de Baudot) ; Metz à Montigny, Corny (Æolandre) ; Commercy, Saint-Mihiel (Léré) ; Stenay, Sassey-devant-Dun (Cardot). Mirecourt (Reuss). la forme crispée à Sarrebourg et à Niederviller (de Baudot), vallées de Munster et de Dusenbach (Æirschléger). La var. 6 dans la vallée de Saint-Amarin. La var. ÿ commune dans les vallées des Vosges, plus rare sur le calcaire jurassique. 2%.
h. M. aquatica ZL. Sp. 805. (Menthe aquatique.) — Faisceaux de fleurs disposés en capitules globuleux et terminaux, ou en capituies et en faux verticilles rapprochés, ou enfin tous en faux verticilles ; feuilles florales plus longues que les capiu'ss- Calice régulier, nu à la gorge, à tube oblongobové et muni de dix côtes saillantes, à dents trianqulaires à la base, brusquement et longuement subulées, dressées à la maturite; Feuilles métfaldes, ovales, souvent un peu en
cœur à la base ou plus rarement lancéolées, atténuées à la base, dentées en scie si ce n’est à la base et au sommet, munies de nervures saillantes en dessous, déprimées en dessus ; les supérieures aiguës, les inférieures obtuses. Tige dressée, simple ou peu rameuse. Souche rampante, émettant des stolons. — Plante aromatique, d’un vert foncé ou d’un vert blanchàtre, ou rougeàtre, variant singulièrement pour la taille, pour la longueur et la forme des feuilles, la longueur des pétioles. Les poils des tiges et des pédicelles sont étalés, réfléchis ou dressés, où manquent complètement. Le calice et les graines sont toujours plus grands que dans le M. sylvestris. Fleurs roses.
a Genuina Godr. FI. lorr., éd. 1, t. 2, p. 188. Feuilles couvertes de poils épars ; faux verticilles de fleurs peu serrés. M. aquatica 6 nemorosa Fries. Nov. 183; M. rubra Dois, F1. Meuse, p. 531 ! non Sm.
6 Hirsuta Koch, Syn. éd. 1, p. 550. Feuilles plus petites, couvertes de longs poils blanes, presque tomenteuses ; faux verticilles de fleurs plus serrés. M. hirsuta L. Mant. 81; Soy.-Will. Cat, p. 70.
Bords des rivières et des fossés ; commun dans tous les terrains. %.Juillet-août.
5. M. citrata Æhrh. Beitr. 7, p. 150 ; M. aquatica var. glabrata Godr. F1. lorr., éd. À, €. 2, p. 188. (Menthe citronelle.) — Faisceaux de fleurs supérieurs rapprochés et formant un épi ovale ou oblong, mais les paires inférieures écartées, pédoneulées ; feuilles florales supérieures linéaires- Jancéolées, plus courtes que les capitules. Calice régulier, nu à la gorge, tout à fait glabre, à tube subcylindrique, à dents lancéolées. subulées, dressées à la maturité. Feuilles pétiolées glabres, ovales, aiguës, arrondies où tronquées à la base, dentées, à dents superficielles et écartées les unes des autres. Tige dressée, très-rameuse. Souche rampante. — Plante glabre, d’une odeur agréable ; fleurs rosées.
Lieux humides, principalement sur les terrains siliceux. Sarrebourg (de Baudot). Metz, au Saulcy (Holandre). Epinal (Berher). Vallée de Guebwiller, sur le versant oriental des Vosges. 2%. Juillet-août.
D 6. M. sativa Z. Sp. 805. (Menthe cultivée.) — Faisceaux de fleurs fous axillaires, toujours disposés en faux verticilles nombreux et écartés, plumeux avant l’anthèse ; axe floral
terminé par un bouquet de feuilles. Galice régulier. nu à la gorge, tubuleux-infundibuliforme et muni de 10 côtes saillantes, à dents lancéolées, acuminées, dressées à la maturité. Feuilles pétiolées , ovales où elliptiques, arrondies ou atténuées à la base, dentées en scie dans leur pourtour si ce n’est à la base et au sommet ; les inférieures obtuses ; les supérieures aiguës. Tige dressée ou ascendante, simple ou très-rameuse. Souche rampante émettant des stolons. — Plante aussi variable que la précédente, d’un vert gai ou rougeûtre, plus ou moins velue.
Commun au bord des eaux, dans tous les terrains. 2%. Juillet-août.
7. M. rubra Sm. Brit. 619, non Huds. nec Sole. (Menthe rouge.) — Faisceaux de fleurs fous axillaires, non plumeux avant l’anthèse; les inférieurs pédonculés, écartés les uns des autres ; axe floral terminé par un bouquet de feuilles. Calice régulier, nu à la gorge, oblong-campanulé, à dents lancéolées, acuminées, dressées à la maturité, Feuilles pétiolées, presque glabres, ovales, obtuses ou un peu aiguës, bordées de dents profondes et étalées. Tige dressée ou ascendante, ordinairement rougeñtre, rameuse ; rameaux ascendants. Souche rampante. — Plante presque glabre ; fleurs rosées.
Lieux humides. Dans la Moselle, à Corny (Léo). %. Aoûtseptembre.
8. M. gentilis Z. Sp. 805. (Menthe apparentée.) — Faisceaux de fleurs petites et assez denses, tous axillaires, plumeux avant l’anthèse, tous sessiles, nombreux ; les inférieurs écartés, les supérieurs rapprochés ; axe floral terminé par un bouquet de feuilles. Calice régulier, nu à la gorge, oblong, à dents lancéolées, subulées, dressées. Feuilles pétiolées (si ce n’est les florales qui sont sessiles) petites,
lus ou moins velues sur les deux faces, ovales, superficiel- Has dentées, si ce n’est à la base. Tige couchée ou ascendante, souvent rougeätre, très-rameuse dès la base, à rameaux allongés, étalés. Souche rampante. — Fleurs rosées.
Commun dans les lieux humides, dans tous les terrains. 2%. Juillet-août.