THYMUS Benth
Calice à tube ovoïde, strié, velu à la gorge, à limbe bilabié; lèvre supérieure tridentée ; l’inférieure à 2 lobes subulés et ascendants. Corolle bilabiée, à lèvre supérieure plane, émarginée, dressée ; levre inférieure à 3 segments un peu inégaux. Anthères à loges distinctes, même au sommet.
1. Th. Serpyllum Z. FI. suec. 208 et Sp. 825. (Thym Serpolet.) — Fascicules de fleurs réunis en tête serrée, ou en épi quelquefois interrompu à la base. Calice penché sur le pedicelle court, pourvu de nervures saillantes, un peu bossu à la base. Corolle à tube droit, obconique. Akènes bruns, lisses. Feuilles un peu coriaces, très-entières, obtuses, fortement nerviées, plus pâles en dessous, atténuées en un court pétiole et pourvues surtout à la face inférieure de points résineux. Tiges très-nombreuses, un peu ligneuses à la base, très-grèles, très-rameuses, longuement couchées et radicantes, mais à rameaux ascendants, rapprochées et formant une série linéaire, munis tout autour de poils réfléchis. Racine munie de fibres capillaires très-nombreuses. — Plante polymorphe, ordinairement purpurine sur les tiges et les calices ; fleurs purpurines, roses où plus rarement blanches.
a Linneanus Godr. et Gren. FI. France, 2, p. 658. Feuilles obovées-cunéiformes.
6 Augustifolius God. et Gren. l. c. Feuilles linéairescunéiformes. Th. angustifolius Pers. Syn. 2, p. 130.
La var. « dans les lieux secs et sablonneux ; Nancy, à la Malgrange, Montaigu; Mirecourt, Neufchâteau (Berher). La var. 6 dans les sables siliceux à Bitche. %. Juillet-septembre.
2. Th. Chamædrys Fries, Nov. 197. (Thym petit-chéne.) — Fascicules de fleurs réunis en tête serrée, ovoïde, ou plus souvent en épi interrompu à la base. Calice penché sur le pédicelle court, pourvu de nervures saillantes, un peu bossu à la base. Corolle à tube droit, cylindrique. Akènes bruns et lisses. Feuilles assez grandes, entières, faiblement nerviées, ovales ou suborbiculaires, obtuses, brusquement contractées en un court pétiole, et pourvues de points résineux. Tiges
nombreuses, très-vrèles, peu rameuses, couchées, diffuses, radicantes seulement à la base ; rameaux écartés les uns des autres, non sériés, munis de deux à quatre rangs de poils. — Plante formant un gazon plus lâche que l'espèce précédente ; fleurs purpurines, rarement blanches.
Commun dans les lieux secs et incultes, sur tousles terrains. 2%. Juillet-septembre.
». HYSSOPUS Z.
Calice à tube obconique, strié, glabre à la gorge, à limbe non bilabié, mais fendu en 5 dents presque égales. Corolle bilabiée ; lèvre supérieure plane, bifide, dressée ; lèvre inférieure à 3 segments dont le médian beauçoup plus grand. Anthères à loges très-divergentes et soudées au sommet.
1. H. officinalis Z. Sp. 796. (Hyssope officinale.) — Fascicules de fleurs presque sessiles, disposés en épi terminal, étroit, unilatéral, feuillé. Caiice à tube dilaté à la gorge, à dents ovales-lancéolées, mucronées. Corolle à tube courbé. Feuilles sessiles ou subsessiles, vertes, fortement ponctuées, planes, linéaires ou linéaires-lancéolées, obtuses. Tige très-rameuse, frutescente à la base. — Fleuis d’un beau bleu, rarement blanches.
Abondant sur le versant méridional du Mont-Saint-Quentin près de Metz, où il est complètement naturalisé (Holandre) ; ruines du château de Preny (Taillefert). Ruines du château de Rodernack (Warion) ; Bar-le-Duc à Savonnières (Humbert); Rémparts de Montmédy (Pierrot). b. Juillet-août.
Trib. 3. Meussez Benth. in DC. Prodr. 12, p. 150. — Corolle bilabiée. Etamines 4, arquées, convergentes au sommet, les 2 antérieures plus longues ; anthères à 2 loges obliques.