LAMIUM Z
Calice campanulé, à dents non disposées en deux lèvres et non épineuses. Corolle bilabiée ; lèvre supérieure g grande, voütée, entiere ; lèvre inférieure trilobée, à lobes latéraux dentiformes, plus rarement oblongs, à lobe médian larg ge el échancré. Etamines 4 ; anthères soudées au sommet et s’ouvrant par une même fente. Akènes triquètres, tronqués et glabres au sommet.
1. L. album L. Sp. 809. (Lumier blanc.) — Fleurs sessiles, réunies au nombre de 5 à 7 en faisceaux écartes et placés à l’aisselle des feuilles supérieures. Calice ordinairement maculé de noir à la base, pourvu de dents lancéolées, longuement subulées, étalées. Corolle à tube égalant le calice, courbé, obliquement resserré à la base, muni au-dessus de la constriction et en avant d’un cran à partir duquel la corolle s’élargit peu à peu vers la gorge et pourvu intérieurement d’un anneau de poils trés-oblique ; lèvre superieure longuement vélue, fortement courbée, doublement carénée sur le dos, dentelée en avant; lèvre inferieure
pendante, profondément échancrée en cœur au sommet, mesurant la longueur du tube de la corolle jusqu'au cran ; entre les deux évres, et sur les bords de l'ouverture, on trouve de chaque côté deux dents, dont la postérieure est large, triangulaire et l'antérieure lancéolée, subulée. Anthères fortement barbues. Feuilles pétiolées, d'un vert gai, en cœur, acumiées, fortement et inégalement dentees, fa dent terminale lus longue ; feuilles supérieures ovales, longuement acuminees. Tiges dressées où ascendantes, fistuleuses, très-feuillées à la base et au sommet. — Plante velue ; leurs blanches, un peu jaunâtres.
Commun le long des haies et des murs dans tous les terrains. Z. Avril-mai.
2. L. maculatum Z. Sp. 809 ; L. hirsutum Doiïs. F1. Meuse, p. 536, non Lam. (Lamier laché.) — Fleurs sessiles, réunies au nombre de 5-7 en faisceaux écartés et placés à l’aisselle des feuilles supérieures. Calice pourvu de dents lancéolées, longuement subulées, étalces. Corolle à tube allongé, dépassant le calice, courbé, transversalement resserré à la base, brusquement élargi et ventru au-dessus de la constriction, dépourvu de cran et muni intérieurement d’un anneau de poils transversal ; lèvre supérieure lonœuement velue, fortement courbée, doublement carénée sur le dos, superficiellement dentée en avant ; lèvre inférieure pendante, échancrée en cœur au sommet, égalant seulement la moitié du tube ; entre les deux lèvres et sur les bords de la gorge on trouve de chaque côté une seule dent subulée. Feuilles pétiolées, souvent pourvues dans leur jeunesse, et
uelquefois jusqu'à la floraison, d’une tache blanchätre ans leur centre, en cœur, acuminées, fortement et inégalement dentées. Tiges dressées ou ascendantes, fistuleuses, très-feuillées à la base et au sommet. — Plante plus ou moins velue ; fleurs purpurines, plus rarement blanches !
Commun le long des haies et des fossés humides dans tous les terrains. Z. Avril-automne.
3. L. purpureum Z. Sp. 809. (Lamier pourpre). — Fleurs sessiles, réunies au nombre de 4 à à en faisceaux placés à l’aisselle des feuilles ; les faisceaux supérieurs rapprochés ; les inférieurs quelquefois très-écartes. Calice pourvu de dents lancéolées, longuement subulées, divari-
— 9DjÙ0 —
quées apres l’anthèse. Corolle à tube plus long que le calice, droit, resserré transversalement à la base, étroit jusque vers la gorge dilatée brusquement, pourvu intérieurement audessus de la constriction d’un anneau de poils transversal ; lèvre supérieure brièvement velue, ovale, enticre ; lèvre inférieure, étalée, large, profondément échancrée en cœur, mesurant le cinquième de la longueur du tube ; entre les deux lèvres et sur les bords de l’ouverture on trouve de chaque côté deux dents ; la postérieure subulée ; antérieure ovale, obtuse. Anthères petites, barbues. Feuilles toutes pétiolées, d'un vert gai, en cœur, plus ou moins fortement crénelées ; les inférieures plus petites, longuement pétiolées ; les supérieures rapprochées, réfléchies. Tiges rudes sur les bords, très-feuillées au sommet, longuement nues au milieu ; la tige centrale dressée, les latérales ascendantes. — Plante un peu velue ; fleurs petites, purpurines.
Commun dans les lieux cultivés sur tous les terrains. © et ©. Avril-octobre.
h. L. hybridum Véll. Dauph. 1, p. 251; L. incisum Willd. Sp. 3, p. 89; Godr. F1. lorr., éd. 1, t. 2, p. 196. (Damier hybride.) — Se distingue du L. purpureum par ses fleurs plus petites et plus pâles ; par le tube de la corolle dépourvu d'un anneau de poils intérieurement; par ses feuilles profondément et inégalement incisées-crénelees ; par ses tiges lisses au toucher. Les faisceaux de fleurs formant par leur rapprochement au sommet de la tige un capitule compact ; les dents du calice lancéolées, subulées et divariquées après l’anthèse; la corolle dont le tube est plus court que le calice et dont la gorge est pourvue de chaque coté d'une dent saillante et subulée ; les feuilles supérieures rapprochées, pétiolées, décurrentes sur le pétiole et souvent cunéiformes à la base ; enfin le port, séparent le L. hybridum du L. amplexicaule. — Plante presque glabre ; fleurs petites, roses.
Peu commun; lieux cultivés. Nancy, vignes de Malzéville (Soyer- Willemet) ; Maxéville. Metz, vergers à Féy, à Ancysur-Moselle (Holandre), Sey-Chazelles ( Warion) ; Corny (Léo) ; Stenay (Cardot). Epinal (Behrer). Rambervillers (Billot.) ©. Avril-ma1.
5. L. amplexicaule Z. Sp. 809. (Lamier amplexicaule.) Fleurs sessiles, réunies au nombre de 7 à 10 en faisceaux
écartés et places à l’uisselle des feuilles supérieures. Calice muni de dents lancéolées, acuminées, conniventes. Corolle à tube trois fois plus long que le calice, droit, très-grèle, cylindrique jusque sous la gorge brusquement dilatée, dépourvu intérieurement d'un anneau de poils; lèvre supérieure tres-velue, ovale, entière ; lèvre inférieure étalée, large, profondément échancrée en cœur, mesurant à peine la sixième partie de la longueur du tube ; les bords latéraux de l'ouverture de la corolle roulés en dehors et pourvus de chaque côté d’une très-petite dent obtuse. Anthères petites, barbues. Feuilles inférieures pétiolées, arrondies en cœur à la base, bordées dé crénelures très-larges ; feuilles supérieures plus grandes, écartées, sessiles, embrassantes, réniformes, crénelées-lobées, étalées horizontalement. Tiges nombreuse, ascendantes. peu feuillées, si ce n’est au sommet. — Plante un peu velue ; fleurs petites, d’un rose vif, à corolle quelquefois rudimentaire et ne s’ouvrant pas.
Commun dans les lieux ‘cultivés sur tous les terrains. ©. Avril-octobre.
6. L. Galeobdolon Crantz, Austr. p. 262 ; Galcobdolon luteuim Huds. Angl. 258 ; Godr. FI. lorr., éd. 1, t. 9, p. 197. (Lamier Galéobdolon.) — Fleurs sessiles, réunies au nombre de 3 à 5 en faisceaux écartés et placés à l’aisselle des feuilles supérieures. Calice muni de dents inégales, triangulaires à la base, puis subulées, très-étalées. Corolle à tube égalant le calice, courbé, étroit dans sa moitié inférieure, puis dilaté vers la gorge, muni vers son milieu et intérieurement d'un anneau de poils très-oblique; lèvre supérieure longuement velue, courbée, atténuée à la base, irrégulièrement denticulée au sommet; lèvre inférieure étalée, à trois lobes lancéolés, aiqus : le terminal un peu plus grand. Anthères glabres. Feuilles pétiolées, d’un vert gai, ovales, un peu en cœur à la base, doublement dentées, tres-souvent munies d’une tache blanche longitudinale sur la face supérieure ; feuilles supérieures plus étroites, acuminées. Tiges quadrangulaires ; les unes fleuries et dressées ; les autres sans fleurs, couchtes ét mème radicantes, — Plante velue; fleurs jaunes.
- Commun dans les bois montagneux de tous les terrains. 2%. Mai-juin. è