‹ Flore de LorraineChapitre 490 sur 508 · STACHYS Z · texte numérisé non relu

STACHYS Z

Calice tubuleux-campanulé, à 5 dents épineuses. Corolle bilabiée ; lèvre supérieure votée ; lèvre inférieure trilobte. Etamines / k, étalées en dehors apres l'anthèse ; anthères à deux loges opposées bout à bout et s’ouvrant par une fente longitudinale commune, Akènes arrondis et elabres au sommet.

1. St. germanica L. Sp. 812 (Epiaire d'Allemagne). — Fleurs sessiles, en faisceaux axillaires, denses, formant un épi terminal allongé, interrompu à la base : bractéoles nombreuses, linéaires-lancéolées, aiguës Calice laineux, obconique, velu à la gorge, à 5 dents tr iangulaires aiqués, surmontées par une épine subulée et jaunâtre. Corolle longuement laineuse ; tube aussi long que le calice, un peu

courbé, pourvu antérieurement vers son milieu d’une dépression à laquelle cor respond intérieurement wn anneau de poils transversal ; Ièvre supérieure oblongue ; lèvre inférieure égalant la longueur du tube. Akènes noirs, lisses, Feuilles épaisses, ridées en rése: tu, couvertes d’un tomentum blanc, épais et soyeux, lancé olées, crénelées, un peu en cœur à la base ; les inférieures pétiolées : les supérieures sessiles. Tiges dressées, simples, plus rarement ranieuses, blanches-laineuses comme le reste de la plante. — Fleurs purpurines.

Peu commun ; coteaux secs du calcaire jurassique et du muschelkalk. Nancy, à Frouard (Hussenot), Pain-de-Sucre (Briard), Trondes (Maire), Villers-Saint-Etienne (Suard), Chavigny, Fontenoy-sur-Moselle (Monard), entre Toul et Villers-le-Sec (Billot ; Pont-à- -Mousson, Metz, Rupt-de-Mad (Holandre), ruines de Tantelainville près de Gorze (Taillefert) ; entre Remilly et Béclin (docteur Humbert), Macheren près de Saint-Avold (Box) ; Bitche (Schultz). Verdun, au bois de Sommedieue et de Thierville (Doisy), Commercy, la Woëvre (Maujean). Juvigny-sur-Loison (Pierrot et Cardot). Neufchâteau, Mirecourt, Châtel, Domèvre-sur-Durbion (Mougeot). %. Juillet-août.

2. St. alpina Z. Sp. 812. (Epiaire des Alpes). — Fleurs presque sessiles, en faisceaux axilaires moins denses, moins compactes et à paires plus écartées que dans l'espèce précédente ; bractéoles peu nombreuses, linéaires, subulées, atténuées à la base. réfléchies. Calice velu et olanduleux, campanulé, velu à la gorge, à 5 dents ovales, obtuses, brièvement épineuses. Corolle laineuse : tube aussi long que le calice, pourvu intérieurement d’un anneau de poils oblique: lèvre supérieure ovale, barbue au sommet ; lèvre inférieure égalant la longueur du tube, Akènes bruns, œros et lisses. Feuilles minces, vertes, ovales-lancéolées, velues, fortement crénelées ; les inférieures longuement pétiolées, creusées en cœur à la base. Tige dressée, velue, un peu glanduleuse au sommet, simple où rameuse. — Fleurs d’un pourpre obscur, tachées de blanc.

Bois des régions calcaires. %. Juillet-aouût. 3. St. sylvatica L. Sp. 811. (Epiaire des bois.) —

Fleurs brièvement pédicellées, étalées horizontalement, en faisceaux axillaires, formant un épi terminal, allonge, inter-

rompu; bractéoles très-petites. Galice velu-glanduleux, campanulé, nu à la gorge, à dents inégales, lancéolées, subulées, brièvement épineuses. Corolle brièvement velue, glanduleuse ; tube droit, contracté à la base, un peu ventru en avant au-dessus de la constriction et pourvu mtérieurement d'un anneau de poils oblique; lèvre supérieure oblongue ; lèvre inférieure égalant le tube moins la partie

rétrécie. Âkènes petits, noirs. Feuilles molles, vertes, gran- Fri écartées, ovales-lancéolées, acuminées. pr ofondément en cœur à la Fe fortement dentées, munies de poils disséminés, mélangés de poils glanduleux dans les feuilles supérieures ; feuilles inférieures et moyennes longuement pétiolées. Tige grè.e, dressée, simple, quadrangulaire, hérissée ainsi que le reste de la plante de poils roides et Ctalés, — Fleurs purpurines, striées de blanc.

Commun le long des haïes et dans les bois humides de tous les terrains. 2%. Juillet-août.

h. St. palustris Z. Sp. 811. (Epiaire des marais.) — Fleurs sessiles, étalées horizontalement, en faisceaux axillaires, formant un épi terminal, interrompu ; bractéoles très-petites. Calice velu-glanduleux ; campanulé, nu à la worge, à dents égales, trianqulaires, longuement subulées, brievement épineuses. Corolle brièvement velue- glanduleuse; tube droit, contracté à la base, un peu ventru en avant au-dessus de la constriction et pourvu intérieurement d'un anneau de poils transversal; lèvre supérieure ovale, obtuse ; lèvre inférieure égalant letube. Akènes petits, noirs, Feuilles molles, vertes, oblongues-lancéolées, aiguës, un peu en cœur à la base, dentées en scie, finement velues, sessiles. Tige dressée, simple ou pourvue de rameaux courts, quadrangulaire, rude au toucher, munie de poils réfléchis, un peu roides, insérés sur des glandes. — Fleurs purpurines, maculées de blanc, plus rarement tout à fait blanches.

Commun le long des ruisseaux, dans les prés et les champs humides, dans tous les terrains. 2%. Juillet-août.

St. palustri-sylvatica.

Malzéville, Rosières-aux-Salines. Vandœuvre (Dr Humbert), Boudonville (Briard), Mirecourt (Mougeot), Agney, Planois (Pierrot). %. Juillet-août.

». S. recta L. Mant. 82. (Epiaire dressée.) — Fleurs

très-brivvement pédicellées, étalées-dressées, en faisceaux axillaires, formant un épi terminal, interrompu à la base ; bractéoles courtes, peu nombreuses, sétacées. Calice velu, largement campanulé, très-ouvert et nu à la gorge, à dents courtes, lancéolées, épineuses. Corolle pubescente : tube un peu courbé, un peu contracté inférieurement, muni intérieurement d'un anneau de poils oblique ; lèvre supérieure allongée, étroite, concave à la base, un peu redressée vers le sommet : lèvre inférieure égalant le tube ou un peu plus longue. Akènes noir s, finement poncluës à une forte loupe. Feuilles vertes, velues, ridées en réseau, lancéolées-oblonœues, atténuées à la base, crénelées ou dentées ; les inférieures brièvement pétiolées, les autres sessiles ; feuilles florales supérieures beaucoup plus courtes, entières, ovales, terminées par une épine. Tiges nombreuses, dressées où ascendantes, simples où un peu rameuses, quadrangulaires. — Fleurs d’un jaune pâle, maculées de brun.

Commun dans les champs arides et pierreux desterrains. 2%. Juin-août.

6. St. annua L. Sp. 813. (Epiaire annuelle.) — Fleurs brievement pédicellées, ét talées horizontalement, en faisceaux axillaires, à paires écartées ; bractéoles subulées, barbues,. Calice velu et glanduleux, nu à la gorge, à dents très-lonœues, courbées en faulx, étroitement lancéolées, subulées, brièvement épineuses, mais velues jusqu’au sommet de l'épine. Corolle velue ; tube presque droit, ni contracté mi dilaté à la base, muni intérieurement d'un anneau de poils transversal ; lèvre supérieure oblongue, dressée au sommet, ondulée-frisée sur les bords ; lèvre inférieure plus courte que le tube, à lobe médian très-large, émarginé et ondulécrénelé. Akènes noirs, finement ponctués à une forte loupe. Feuilles vertes, g glabres ou peu velues, longuement ciliées sur le pétiole, lancéolées-oblongues, atténuées à la base, plus ou moins crénelées ou dentées, toutes pétiolées, si ce n'est les feuilles florales supérieures qui sont sessiles, plus étroites, entières, linéaires, très-aiguës. Tige dressée, solitaire, quadr angulaire, divisée dès Ja base en rameaux allongés et étalés. — Fleurs d'un blanc jaunûâtre.

Commun dans les champs calcaires et argileux. ©. Juilletoctobre.

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