SCUTELLARIA L
Calice à deux lèvres entières et fermées après la floraison,
muni sur le dos et à la base de la lèvre supérieure d’une bosse saillante et comprimée. Corolle bilabiée ; lèvre supérieure voùtée et trilobée ; lèvre inférieure non divisée. Etamines 4 ; anthères à loges soudées bout à bout et s'ouvrant par une fente longitudinale commune. Akènes globuleux.
1. S. galericulata L. Sp. 835. (Scutellaire toque). — Fleurs brièvemennt pédicellées, unilatérales, solitaires à l’aisselle des feuilles supérieures ; deux petites bractéoles sétacées à la base du pédicelle. Calice glabre, à lèvres arrondies et entières. Corolle pubescente, à tube beaucoup plus long que le calice. grèle, insensiblement dilaté vers la œorge, bossu et courbé à angle droit près de sa base. Feuilles brièvement pétiolées, lancéolées-oblongues, en cœur à la base, faiblement crénelées et un peu rudes sur les bords. Tiges dressées, simples ou rameuses, quadrangulaires. Souche rampante. — Fleurs grandes, bleues.
Commun ; marais, bords des eaux. %. Juillet-août.
2. S. minor L. Sp. 835. (Scutellaire naine.) — Se distingue du précédent par les caractères suivants : fleurs beaucoup plus petites ; calice hérissé de poils courts, non glanduleux ; tube de la corolle un peu ventru à la base, mais droit ; feuilles plus petites, entières ou munies à la base d’une ou deux dents de chaque côté et souvent alors presque hastées ; feuilles inférieures largement ovales, les supérieures lancéolées ; tiges plus grèles et plus courtes. — Fleurs bleues.
Lieux tourbeux des terrains siliceux, commun dans toute la région montagneuse, rare en plaine. Nancy, route d'Heillecourt (Monnier); Rosières-aux-Salines (Suard); Lunéville à Chanteheux et à Croismare (Guibal). %. Juillet-août.
22, BRUNELLA Tourn.
Calice tubuleux-campanulé, fermé après la floraison, plan en dessus, à deux lèvres dont la supérieure est tridentée et l’inférieure bifide. Corolle bilabiée ; lèvre supérieure voütée, entière ; lèvre inférieure trilobée. Etamines, 4, à filets munis d’un tubercule ou d’une pointe subulée sous le sommet; anthères à 2 loges distinctes, divariquées, s'ouvrant chacune par une fente longitudinale distincte, Akèenes oblongs,
1. B. vulgaris ZL. Sp. 837. (Brunelle commune.) — Fleurs brièvement pédicellées, fermant au sommet de la tige un épi serré, globuleux ou oblong et muni à la base de deux feuilles opposées ; bractées opposées, très-larges, membraneuses, réticulées, arrondies, brusquement acuminées, ciliées. Calice ordinairement maculé de brun, glabre ou un peu hérisse sur les côtés où à la face inférieure, à lèvre supérieure superficiellement divisée en trois dents larges, arrondies et brièvement mucronées, à lèvre inférieure divisée jusqu’au milieu en deux dents lancéolées, acuminées, sétacées. Corolle glabre ou velue sur la lèvre supérieure, une fois plus longue que le calice. Etamines longues à filets munis à leur sommet d’une dent subulée et droite. Feuilles pétiolées, ovales ou ovales-oblongues, vertes, plus pâles endessous, très-écartées. Tiges dressées où ascendantes, quadrangulaires, quelquefois rameuses à la base. Souche rampante. — Plante un peu velue ; fleurs petites, violettes.
4 Génuina Nob. Feuilles toutes entières.
6 Pinnatifida Rchb. Ic. f. 394. Feuilles supérieures pinnatifides. B. pinnatifida Pers. Syn. 2, p. 137.
Commun; prés, bois, dans tous les terrains. %. Juillet-acût.
9, B. alba Pallas, ap. M. Bieb. FI. taur.-cauc. 2, p. 61. (Brunelle à fleurs blanches.) — Se distingue : 1° du C. vulgaris par ses fleurs plus grandes, toujours d’un blanc jaunâtre ; par les dents de la lèvre supérieure du calice plus grandes, plus profondes, se recouvrant par les bords et plus évidemment tronquées ; par les filets des étamines munis à leur sommet d'une dent subulée et courbée en arc ; 2° du B. grandiflora par les fleurs un peu plus petites, en épi pourvu de deux feuilles à sa base; par la lèvre inférieure du calice divisée jusqu’au milieu ; par la présence d'une dent sétacée aux filets des étamines ; 3° de toutes les deux par les dents de la lèvre inférieure du calice plus étroites, droites sur les bords et insensiblement atténuées en pointe sétacée, et bordées de cils roides et longs ; par ses feuilles plus oblongues ; par son aspect plus velu.
2 Integrifolia Nob. Feuilles entières.
6 Pinnatifida Koch, Deutsch. Fl. 1, p. 336. Feuilles pinnatifides. B, laciniata var. x L. Sp. 837.
Assez commun sur les terrains calcaires, rare ailleurs: Collines sèches. Docelle, Cheniménil (Mougeot); bords de la
Moselle au-dessous de Charmes (Berher); Saint-Dié au Grattian (Lecomte).
3. B. grandiflora Jucq. Austr. 4, p. h0, tab. 377 ; P. vulgaris & grandiflora 837. (Br unelle à grandes fleurs. ) — Fleurs brièvement pédicellées, formant au sommt de la tige un épi serré, oblong, dépour vu de feuilles à sa base ; bractées opposées, tres-larges, membraneuses, réticulées, arrondies, brusquement acuminées, ciliées. Calice ordinairement maculé de brun, velu à la base, à lèvre supérieure divisée en trois dents arrondies, écarté es, brièvement mucronées, à lèvre inférieure divisée jusqu'au quart en deux dents lancéolées, acuminées, subulées. Corolle glabre, une fois plus longue que le calice. Etamines longues à filets munis d'un petit tubercule au sommet. Feuilles pétiolées, ovales-oblongues, d’un vert pâle, écartées. Tiges ascendantes, quadrangulaires, ordinairement simples. Souche rampante. — Plante un peu velue ; fleurs grandes, violettes, plus rarement blanches.
4 Genuina Nob. Feuilles entières.
6 Pinnatifida Koch et Ziz, Cat. pl. Palat. p.11. Feuilles pinnatifides.
Commun sur les coteaux arides, principalement sur le calcaire jurassique et quelquefois sur le lias. 2%. Juillet-août.
Trib. 6. Asucez Benth. in DC. Prodr. 12. p. 571. — Corolle subunilabiée, à lèvre supérieure très-courte ou bipartite. Etamines /, parallèles; les antérieures plus longues.