T. Botrys L. Sp. 786. (Germandrée botryde
Fleurs pédicellées, unilatérales, dispesées à l’aisselle des feuilles supérieures en faisceaux nombreux, rapprochés et formés chacun de 4-6 fleurs ; pédicelles égalant le calice. Calice inséré latéralement sur le pédicelle, velu à la gorge, élégamment réticulé-veiné, formant à sa base une bosse arrondie et très-saillante, muni de dents lancéolées, cuspidées. Corolle à tube un peu courbé, plus court que le calice, à lobes latéraux inégaux, acuminés. Feuilles toutes assez longuement. pétiolées, molles, d’un vert sombre en dessus, plus päles en dessous, largement ovales dans leur pourtour, bipinnatifides, à segments oblongs, obtus et un peu réfléchis sur les bords. Tiges herbacées, quadrangulaires, ordinairement nombreuses, souvent rougeàûtres, simples ou ra-
meuses au-dessous des derniers faisceaux de fleurs ; les tises latérales ascendantes. Racine pivotante, sans stolons. — Plante mollement velue et un peu glanduleuse ; fleurs lilas.
Commun dans les champs pierreux et calcaires. ©. Juilletoctobre.
2. T. Scordium Z. Sp. 790 (Germandrée Scordium). — Fleurs pédicellées, unilatérales, solitaires où géminées à l'aisselle des feuilles supérieures ; pédicelles très-grêles, égalant le calice. Calice inséré un peu obliquement sur le pédicelle, velu à la gorge, non réticulé-veiné, ventru à la base et en avant, mais “seulement à la maturité, muni de dents lancéolées, acuminées. Corolle à tube un peu courbe et égalant le calice, à lobes latéraux lancéolés. Feuilles toutes sessiles, molles, d’un vert cendrée ou violet, oblongues, profondément crénelées ; celles de la tige principale arrondies à la base et presque embrassantes ; ; les raméales plus petites, atténuées à la base. Tiges herbacées, quadrangu laires, couchées ou ascendantes, souvent radicantes à la base, tres-feuillées, rameuses, diffuses. Souche rampante, émettant des stolons. — Plante tres-velue, odorante ; fleurs petites, d’un pourpre pâle.
Prairies humides, fossés, Nancy, à la tuilerie de Tomblaine (Soyer- Willemet), entre Tomblaine et le pont d'Essey (Suard), Grands-Moulins ; Toul, Villers-Saint-Etienne (Ausson et Gély) ; Rosières-en-Haye (Maire) ; Metz, à Thury, la Maxe, Polygone, etc., (Holandre) ; Marange (Monard); fortifications de Thionville (Box). Saint-Mihiel (Léré), Sampigny ({’abbé Pierrot), Richecourt, Spincourt et Vaudoncourt, Darmant près d’Etain (Warion) et probablement toute la Woëvre (Briard) ; Stenay (Cardot). Neufchâteau (Mougeot). %. Juillet-
3. T. Chamædrys Z. Sp. 790. (Germandrée petit chène). — Fleurs pédicellées, unilatérales, disposées à l’aisselle des feuilles supérieures en faisceaux rapprochés et formés chacun de 4-6 fleurs ; pédicelles comprimés, deux fois plus courts que le calice. Calice inséré un peu ‘obliquement sur le pédicelle, velu à la gorge, faiblement bossu en avant audessus, muni de 5 nervures longitudinales, à dents lance éolées, acuminées, très-aigués. Corolle à tube courbé à la base, à lobes latéraux allongés et inégaux. Feuilles de consistance ferme, luisantes en dessus, d’un vert pâle et mat
en dessous ; les inférieures ovales ou lancéolées, atténuées en un court pétiole, fortement crénelées : les supérieures presque sessiles, ovales-lancéolées, entières où faiblement dentées. Tiges presque arrondies, fermes et presque ligneuses à la base, couchées ou ascendantes, rameuses à la base et formant un pêtit buisson. Souche longuement rampante,
pourvue de stolons. — Plante plus ou moins velue, d'un brun rougeètre au sommet, à odeur faible ; ileurs purpurimes.
Commun dans les bois et sur les coteaux secs, presque exclusivement sur les terrains calcaires. %. Juillet-septembre.
k. T. montanum Z. Sp. 791. (Germandrée de montaqne). — Fleurs brièvement pédicellées, réunies au sommet des tiges et des rameaux en capilules serrés, déprimés, feuillés à la base ; pédicelles épais, comprimés, de moitié plus courts que le calice. Calice inséré un peu obliquement sur le pédicelle, nu à la gorge, muni de cinq nervures longitudinales saillantes et de dents lancéolées, subulées. Corolle à tube à peine courbé à la base, égalant le calice, à lobes latéraux oblongs, obtus. Feuilles de consistance ferme, blanches-tomenteuses en dessous et quelquefois en dessus, linéair es-oblonques ou linéaires três-entières, roulées sur les bords, atténuées en un court péliole. Tiges presque ligneuses à la base, nombreuses, très-rameuses, couchées en cercle sur la terre, arrondies, filiformes, très-feuillées, velues-tomenteuses. Souche ligneuse, forte, rameuse, non rampante. — Plante d’une odeur agréable ; fleurs d’un blanc jaunâtre.
Sur les coteaux secs du calcaire jurassique. Z%. Juin-août.
5. T. Scorodonia Z. Sp. 789 ; Scorodonia heteromalla. Mœnch, Meth. 384 ; Godr. FI. lorr., éd. 1,1. 2, p. 217 (Germandrée Scorodonie). — Fleurs pédicellées, solitaires à l’aisselle des bractées, et disposées au sommet de la tige et des rameaux en grappes spiciformes, allongées, unilatérales ; une petite bractée sous chaque fleur ; pédicelles com primés, de moilié plus courts que le calice. Calice inséré obliquement sur le pédicelle, parcheminé, bilabié, bossu à la base et en avant, à dents réticulées-veinées et longuement cuspidées. Corolle à tube plus long que le calice, un peu courbé à la base. Feuilles toutes péliolées, molles, d'un
vért gai, plus püles en dessous, ridées en réseau, ovales où oblonques, en cœur à la base, inégalement crénelées. Tige herbacée, dressée, obtusément quadrangulaire, simple ou rameuse au sommet. Souche épaisse, rampante, émettant des stolons. — Plante mollement velue, peu odorante ; fleurs d’un blanc-verdûtre.
Commun dans les bois de tous les terrains, principalement dans la région montagneuse. %. Juillet-août.