PLANTAGO L
Fleurs hermaphrodites, en épi. Capsule membraneuse, biloculaire, s’ouvrant transversalement par un opercule. Graines fixées au centre de la cloison.
1. P. major L. Sp. 163. (Plantain à grandes feuilles.) — Fleurs en épi allongé, cylindrique, serré ; bractées ovales, concaves, non acuminées, vertes sur le dos, scarieuses, blanches ou purpurines sur les bords. Calice à segments ovales, obtus, muni d’une ligne herbacée sur le dos. Corolle à tube glabre, à lobes ovales, obtus. Capsule ovoide, pourvue dans chaque loge de quatre à huit graines noires, oblongues, comprimées, non canaliculées. Feuilles toutes radicales, épaisses, fermes, étalées, presque glabres, ovales, longuement pétiolées, inégalement sinuées-dentées, à 3-5 fortes nervures, brusquement contractées en un pétiole dilaté et amplexicaule à sa base ; celle-e1 pourvue d’un faisceau de poils laineux. Pédoncule radical dressé, arrondi ou comprimé, égalant les feuilles ou les dépassant peu, glabre ou muni de poils appliqués. Souche courte, épaisse.
Commun au bord des chemins. %. Juillet-octobre.
9. P. intermedia Gélib. F1. d'Europe, €. 1, p. 125. (Plantain intermédiaire.) — Fleurs en épi cylindrique, grèle, peu serré et mème lâche à sa base; bractées ovales, obtuses, concaves, vertes sur le dos, scarieuses aux bords. Calice à segments ovales, obtus, munis d’une ligne herbacée
sur le dos. Corolle à tube glabre, à lobes lancéolés, aiqus. Capsule ovoide, pourvue dans chaque loge de quatre à huit graines noires, oblongues, comprimées, non canaliculées. Feuilles toutes radicaies, minces el molles, étalées, plus ou moins velues, elliptiques, ordinairement bordées dans leur moitié inférieure de dents grandes et irrégulières, à 3-5 nervures, rétrécies, mais non brusquement, en un pétiole étroit, dilaté et embrassant à sa base. Pédoncule radical arqué-ascendant, arrondi où comprimé, égalant les feuilles ou plus long, velu. Souche courte et grêle.
Lieux sablonneux et humides. Nancy, à Tomblaine, à Heillecourt ; Dieuze, Vagney (S. Perrin) ; Epinal (Berher) ; Rambervillers, Bains, Fontenoy-le-Chäteau (Boulay). %. Juinoctobre.
3. P. media Z. Sp. 163. (Plantain moyen). — Fleurs en épi oblong-cylindrique, obtus, assez dense ; bractées ovales, obltuses, vertes sur le dos, largement scarieuses aux bords. Calice à segments arrondis. Corolle à tube glabre, à lobes ovales-oblongs, obtus. Capsule ovoide, pourvue dans chaque loge d’une seule graine. Celle-ci ovoide, comprimée, non caniliculée. Feuilles toutes radicales, peu épaisses, appliquées en cercle sur la terre, pubescentes sur les deux faces, ovales-lancéolées, entières où sinuées-dentées, à 7-9 nervures, rétrécies en un pétiole court. Pédoncule radical toujours fortement arqué à la base, puis dressé, arrondi, strié, velu, dépassantde beaucoup les feuilles. Souche courte.
Commun dans les prairies, aux bords des chemins ; spécialement sur les sols calcaires. 3%. Mai-juin.
4. P. lanceolata L. Sp. 164. (Plantuin lancéolé). — Fleurs en épi serré, ovale, plus rarement oblong ou globuleux ; bractées largement ovales, longuement acuminées, membraneuses, brunes au sommet, vertes sur le dos. Calice à segments latéraux carénés, acumints. Corolle à tube glabie, à lobes ovales, acuminés. Capsule oblongue, pourvue dans chaque loge d'une seule graine brune, oblongue, comprimée, convexe sur une face, canaliculée sur l’autre. Feuilles toutes radicales, dressées ou étalées en cercle, glabres ou très-velues (P. lanata Host. FL. austr. 1, p. 210), lancéolées, atténuées aux 2 extréinités, longuement pétiolées, munies de dentelures fines, écartées et de 3-5 rervures ; pétiole grèle, un peu dilute à la base pourvue
RE à 1 | RG PACE
d’un faisceau de poils faineux. Peéduncule radical dressé ou ascendant, anguleux, dépassant de beaucoup les feuilles, glabre eu muni de poils étalés. — Plante non moins variable que les précédentes pour la taille, la grandeur des flcurs et de l’épi.
Commun dans les prairies. Z. Avril-octobre.
5. P.arenaria Waldst. et Kit. PI. rar. Hung. p. 51, tab. 51 ; P. Psyllium Willm. Phyt. 116, non L. (Piantain des sables). — Fleurs en épis ovales, denses ; bractées inférieures orbiculaires, acuminées en une longue pointe herbacée ; les suivantes rhomboiïdales, vertes sur le dos, lurgement scariruses sur les bords. Calice à segments larsement searieux sur les bords, verts sur le dos ; les deux antérieurs spatulés ; les deux postérieurs lancéolés, tresaigus. Corolle à tabe giabre, à lobes lancéolés, acuminés, Capsule ovoide, pourvue dans chaque loge d'une seule graine. Celle-ci brune, luisante, oblongue, convexe sur une face, cenaliculée sur l'autre. Feuilles opposées, fasciculées, sessiles, tres-allongées, linéaires, aiquës, entières ou faiblement dentelées. Tige dressée, très-feuillée, rameuse ; rameaux onposés tr és-étalés. — Plante très-velue, glanduleuse, visqueuse.
Très-rare et fugace. Nancy, au bord du canal de la Marne au Rhin (Suard) ; entre Villers-Saint-Etienne et Liverdun (Zienhowiz), Rosières-aux-Salines près de la gare (Briard) ; Châtel-Saint-Germain (Lasaulce) ; Epinal (Behrer). ©. Juilletaoût.