LEPIDIUM L
Calice égal à la base. Pétales égaux, entiers. Etamines quelquefois réduites à 2, dépourvues d’aile et d'appendice. Silicule déhiscente, comprimée par le côté, souvent échancrée au sommet; valves ailées ou non aiïlées. Graines solitaires dans chaque loge, ovoides ou oblongues. Cotylédons ovales, entiers, ou rarement trifides, plans ; radicule dorsale.
1. L. sativum L. Sp. 899. (Passerage cultivé.) — Fleurs disposées en grappes simples, terminales ou latérales, trèsétroites, s’allongeant beaucoup pendant la floraison, à pédoncules dressés-appliqués. Calice un peu étalé, à sépales obovés, scarieux sur les bords. Pétales à limbe obtus, étalé, à onglet grêle. Silicules suborbiculaires, arrondies à la base, lisses, comprimées, largement ailées au sommet, échancrées en deux lobes arrondis, rapprochés, un peu plus longs que le style. Graines d’un jaune foncé, ovoides-oblongues, lisses. Feuilles inférieures profondément pinnatifides, à lobes obtus, entiers ou incisés-dentés ; les feuilles supérieures ordinairement linéaires, entières, non embrassantes. Tige arrondie, feuillée, dressée, rameuse. — Plante un peu glauque, fétide ; fleurs blanches, petites.
Cultivé et subspontané. ©. Juin-juillet.
2. L. ruderale L. Sp. 900. (Passerage des décombres.) — Fleurs disposées en grappes simples, étroites, s’allongeant pendant la floraison, placées au sommet des rameaux, où un peu au-dessus de leur bifurcation, à pédoncules trés-étalés, épars sur la partie supérieure des rameaux. Calice lâche, à sépales étroits, blancs-scarieux sur les bords. Pétales ordinairement avortés. Etamines 2. Silicules ovales, arrondies à la base, lisses, comprimées, carénées, mais non ailées, échancrées au sommet en deux lobes rapprochés. Stigmate sessile. Graines d’un jaune vif, ovoides, lisses. Feuilles radicales en rosette, pétiolées, pinnatifides à lobes linéaires aigus entiers ou un peu dentés, desséchees au moment de la floraison ; les caulinaires inférieures conformes ; les supérieures linéaires, entières, atténuées à la base, non embrassantes. Tige arrondie, gréle, tres-feuillée, dressée, tres-rameuse au
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sommet. — Plante à odeur de chou, très-brièvement velue et un peu rude; fleurs très-petites.
Devenu très commun; décombres, bords des chemins. ©. Juillet-août.
3. L. campestre À. Brown, Hort. Kew., éd. 2, t. L, p.88 ; Thlaspi campestre L. Sp. 902. (Passerage des champs). — Fleurs disposées en grappes terminales, simples, étroites, s'allongeant beaucoup pendant la floraison, à pédoncules étalés à angle droit où un peu réfléchis. Calice un peu étalée, à sépales obovés, obtus, blancs-scarieux sur les bords. Pétales à limbe obove, étalée, à onglet grèle et long. Silicules ovales, arrondies à la base, écailleuses à la surface, glabres ou un peu velues, fortement ailées au sommet, échanerées en deux lobes obtus et peu divergents. Style court. Graines d’un brun noir mat, ovoides, finement striées. Feuilles radicales pétiolées, obovées, obtuses, lyrées à lobes obtus, ou plus rarement entières, elliptiques, ordinairement desséchées au moment de la floraison; les caulinaires sessiles, dressées, oblonques, souvent dentelées, embrassant la tige par deux oreillettes étroites. Une ou plusieurs tiges très-feuillées, dressées, roides, simples ou rameuses au sommet. — Plante d’un vert-blanchâtre, couverte de poils mous ; fleurs blanches, petites.
Commun; champs, bords des chemins, décombres. ©) Juinjuillet.
h. L. latifolium ZL. Sp. 899. (Pusserage à larges feuilles). — Fleurs disposées en grappes oblongues, composées, très fournies, à pédoncules étalés, filiformes, fasciculés au sommet des rameaux, Calice étalé, à sépales ovales, blancsscarieux dans leur moitié supérieure. Pétales à limbe obové, étalé, à onglet court. Silicules orbiculaires, arrondies à la base, à peine échancrées au sommet, couvertes de quelques poils mous et très-fins, à valves lisses, carénées mais non ailées. Style très-court et quelquefois nul ; stigmate trèsgros. Graines très petites, ovoides, brunes. Feuilles d’un vert glauque, un peu épaisses ; les radicales ovales, obtuses, dentées en scie, longuement pétiolées ; les cau inaires oblongues-lancéolées, atténuées en pétiole d'autant plus court qu'on se rapproche du sommet de la tige : les supérieutes étroites, mucronées, entières sur les bords, non embrassantes. Tige dressée, flexueuse, très-feuiliée, rameuse
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au sommet. — Feuilles plus grandes, tige plus forte, silicules et graines plus petites que dans aucune de nos espèces ; fleurs blanches.
Plante introduite et naturalisée. Bords de la Moselle, entre Pompey et Liverdun (Suard); Pont-à-Mousson (Léré); Toul (Husson) ; Bords de la Moselle au-dessus d'Epinal (Berher). 2%. Juin-juillet.
5. L. Draba L. Sp. 1° ed. 645 ; Cochlearia Draba L. Sp. 2e ed. 904. (Passerage Drave). — Fleurs disposées en grappe composée, corymbiforme, à pédoncules étalés, filiformes, épars sur la partie supérieure des rameaux. Galice étalé, à sépales ovales, blancs-scarieux sur les bords. Pétales à limbe ovale, étalé, à onglet grêle et long. Silicules plus larges que lonques, en cœur, échancrées à la base, entières au sommet, glabres ; valves naviculaires, gonflées, veinées, carénées, mais non ailées. Style égalant la moitié de la cloison en longueur. Graines ovoïdes, brunes. Feuilles d’un vert glauque ; les radicales oblongues, inégalement sinuéesdentées, atténuées en pétiole, détruites au moment de la floraison ; les caulinaires sessiles, dressées, ovales-oblongues, embrassant la tige par deux oreillettes aiguës. Tige dressée, très feuillée, rameuse au sommet. — Plante d’un vert blanchâtre, couverte de petits poils appliqués-réfléchis ; fleurs blanches.
Plante introduite et naturalisée. Nancy, près le Pontd’Essey ; Pont de Malzéville (Briard) ; Saint-Max (Zeiller) ; Autrefois sur les remparts de Metz, près de la porte des Allemands (Holandre) ; Gassion près de Thionville (Barbiche) ; Gravier de la Moselle à Charmes (Berher). 2%. Mai-juin.
Trib. 7. SENEBIEREZÆ Godr. et Gren. FI. de France, 1, p. 153. — Silicule non articulée, comprimée par le côté, à cloison beaucoup moins large que le grand diamètre du fruit. Cotylédons pliés en travers.