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canaliculé inférieurement ; feuilles en cœur, V. Riviniana Rchb. FI. exc. p. 706.
Commun partout dans les bois. %. Avril-mai; fleurit de nouveau en septembre.
5. V. canina L. Sp. 1324. (Violette de chien). — Fleurs inodores, portées par des pedoncules munis très près de la fleur de deux petites bractées linéaires, aiguës, à peine ciliées. Sépales très aigus. Pétales entiers ; les deux latéraux un peu barbus ; l’inférieur ordinairement plus court et à éperon large, comprimé latéralement, obtus, simplement plus long que les appendices du calice. Capsule tronquée, apiculée au sommet. Feuilles ovales-oblongues, non acuminées, un peu en cœur à la base, faiblement crénelées, à pétiole nullement ailé ; stipules linéaires, aiguës, un peu frangées-ciliées, beaucoup plus courtes que les pétioles. Tiges couchées à la base, puis dressées, grèles, trigones. Rhizome grèle, rameux, déterminé. — Plante glabre ; à fleurs toutes pourvues de pétales, d’un bleu pâle, mais d’un blanc jaunâtre à l’onglet.
Peu commun ; lieux sablonneux et tourbeux. Nancy, à Montaigu, la Malgrange (Monnier), bois de Tomblaine ; Lunéville, à la forêt de Vitrimont (Suard) ; commun sur le grés à Sarrebourg (de Baudot) et sans deute dans toute la chaîne des Vosges. Metz, à la ferme de la Maxe, Creutzwald et Uberhern (Holandre) ; Bitche (Schults) ; bois de St-Avold (Dr Humbert) ; Rambervillers (Billot); sables de la Moselle à Epinal (Monnier) ; Dinogé (Zeiller). %. Mai-juin.
6. V. stricta Hornem. FI. dan. tab. 812. ( Violette roide). — Est voisin du V. canina, mais s’en distingue par les caractères suivants ; éperon de la fleur plus court, vert ; capsule munie d’angles moins proéminents ; feuilles plus rétrécies supérieurement, à pétiole évidemment ailé au sommet ; stipules foliacées, plus grandes ; celles des feuilles médianes égalant la moitié du pétiole; les stipules supérieures égalant le pétiole tout entier ; tiges dressées dès la base. — Plante robuste, à fleurs grandes, d’un bleu pâle, non odorantes.
Lieux humides des forêts de sapins et de bouleaux sur le grès vosgien à Bitche (Schultz). %. Mai-juin.
7. V. mirabilis ZL. Sp. 1326. (Violette étonnante). — Fleurs odorantes, très suaves, portées par des pédoncules
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munis de 2 petites bractées linéaires, aiguës et non ciliées. Sépales très aigus, plus larges que dans les deux espèces précédentes. Pétales entiers ; les deux latéraux fortement barbus ; l'inférieur à éperon obtus, une fois plus long que les appendices du calice. Capsule acuminée au sommet. Feuilles en cœur-réniformes, un peu acuminées, crénelees ; les inférieures longuement pétiolées ; les supérieures plus petites, presque sessiles ; stipules ovales, acuminées, non frangées, les inférieures longuement soudées au pétiole par leur base. Tiges très courtes lors de l’apparition des premières fleurs, puis se développant, dressées, flexueuses, trigones, munies d’une ligne de poils sur l’un des angles. Rhizome court, épais, brun, écailleux, rameux. — Plante presque glabre ; à feuilles d’abord roulées sur les bords ; à fleurs d’un bleu pâle ; les radicales ordinairement stériles ; les caulinaires fertiles, le plus souvent apétales.
Commun dans les bois du calcaire jurassique. Ne paraît pas exister dans l’arrondissement de Montmédy. %. Avril-mai.
Sect. 3. PLAGIOSTIGMA Nob. — Capsules ovoides-tri gones, glabres portées par des pédoncules dressés ; style épaissi au sommet et se terminant par un disque oblique ; les deux pétales supérieurs seuls dirigés en haut.
8. V. palustris L. Sp. 1324. (Violette des marais.) — Fleurs inodores, portées par des pédoncules munis vers leur milieu de deux petites bractées, dressés, mais arqués au sommet pendant la fructification. Sépales ovales, obtus. Pétales entiers: les latéraux faiblement barbus; l’inférieur veiné, prolongé en éperon obtus, un peu plus long que les appendices du calice. Capsule glabre, ovoide-trigone. Feuilles arrondies-réniformes, superficiellement crénelées, longuement pétiolées ; stipules libres, ovales, acuminées, faiblement denticulés-glanduleuses. Tiges nulles. Rhizome gréle, blanchätre, écailleux, rameux, longuement rampant, — Plante glabre ; à feuilles d’abord enroulées ; à fleurs petites, d’un bleu pâle, veinées de violet.
Commun dans les marais de Ia chaîne des Vosges, sur le grès vosgien, le grès bigarré et le granit. Plus rare dans la
plaine. Dombasle, Rosières-aux-Salines (Suard); Lunéville (Guibal). Metz, aux Etangs (Holandre). %. Mai-juin.
Sect. k. PoconosTyzos Nob. — Capsules ovoides-tri-
gones, glabres, ‘portés par des pédoncules dressés ; style épaissi au sommet en un stigmate grand, urcéolé, muni à sa base de 2 faisceaux de poils ; 4 pétales dirigés en haut.
9. V. tricolor L. Sp. 1326. ( Violette tricolore.) — Fleurs inodores, portées par des pédoncules munis sur la courbure de deux bractéoles un peu ciliées à la base. Sépales très-aigus. Les quatre pétales supérieurs entiers ; les deux latéraux barbus:; l’inférieur large, échancré, prolongé en éperon obtus et simplement plus long que les appendices du calice. Capsule glabre, ovoide-trigone. Feuilles ovales ou avales-oblongues, fortement crénelées, atténuées en pétiole ; les inférieures souvent en cœur à la base ; stipules trèsgrandes, un peu adhérentes au pétiole, oblongues, pinnatifides à lobe terminal ovale, très-grand, crénelé, analogue aux feuilles et pour la forme et pour la grandeur. Tiges dressées ou ascendantes. non filiformes à la base, triangulaires. Pas de rhizome ; racine fibreuse, annuelle. — Plante glabre ou un peu velue ; à fleurs plus ou moins grandes, jaunes ou violettes, toutes fertiles ; à pédoncules fructifères dressés puis arqués au sommet.
« Vulgaris Koch, Syn. 87. Corolle plus grande que le calice, bigarrée de violet et de jaune ou tout à fait jaune.
6 Arvensis Koch, L. c. Corolle à peine aussi longue que le calice, d’un jaune blanchâtre, quelquefois tachetée de violet.
y Minima Gaud. Helv. 2, p. 210. Corolle jaunâtre, plus Pa que le calice; plante naine (5 cent.), brièvement velue.
Commun dans les moissons, ©. Mai-octobre.
10. V. lutea Sm. Brit. 1, p. 248; V. calcarata Wilm. Phyt. 1069, non L.; V. elegans Kirschl. Mém. de la soc. de Strasb. ( Violette jaune.) Se distingue du V. tricolor par ce qui suit: fleurs ordinairement plus grandes, à éperon ex grèle, dépassant un peu les appendices du calice ;
ractéoles placées bien au-dessous de la courbure du pédoncule ; stipules ovales dans leur pourtour, palmatifides à segments {ous linéaires, non crénelés ; les extérieurs moins longs et plus étroits que ceux du milieu. Tiges filiformes et rampantes à la base, puis dressées, épaissies, plus molles, ordinairement simples. Rhizome vivace. — Plante élégante,
lus grêle que la précédente ; à tiges plus ou moins élevées ; à fleurs jaunes, violettes ou panachées, plus rarement blanches.