SN
nes, embrassantes, écartées. Souche grèle, longuement rampante, rameuse, émettant souvent des rejets courts et feuillés. — Fleurs assez grandes, blanches, odorantes, très-ouvertes.
Commun dans les bois du calcaire jurassique de la Meurthe, de la Moselle, de la Meuse et des Vosges. Plus rare sur lelias, à Pont-à-Mousson (Léré); sur le granit et la grauwacke, au Ballon de Saint-Maurice (Parisot) et au Ballon de Soultz (Fidelit), entre Remiremont et le Val-d’Ajol (Lecomte), sur les grès à Saint-Dié, forêts d'Ormont (Lecomte); Rambervillers (Billot). %. Juin-juillet.
2. P. minor Z. Sp. 567. (Pyrole fluette.) — Se distingue du P. rotundifolia par les caractères suivants : fleurs de moitié plus petites, en grappe plus serrée ; lanières du calice larges, trianqulaires, acuminées ; pétales égaux, concaves, ‘approchés ; style droit, très-court, ne dépassant pas la corolle ; stigmate à 5 divisions étalées en étoile, deux fois plus large que le style et non entouré par un anneau; capsule réfléchie ; feuilles d'un vert plus pâle, d'une consistance plus molle, moins luisantes, et ordinairement plus évidemment crénelées ; plante moins élevée. — Fleurs blanches ou rougeñtres, presque campanulées.
Bois; commun sur les grès et les roches feldspathiques dans toute la chaîne des Vosges. Rare sur le calcaire jurassique : Nancy, à Chavigny ; Pont-à-Mousson, bois de Puvenelle et de Villers-sous-Prény (Léré); bois de Florang sur alluvion siliceux (Barbiche); Argonne (Doisy) ; Brenx sur sables de lias (Pierrot). %. Juin-juillet.
3. P.secunda L. Sp. 568. (Pyrole unilatérale.) — Fleurs penchées, brièvement pédonculées, en grappe terminale, serrée, unilatérale. Calice à lanières larges, triangulaires, finement dentelées, beaucoup plus courtes que la 'corolle. Pétales égaux, concaves, rapprochés. Style droit, plus long que la corolle ; stigmate patelliforme, muni de 5 tubercules peu saillants, deux fois plus large que le style, et non entouré par un anneau. Capsule réfléchie, à sutures tomenteuses. Feuilles alternes, pétiolées, étalées, d’un vert gai, un peu luisantes, ovales-lancéolées, finement dentées en scie ; pétiole plus court que le limbe. Tige ascendante, feuillée dans sa moitié inférieure, munie d’une ou de plusieurs écailles dans sa moitié supérieure. Souche grèle, longuement rampante, émettant souvent des rejets courts et feuillés. — Fleurs petites, blanches, presque campanulées.
ES
Rare. Vosges, dans la vallée de la Vologne au-dessous de Gérardmer (Mougeot!); Retournemer (Cuny); Saint-Dié, montagne d’'Ormont ; Rambervillers {abbé Boulay); Massif du Champ du feu (Nestler) ; Vallées de Munster et de Guebviller (Kirschleger); Cornimont (Pierrat). %. Juin-juillet.
k. P. uniflora Z. Sp. 568. (Pyrole uniflore.) — Fleur penchée, solitaire au sommet de la tige. Calice à lanières ovales, obtuses, blanchätres, finement frangées, beaucoup plus courtes que la corolle. Pétales plans, ovales-arrondis, très-étalés. Style d’un vert pâle, droit; stigmate à 5 lobes dressés, plus large que le style et non entouré par un anneau. Capsule dressée, non tomenteuse sur les sutures. Feuilles opposées ou verticillées, pétiolées, molles, d’un vert pâle, dentées en scie, arrondies, décurrentes sur le pétiole, presque spatulées; pétiole égalant le limbe. Tige ascendante, feuillée à sa base, nue ou pourvue d’une écaille dans sa partie supérieure. Souche grèle, longuement rampante. — Fleur blanche, beaucoup plus grande que dans les espèces précédentes.
Très-rare. Vosges, dans la vallée de la Vologne (Mougeot!). 2%. Juin-juillet.
Nora. Le P. umbellata L., indiqué par Oberlin au Ban-dela-Roche, n'a pas été retrouvé ; il se rencontre en Alsace dans Ja forêt de Haguenau.