‹ Flore de LorraineChapitre 94 sur 508 · AN · texte numérisé non relu

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Commun dans les bois du calcaire jurassique de la Meurthe, de la Meuse, de la Moselle et des Vosges. Sur le muschelka!k aux environs de Bitchse (Schultz). %. Mai-juillet.

5. P. austriaca Crantz, Austr. fase. 5, p. 139, tab. (Polygala d'Autriche.) — Fleurs petites, en Ru er nales étroites ; bractées lancéolées, très-caduques ; les latérales plus courtes que le pédoneule, la moyenne l’égalant et jamais proéminente au-dessus de la grappe. ? Ailes oblongues ou obovées, ordinairement plus étroites et souvent plus courtes que la capsule mure, marquées de trois nervures qui ne s’anastomosent pas au sommet, veinées, mails non réticulées sur les bords. Feuilles inférieures étaléesrapprochées le plus souvent en rosette, larges et obovées ; celle des rameaux oblongues, en coin à la base, beaucoup plus petites que les inférieures. Ordinairement une tige très-courte, subligneuse, produisant 1-10 rameaux herbacés et dressés. Rays distingue en outre de l’espèce précédente par sa saveur amère ; par ses fleurs et ses capsules beaucoup plus petites et par ses feuilles raméales plus grandes.

4 Genuina. Fleurs petites ; capsules arrondies à leur base.

6 Uliginosa F1. Lorr., éd. 1, t. 1. p. 96. Fleurs petites ; capsule en coin à la base. P. uliginosa Rchb. Icon. f. 10, A1.

Assez rare. La var. « sur les collines sèches du calcaire jurassique près de Nancy, au vallon de Maxéville, au Montet, à Maron, etc., à Blénod-lès-Toul, Foug; Pont- à-Mousson (Léré). Verdun, aux bois Saint- Michel, de la Renarderie, de Moulainville; Bar-le-Duc (Humbert) ; Saint-Mihiel (Larzillière) ; ; Pagny-sur-Meuse, Neufchâteau, Liffol-le-Grand ; Montmédy (Cardot). Sur le Muschelkalk près de Sarreguemines et de Bitche (Schultz). La var. 6 abondante dans les prés marécageux et tourbeux entre Bitche et Rorbach (Schultz) ; se trouve aussi dans les marais de Saint-Aignan près de Saint-Mihiel (Léré)., %. Mai-juin.

6. P. depressa Wenderoth ex Koch, Deutschl. Fl: 5, p. 73; P. vulgaris à cœspitosa Soyer-Willemet. Obs., p. 29 ! (Pol ygalu déprimé.) — Fleurs en petites grappes liches, d'abord terminales, puis paraissant latérales par suite du dév eloppement d'un rameau latéral; bractées trèspetites, ovales, acuminées, plus courtes que le pédoncule, Jamais proéminentes au-dessus de la grappe. Ailes oblongueselliptiques, ordinairement plus étroites et plus longues que

PU j QE les capsules muüres, marquées de trois nervures réunies au sommet par deux veines en arcade, veinées-réticulées sur les bords. Capsule brusquement atténuée à la base. Feuilles inférieures opposées, obovées atténuées à la base ; celles des rameaux fleuris alternes, d'autant plus longues qu’elles sont plus supérieures ; celles-ci lancéolées, atténuées à la base, toujours plus grandes que les inférieures ; feuilles des rameaux stériles opposées. Tiges allongées, filiformes, couchées et subligneuses, produisant chacune un ou plusieurs rameaux herbacés, couchés, stériles ou fleuris. — Plante à fleurs d'un blanc-bleuûtre, saveur de la plante herbacée.

Commun sur le grès et le granit, dans les prairies tourbeuses des vallées des Vosges, depuis Bitche jusqu’au Ballon de Saint-Maurice et Remiremont. Plus rare dans la plaine; Rosières-aux-Salines ((Sward) ; Lunéville au bois Sainte-Anne (Guibal). %. Mai-juin.

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