‹ Flore des Basses-PyrénéesChapitre 100 sur 1213 · Circée des Alpes. Dicr. BOT., n · texte numérisé non relu

Circée des Alpes. Dicr. BOT., n

Circœa alpina, Lin. sp., 12.

Tige très rameuse et basse. Feuilles cordiformes, dentées et pâles.

Tige droite, feuillée, glabre, très rameuse, longue de trois à cinq ou six pouces. Feuilles opposées, pétiolées, cordiformes, dentées et d’un vert pâle. Fleurs blanches disposées en grappe terminale. Folioles calicinales ovales, aiguës et réfléchies. Pétales bifides. Etamines un peu plus longues que le pistil. Capsule inférieure et globuleuse.

Cette plante croit dans les Pyrénées. On la trouve assez fréquemment dans les vallées d’Aspe et d'Ossau. Elle fleurit au commencement de l'été.

FLOUVE (1). Calice bivalve, uniflore. Corolle bivalve. Valves florales garnies d'aristes. Une semence.

Flouve odorante. FL. FR., 1158.

Anthoxanthum odoratum. Lin. sP., 40.

Épi oblong, ovale. Fleurs subpédonculées, plus longues que l’une des aristes. Annuelle.

Racine fibreuse et légèrement odorante. Tiges droites, simples, articulées, longues de huit ou dix pouces, s’élevant quelquefois jusqu’au delà de deux pieds. Feuilles vaginales, alternes,

1. — Fulvus, roux, ou flavus, jaune. Ay0os, fleur ; EayÜos, jaune.

BE TN RÉ US: die 7 0) sr CET Gad. A MS LE à * # " de UT , d ” L a "4% ‘ FLORE DES BASSES-PYRÉNÉES ÿ

linéaires-lancéolées, tantôt glabres, tantôt velues, ayant la gaîne striée et une languette sea L rieuse à l'entrée de la gaine. L

Fleurs glumacées, disposées en épi ovale, bblong. composé de pédicelles rameux, extrêmement courts, les fleurs étant presque sessiles. Calice uniflore, composé de deux valves inégales, vertes au milieu, blanchâtres et scarieuses sur les bords, terminées par un petit filet. Corolle composée dé deux valves inégales, velues et aristées, l’une portant à la base son ariste plus longue que la fleur, l’autre portant sur son dos la sienne tout à fait cachée dans l'intérieur. Deux éta-

mines saillantes. Anthères fourchues aux deux extrémités. Deux styles saillants. Stigmates plumeux.

Cette plante croît très abondamment dans les prés. Elle ale port et les propriétés des graminées. Elle est très agréable et très salutaire aux bestiaux. Les foins dans lesquels la flouve odorante domine sont de première qualité. Elle fleurit vers le milieu du printemps et au commencement de l'été. e

NT À TRIANDRIE — MONOGYNIE

ELASSE, II

TRIANDRIE

Tableau des genres (”/.

MONOGYNIE

A). Fleurs supérieures.

VALÉRIANE, valeriana. Corolle quinquefide avec une bosse ou un éperon à la base. Une semence.

MACHE. Valerianella. Genre formé aux dépens de celui de la valériane, dont

il se distingue par le fruit, qui n'est point couronné par une aigrette.

SAFRAN, crocus. Corolle infundibuliforme, dont le limbe est découpé en six divisions pétaliformes. Trois stigmates multifides et colorés.

IRIS, iris. Corolle divisée en six parties, alternement droites et réfléchies. Trois stigmates pétaliformes.

1. — La triandrie forme un groupe assez naturel : elle comprend les deux grandes familles des cypéracées et des graminées, qui sont très voisines. Le safran, l’iris et le glaïeul s’en éloignent sensiblement, mais ce sont aussi des monocotylédones, et tous les trois appartiennent à une seule famille, celle des iriacées. La valériane et la mâche, ainsi que la montie, n’ont avec ce groupe d’autre connexité que le nombre des étamines.

On remarquera que les subdivisions de la triandrie sont très bien conçues : elles ont ce double effet de grouper sous la même rubrique les plantes qui offrent le plus d’analogie et de rendre la détermination aussi facile que possible.

La monogynie est divisée en fleurs supérieures, qui comprennent la valériane et la mâche d’une part, le safran, l'iris et le glaïeul d’autre part, et en fleurs glumacées qui sont toutes des cypéracées.

La digynie est uniquement composée de graminées, qui se distinguent les unes des autres, au premier abord, par l’inflorescence : les unes ont les fleurs disposées en épi serré ; ce sont le seigle, le froment, l'orge, l’ivraie et le cynosure. Les autres ont les fleurs en panicule et sont divisées en trois groupes suivant que les bâles sont uniflores, biflores ou multiflores.

* Quant à la trigynie, elle ne comprend que la montie.

GLAÏEUL, gladiolus. Corolle monopétale, dont le tube est cylindrique et courbé ; le limbe divisé en six parties.

B). Fleurs glumacées, c'est-à-dire formées par des écailles ou par des paillettes.

NARD, nardus. Corolle bivalve. Calice nul. Semence couverte.

LINAIGRETTE, eriophorum. Corolle nulle. Calice composé de paillettes imbriquées. Semences garnies de laine.

SCIRPE, scirpus. Corolle nulle. Calice composé de paillettes imbriquées.

Semence nue ou velue et triangulaire.

SOUCHET, cyperus. Corolle nulle. Calice composé de paillettes distiques. Semences nues.

CHOIN, schœnus. Corolle nulle. Calice composé de paillettes fasciculées et conniventes. Semences à peu près rondes.

* Jonc congloméré, jonc épars, jonc uligineux.

Ces trois plantes, n'ayant que trois étamines, devraient naturellement être placées dans cet endroit ; mais comme il est impossible de les spots du genre du jonc, on les trouvera dans l'hexandrie-monogynie.

DIGYNIE

A). Fleurs glumacées. Bâles uniflores, vagues. PANIC, panicum. Calice trivalve, biflore, ou plus exactement bivalve ; l’une des fleurs hermaphrodite et l’autre mâle ou neutre. VULPIN, alopecurus. Calice bivalve, corolle univalve, simple au sommet. FLÉAU, phleum. Calice bivalve, tronqué. Valves mucronées.

PHALARIS, phalaris. Calice bivalve, comprimé. Valves naviculaires, égales, renfermant la corolle.

MILLET, milium. Calice bivalve. Valves ventrues, à peu près égales, plus longues que la corolle.

CALAMAGROSTIS, calamagrostis. Calice bivalve. Valves aiguës, un peu plus courtes que la corolle. (Ce caractère est très fautif : j'ai vu presque toujours la corolle plus courte que le calice.)

AGROSTIS, agrostis. Calice bivalve, uniflore. Corolle un peu plus petite. Pétale extérieur glabre. Stigmates longitudinalement velus.

DACTYLE, dactylis. Calice bivalve. Valves carénées, plus larges d'un côté : que de l’autre. Calice multiflore dans la dactyle pelotonnée.

= 127 — TRIANDRIE — TRIGYNIE

B). Fleurs glumacées, biflores, vagues.

CANCHE, aira. Calice bivalve, biflore, sans corpuscule intermédiaire. Fleurs hermaphrodites. Si l’une des deux fleurs est mâle, la plante est une espèce de houque, qu'il faut chercher dans la polygamie,

MÉLIQUE, melica. Calice bivalve, portant deux fleurs hermaphrodites avec le rudiment d’une troisième avortée et pédonculée au milieu.

C). Fleurs glumacées, multiflores, vagues.

BRIE, briza. Calice bivalve. Valves florales cordiformes, ventrues, obtuses.

PATURIN, poa. Calice bivalve. Épillets ovales. Valves aiguës, à bords scarieux.

FÉTUQUE, festuca. Calice bivalve. Épillets oblongs. Valves mucronées.

BROME, bromus. Calice bivalve. Épillets oblongs. Valves florales extérieures portant une ariste au dessous du sommet.

AVOINE, avena. Calice bivalve. Corolle oblongue. Valves portant sur leur dos une ariste géniculée.

ROSEAU, arnudo. Calice bivalve. Corolle dépouvue d’aristes, garnie de laine à la base.

D). Fleurs disposées en épi serré. Réceptacle subulé. SEIGLE, secale. Calice biflore, bivalve, solitaire sur chaque dent du réceptacle.

FROMENT, triticum. Calice multiflore, bivalve, solitaire sur chaque dent du réceptacle.

ORGE, hordeum. Calice latéral, uniflore, bivalve. Il y en a trois sur chaque dent du réceptacle.

IVRAIE, lolium, Calice univalve, multiflore. Valve opposée à l’axe de l’épi. On trouve souvent une seconde valve entre l'épillet et la rape, ce’ qui prouve que le calice est naturellement bivalve, mais que la valve intérieure est presque toujours avortée.

CYNOSURE, cynosurus. Calice bivalve et multiflore. Valves linéaires acuminées, égales. Fleurs munies de bractées pennatifides.

SESLERIE, sesleria.

KŒLERIE, kæleria.

TRIGYNIE

MONTIE, montia. Corolle monopétale. Calice diphylle.

VALÉRIANE (1), Calice nul (2). Corolle monopétale, supérieure, avec une bosse à la base. Une semence.

Page 1