Chêne liège. DicT. BOT., n
Quercus suber. Lin. sP., 1413.
Chêne à feuilles ovales-oblongues, sans division, serrées, cotonneuses en dessous, à écorce crevassée et fongueuse. Ligneuse.
Arbre médiocre, toujours vert, dont l'écorce épaisse, fongueuse et crevassée se détache et se renouvelle tous les sept ou huit ans. Feuilles alternes, pétiolées, ovales-oblongues, dentées en scie, dont les dents sont peu profondes et écartées, glabres et d’un vert pâle en dessus, blanches et cotonneuses en dessous, coriaces et persistantes. Fleurs disposées à peu près comme dans les précédentes espèces. Glands oblongs et presque cylindriques, agrégés en grappes axillaires et subpédonculés. Cupule campaniforme, conique, écailleuse et tuberculeuse en dehors, garnie intérieurement d’un duvet soyeux et velouté au dessus de l’adhérence du gland.
Cet arbre croît dans les environs de Bayonne. Les glands sont mûrs et tombent vers la fin de l'automne. Son écorce est connue dans le commerce sous le nom de liège. On la détache de l'arbre, on la coupe par bandes après l'avoir aplatie, on en fait des bouchons de bouteilles, des talons et des semelles intérieures de souliers, des bouées pour les vaisseaux, des chapelets pour soutenir les filets des pêcheurs à la surface de l’eau. On a découvert depuis peu dans la substance du liège un acide particulier auquel on a donné le nom d'acide subérique.
NOYER (1). Fleurs mâles : calice monophylle en forme d'écaille ; corolle partagée en six divisions ; dix-huit filaments. Fleurs femelles : calice quadrifide supérieur ; corolle partagée en quatre divisions ; deux styles ; drupe à noix sillonnée.
Noyer commun. FL. FR., 190.
Juglans regia. LIN. sP., 1415.
1. — Arbre qui porte des noix. La véritable noix est le fruit dont le péricarpe est osseux : la noisette, par exemple. Le fruit du noyer n’est donc pas une noix, c’est une drupe. Il arrive parfois qu'un mot dévie de son sens primitif et ne s'applique plus à l’objet pour lequel il a été créé. C’est ainsi que, lorsqu'on commence à apprendre la chimie, on est un peu étonné d'entendre dire que le sel n’est pas un sel, puisque c’est une combinaison de deux corps simples, le chlore et le sodium, tandis que le sucre est un sel, puisqu'il est composé de carbone et d'acide hydrique.
Juglans, Jovis glans, gland de Jupiter. La noix a dû paraître délicieuse à ceux qui mangeaient ordinairement des glands.
Noyer dont les folioles sont ovoides, glabres, subserrées et subégales. Ligneuse. 8 a. Nux juglans, fructu maximo. BAUH. PINAX., 417. b. Nux juglans, fructu tenero et fragili putamine. Ibid. c. Nux juglans bifera. Ibid.
d. Nux juglans fructu serotino. Ibid.
Arbre originaire de Perse, cultivé avec peu de succès dans la plupart des cantons du département, où il est rare de le voir réussir comme dans les départements voisins. Il n'en reste pas un seul de tous ceux qu'un de nos intendants avait fait planter sur les bords des grandes routes. On ne voit quelques beaux arbres de cette espèce que dans les enclos et dans quelques lieux éloignés des chênes, qui sont nos arbres les plus communs, ce qui parait conforme à l'observation de Pline : il dit que le chêne et le noyer sont ennemis et que l’un ne réussit point auprès de l’autre.
Le bois de noyer est un des meilleurs et des plus recherchés pour les ouvrages de menuiserie. Sa dureté et le poli dont il est susceptible le rendent propre à la gravure sur bois. On en fait les vis et les écrous des pressoirs, des sabots, des quilles et une infinité d'ouvrages de tour et de boiserie.
On retire des noix, par expression, une grande quantité d'huile bonne pour la lampe ; elle est aussi employée pour la peinture et ne se fige à aucun degré de froid.
Le brôu de noix contient un principe colorant, en partie savonneux et en partie résineux, donnant une couleur fauve de bon teint, servant à former un très bon fond pour y appliquer des couleurs plus brillantes. Les menuisiers s’en servent tous les jours pour donner la couleur fauve aux ouvrages
de boiserie.
COUDRIER ou NOISETIER (1). Fleurs mâles : calice monophylle, trifide, en forme d’écaille, uniflore ; corolle nulle ; huit étamines. Fleurs femelles : calice diphylle, déchiré ; corolle nulle ; deux styles ;
noix ovale.
Coudrier noiïsetier. FL. FR., 186.
Corylus avellana. LIN. sP., 1417.
Stipules lancéolées. Rameaux pileux. Ligneuse. a. Corylus sativa, fructu albo majore, seu vulgaris. BAUH. PIN., 418. b. Corylus sativa, fructu rotundo maximo. Ibid. c. Corylus sativa, fructu oblungo rubente. Ibid. d.Corylus nucibus in racemum congestis. Ibid.
1. — De noisette, petite noix. Aveline, de Avella, près de Naples. Coudrier, de “dpvs, casque ; la noix est comme coiffée par la cupule quand on la voit renversée. La noisette a d’ailleurs été appelée noix coiffée.
— 709 — MONŒCIE — MONADELPHIE
CHARME (1). Fleurs mâles : calice monophylle ; écaille ciliée ; corolle nulle; vingt étamines. Fleurs femelles : calice monophylle ; écaille ciliée ; corolle nulle ; deux germes ; deux styles sur chaque germe ; noix ovale.
Charme commun. DICT. BOT., n° 1.
Carpinus betulus. Lin. sP., 1416.
Charme dont les cornes ont les écailles planes. Ligneuse.
PLATANE (2). Fleurs mâles : calice ; chaton globuleux ; corolle à peine visible ; anthères attachées autour du filament.. Fleurs femelles : calice ; chaton globuleux ; corolle polypétale ; styles à stigmate recourbé ; semences arrondies, mucronées par le style, pappeuses à la base.
Platane occidental.
Platanus occidentalis. LIN. sP., 1418.
Platane à feuilles lobées. Ligneuse.
Arbre originaire de l'Amérique septentrionale.
PIN (3). Fleurs mâles : calice quadriphylle ; corolle nulle ; étamines nombreuses ; anthères nues. Fleurs femelles : calices en cône ; écailles biflores ; corolle nulle ; un pistil ; noix enveloppée dans une aile mermbraneuse.
Plusieurs feuilles sortant de la même base vaginale.
LESPINS