rhatüs, large. Arbre à larges feuilles
3. — Le pin est le type des conifères et de quelques genres qui s’en rapprochent par l'extrême réduction du limbe foliaire ainsi que par l’inflorescence en cône. Le cyprès, le thuya, l’if, le genévrier et le myrica sont, comme le pin, des arbres qui habitent surtout les hautes montagnes ou les bords éventés de la mer. La réduction du limbe et la disposition imbriquée des fleurs femelles sont des moyens de défense contre la rigueur du climat. Chez l’aune et le bouleau le limbe s'étale, mais l’inflorescence en cône persiste : la feuille est déjà assez forte pour résister, alors que la graine a encore besoin d’une protection spéciale.
ques, imperceptiblement serrulées, d'un vert glauque ou blanchâtre, ouvertes avec roideur, ayant depuis onze jusqu’à dix-huit lignes de longueur ; leurs bases enveloppées deux à deux par des gaînes membraneuses éparses sur les rameaux. Fleurs mâles disposées en grappes ovales composées de chatons rapprochés et entremêlés d’écailles rougeâtres et caduques dont les bords sont filamenteux. Anthères jaunes, sessiles, insérées en grand nombre autour d’un filet commun, chaque filet ayant pour calice quatre petites écailles entr'ouvertes, sans corolle, chaque anthère terminée par une lame membraneuse, obtuse, sans aucune écaille particulière à la base de chaque anthère. Fleurs femelles séparées des fleurs mâles, disposées en chatons ovoides placés, au nombre de deux, quelquefois trois et rarement un seul, au dessous des gros boutons à bois qui terminent les rameaux. Ecailles rougeâtres, imbriquées, carénées en dessus. Deux germes tuberculeux à la base de chaque écaille. Cônes ovales, souvent géminés, quelquefois solitaires, réfléchis en dessous, de longueur égale à celle des feuilles voisines. Ecailles du cône ligneuses, oblongues, élargies vers le sommet obtus avec un petit rebord transversal au dessous, armé d’une petite pointe au milieu, qui s’en détache dans la vieillesse. Deux petites noix ovales, anguleuses à la base de chaque écaille ; chaque noix garnie d’une aile membraneuse.
Le pin sauvage croît dans la région moyenne des Pyrénées. On le trouve sur les hautes montagnes des environs de Gabas. Il fleurit vers la fin du printemps. Les cônes s'ouvrent et les semences tombent vers la fin de l'automne. Les arbres qui fournissent les belles mâtures du nord qu'on fait venir de Riga sont des pins sauvages, et non des sapins comme on le croyait autrefois. Les pins de nos montagnes ne s’éleévent pas autant que les sapins, mais ils ne leur cèdent pas en beauté. Leur bois est plus dur et plus solide ; mais nous n'avons que des arbres épars, en trop petit nombre pour être cités comme une ressource pour la marine.