TS ISA OUR US
. Potiron vert.
. Petit potiron vert.
. Courge mélopépon.
Cucurbita melopepo. LIN. sP., 1435.
Feuilles lobées. Tige droite. Pommes aplaties, noueuses. Annuelle.
. Courge melonnée.
. Pepon polymorphe.
. Orangin. Fruit rond, petit, à peau fine.
. Cougourdette. Fruit pyriforme, à coque dure. . Barbarine. Fruit bosselé, à coque dure.
. Giraumon. Fruit oblong, à peau tendre.
. Pastisson. Fruit aplati, orbiculaire.
. Courge laciniée. DIcT. BOT., n° 4.
Cucurbita citrullus. LIN. SP., 1435.
Feuilles multipartites. Corolles presqu'en roue. Semences colorées. Annuelle.
Vulgairement la pastaque ou le melon d'eau.
. Pastaque à chair rougeûtre.
. Pastaque à chair blanchâtre.
. Pastaque à chair ferme.
À Ds fe. TE
BRYONE (1). Fleurs mâles : calice quinquédenté ; corolle quinquépartite ; trois filaments. Fleurs femelles : calice quinquédenté ; style trifide ; baie subglobuleuse, polysperme.
Bryone dioïque.
Bryonia dioïca. Willd. Sp. pL., IV, 621.
Feuilles cordiformes, palmées, quinquélobées, dentées, rudes. Fleurs en grappes.
Racine très grosse, charnue et succulente, d'un blanc jaunâtre, d'un goût âcre, amer et désagréable. Tiges grimpantes, herbacées, anguleuses, hirsutes, s'élevant à la hauteur des haies, des arbrisseaux et des murs qui leur servent de soutien. Feuilles alternes, pétiolées, palmées ou subquinquélobées, plus ou moins dentées, garnies en dessus et en dessous de poils durs implantés sur autant de petits tubercules calleux qui les rendent dures au toucher, accompagnées d’une vrille simple roulée en spirale, insérée sur la tige à côté du pétiole. Fleurs dioïques, d'un blanc sale avec des lignes verdâtres. Calice découpé en cinq petites dents plus courtes que la corolle quinquépartite, verdâtre et veinée en dessous, pubescente et adnée au corps du calice. Fleurs mâles disposées en grappes pédonculées et axillaires. Trois étamines très courtes. Cinq anthères réunies par leur base ; deux filaments en portant deux, un seul n’en portant qu’une. Fleurs femelles supérieures, disposées en ombelles, portées sur des pédoncules plus courts que dans les fleurs mâles, sessiles vers les extrémités de la tige et des rameaux. Un petit pivot séparant le germe de la base du calice. Style trifide, chaque division portant un stigmate bifide. Baie globuleuse, de la grosseur d’un gros pois, d’un rouge vif dans la maturité, contenant de trois à cinq semences.
Cette plante croît dans les haies et autres lieux couverts. Elle fleurit depuis la fin du printemps jusqu’au milieu de l'été. Sa racine fraîche est àâcre, purgative, incisive et emménagogue. Elle pourrait être d’un grand secours dans l'hydropisie, dans l'asthme humide et en général dans toutes les maladies qui dépendent de la concrétion de la lymphe. Mais son excessive âcreté ne permet pas de l'employer sans de très grandes précautions. Elle dissout puissamment la matière des engorgements et les évacue par les selles avec beaucoup de violence. Il suffit de la râper et d'en appliquer la pulpe sur l'estomac pour être purgé comme si on l'avait prise intérieurement. Elle agit à la manière des vésicatoires et j'ai réussi quelquefois à dissiper des engorgements et des tumeurs lymphatiques et rhumatismales chroniques, ainsi qu'à arrêter le progrès d’un goître, par l'application réitérée de la pulpe fraîche de racine de bryone. La racine sèche a perdu presque toute son âcreté. La fécule de bryone, autrefois employée en médecine, ne conserve point les propriétés de la racine fraiche et ne diffère en rien des autres substances amylacées.