Prêle majeure. FL. FR., 1245, v
Equisetum fluviatile. LIN. sP., 1517.
Tige striée. Frondes à peu près simples. Vivace.
Tiges fertiles différentes des tiges stériles, comme dans la précédente. Tiges stériles droites. striées, fistuleuses, articulées, s’élevant jusqu’à un mètre, ayant les articulations garnies d’une gaîne découpée en longues dents scarieuses et presque sétacées, nées du bord supérieur de chaque pièce inférieure, embrassant la base de l'articulation supérieure. Feuilles en forme de petits rameaux anguleux, longs, articulés, simples ou peu rameux, verticillés au nombre de vingt à quarante dans chaque articulation, dont les bases sont enchâssées dans une rangée circulaire de petits calices membraneux, d’un roux noirâtre, attachés en forme d’anneau à la base de chaque gaîne. Tiges fleuries droites, nues, tendres, articulées avec des gaînes découpées en longues dents noirâtres et presque sétacées, longues d'environ trois décimètres. Fructifications disposées en épi terminal, ventru, terminé en pointe par les deux bouts, ayant de trois à quatre travers de doigt de longueur. Peltes verticillés, comme dans la précédente espèce, portant huit cellules pollinifères sur leur surface inférieure.
1. — La nomenclature des fougères a subi beaucoup de modifications. Les prêles forment maintenant une famille à part, et les lycopodes une autre. La limite est indécise entre l’osmonde et le blechne. Il y a eu de nombreux échanges entre les polypodes, les doradilles et les polystichs. Il ne faut donc pas s'étonner quand on trouve une description qui n’est pas d'accord avec le nom sous lequel elle figure : la description est exacte, mais le nom a changé.
Prêle, de l'italien asparello, rude. Plante siliceuse.
Equisetum, soie de cheval. Forme de la ramification. La fructification de la prêle a une frappante analogie avec la pomme de pin ; les rameaux qui forment les verticilles ressemblent aux feuilles du pin. Il est toujours curieux de constater ces similitudes partielles dans des plantes qui par ailleurs diffèrent profondément.
Cette plante croît abondamment sur les bords des rivières et des étangs. Les tiges fertiles se montrent au commencement du printemps. Les tiges stériles se montrent bientôt après en forme de pyramide. Le peuple les mangeaït autrefois dans cet état à Rome, et on les mange encore en Toscane.