‹ Flore des Basses-PyrénéesChapitre 1076 sur 1213 · Doradille cétérach. FL. FR., 1256, vi · texte numérisé non relu

Doradille cétérach. FL. FR., 1256, vi

Asplenium ceterach. Lin. sp., 1538.

Frondes pennatifides, à découpures alternes, confluentes, obtuses. Vivace.

Frondes pennatifides, longues de trois à cinq ou six pouces, à découpures alternes pour la plupart, confluentes à la base, obtuses au sommet. Fructifications disposées en lignes subparallèles peu visibles et confondues avec une multitude d’écailles ferrugineuses et brillantes qui couvrent toute la surface postérieure de la fronde.

Cette plante croît sur les murs et dans les fentes des rochers. Elle n’est pas commune ; je ne l'ai guère vue que sur les murs de l’église de Barinque. Elle figure dans la liste des remèdes pectoraux adoucissants, des apéritifs et des diurétiques. La guérison d'un chef d’escadre de la marine espagnole, tourmenté par des graviers, lui a donné pendant quelque temps une grande réputation dans le traitement des maladies calculeuses. On prescrit les frondes en infusion théiforme, dont on fait prendre deux ou trois tasses chaque matin, et l'on attribue à ce remède la propriété d'expulser les graviers et de dissiper les embarras des reins et des voies urinaires. L'eau qui sert de véhicule à la plante devrait sans doute avoir l'honneur de ces sortes de cures ; mais les malades n'aiment p4s des remèdes si simples, et les médecins instruits seraient bientôt détrônés par les charlatans s'ils ne savaient pas tromper les malades sans leur nuire. Le cétérach est d'ailleurs une des sept plantes capillaires très fréquemment employées en médecine.

C). Frondes pennées.

Page 1