Hypne taxiphylle
Hypne à feuilles d'if. FL. FR., 1266, 1.
Hypnum taxifolium. Lin. sp., 1587.
Hypne à fronde simple, portant le pédoncule à la base ; pennules oblongues, aiguës. Urnes oblongues. Opercule acuminé.
Frondes simples, droites, pennées, longues d'environ un centimètre, rapprochées en gazons lâches, plus ou moins étendus. Feuilles distiques, planes, oblongues, aiguës, minces et parsemées de points transparents qui sont visibles lorsqu'on les place entre l'œil et le grand jour. Urnes oblongues, droites ou peu obliques, portées sur un pédoncule long d’un à deux centimètres par-
tant de la base de la fronde. Opercule acuminé dont la pointe est un peu recourbée. Coiffe lisse, unilatérale. Péristome simple, à seize petites dents fendues jusqu’au milieu en deux filets sétacés,
rouges et fléchis en dedans.
Cette petite plante croît sur les revers des fossés et sur les parois des fontaines et des puits. Elle fleurit pendant l'hiver.
L) - 2. Hypne bryoïde. FL. FR., 1266, lu.
Hypnum bryoïdes. Lin. sp., 1588.
Hypne à fronde simple portant le pédoncule au sommet ; pinnules oblongues, aiguës. Urnes oblongues. Opercules aigus.
Frondes simples, droites, pennées, ayant ordinairement moins d'un centimètre de longueur, formant des gazons d'un vert jaunâtre. Feuilles lancéolées, disposées sur deux rangs opposés, relevées par une nervure qui se prolonge jusqu’au sommet, Urnes ovoides, droites, portées sur un pédoncule terminal qui forme un angle remarquable avec la fronde, est dépourvu de gaïne à la base et n’a pas un centimètre de longueur. Opercule conique, aigu. Coiffe lisse, unilatérale. Péristome simple, bordé de seize petites dents rougeûtres divisées jusqu'au milieu en deux filets
capillaires.
Cette plante, plus petite encore que la précédente, croit sur la terre, au milieu des autres mousses. Elle fleurit pendant l'hiver.
B). Péristome simple. Surcules ramassés.
3 et 4. Hypne sarmenteux. FL. FR., 1266, xvil. Hypnum viticulosum. LiN. sP., 1592.
Hypne dont les surcules sont rameux et décombents, les feuilles oblongues, aiguës et ouvertes, les urnes oblongues et les oper-
cules coniques.
Tiges primitives, filiformes, rampantes, chargées de surcules cylindriques, rameux, roussâtres dans leur partie inférieure, formant des touffes ou gazons amples, profonds et très touffus. Feuilles oblongues, élargies à la base, allongées en pointe aiguë, munies d'une seule nervure qui s'étend jusqu’à la pointe : celles du périchèse sont semblables aux autres ; carénées, imbriquées et très rapprochées par leurs bases, ouvertes et recourbées au sommet, d’un vert jaunâtre dans l’état humide, roussâtres et froncées pendant la sécheresse, à laquelle elles sont extrêmement sensibles. Urnes cylindriques, droites ou peu courbées, portées sur des pédoncules longs d’un à deux centimètres. Coiffe unilatérale. Opercule conique, très aigu. Péristome double : l’extérieur formé par seize dents membraneuses, blanchâtres, simples, presque sétacées et conniventes en voûte conique autour de la columelle, qui est un peu plus longue : l’intérieur formé par autant de fils blancs, plus courts, alternes avec les dents du péristome extérieur, Quelquesuns de ces cils, difficiles à apercevoir, manquent souvent, soit qu’ils aient avorté, soit qu’ils aient été détruits par l’éruption des graines ou par la chute de l'opercule.
Cette plante croît sur les murs et sur les vieux arbres, couvrant souvent une grande partie de leur surface. Les urnes commencent à s'ouvrir vers le commencement de janvier.