Hypne cupressiforme. FL, FR., 1266, xv
Hypnum cupressiforme. Lin. sP., 1592.
Hypne dont les surcules sont presque pennés, les feuilles tournées du même côté, recourbées et subulées au sommet.
Tiges couchées, souvent rampantes et très rameuses, dont les derniers jets ou surcules sont garnis de rameaux simples, inégaux, aplatis, souvent irréguliers, plus souvent disposés des deux côtés du surcule, qui paraît penné. Les tiges nombreuses et les jets entassés de cette plante forment des gazons amples et touffus, d’un vert triste et jaunâtre. Feuilles ovales-lancéolées, prolongées en pointe subulée, lisses et sans nervure, imbriquées, courbées en faux et dirigées d’un seul côté, donnant aux surcules la forme d'une petite tresse. Urnes oblongues, à peu près cylindriques, un peu inclinées et souvent courbées. Coiffe blanchätre, lisse, unilatérale. Opercule conique, prolongé en pointe subulée, inclinée, dont la longueur n'excède pas celle du cône. Pédoncules latéraux, longs de deux à trois centimètres. Feuilles du périchèse semblables à celles des rameaux. Péristome double : l'extérieur composé de seize dents simples et très aiguës, orangées à la base, d’un jaune blanchätre au sommet ; l’intérieur formé par une membrane plissée à la base, divisée en seize filets sétacés, simples et connivents en voûte conique. Lorsqu'on renverse l’opercule, les dents du péristome extérieur s'ouvrent en étoile, et bientôt après elles se relèvent, leurs pointes se courbent en dedans et rentrent dans la capsule par les intervalles correspondants des filets du péristome intérieur. .
Cette mousse est très commune dans la plupart de nos cantons. Elle croît de préférence sur les murs, au pied des arbres et sur les toits de chaume
qu’elle couvre quelquefois en entier. Les capsules s'ouvrent au commencement de janvier.