Nom propre
BLASIE (1).
Blasie naine. DICT. BOT.
Blasia pusilla.
Cette plante, observée dans le mois de février, offre trois parties distinctes: 1° des feuilles minces, d'un vert pâle, couchées, divergentes, divisées et subdivisées en lobes étroits, allongés, obtus et un peu élargis au sommet, souvent crénelés, incisés ou échancrés ; attachées au sol par des fibrilles roussätres, relevées par une nervure longitudinale assez apparente dans les ramifications peu éloignées du centre de la feuille et disparaissant dans les ramifications éloignées ; 2° des grains globuleux, sessiles, d’abord verts puis noirâtres, occupant le bord ou la surface voisine du bord de la feuille aux environs de la base ; ces parties sont regardées comme des fleurs mâles par Hedwig ; 3° des tubes cylindriques et transparents qui s'élèvent peu à peu de la surface de la feuille vers les extrémités des nervures. On aperçoit dans l'intérieur de ce tube une capsule ovoïde, noirâtre, qui part de la base et qui, se trouvant au sommet du tube un peu renflé, laisse échapper des corpuscules granuleux ; ces corpuscules se répandent sur le bord du tube, alors ouvert, et y demeurent attachés pendant quelque temps. Plusieurs auteurs regardent ces petits grains comme les graines de cette plante.
La blasie naine croît sur les bords des fossés humides. Je l'ai trouvée dans les environs de Morlaàs. Sa petitesse et sa ressemblance avec quelques espèces de jungermanne la dérobent souvent aux recherches des botanistes.
HÉPATIQUE (2). Capsule sessile et campanulée. Gemme peltée et pedonculée. Les parties que Gmelin nomme capsules et que Linné regardait comme femelles dans ce genre sont de petits bassins concaves ou campaniformes, sessiles et épars sur la surface des expansions membraneuses qui constituent les tiges et les feuilles de la plante. Ces bassins contiennent des corpuscules qu’on prend pour des semences. Les parties que Gmelin nomme gemmes sont des espèces de calottes convexes et pédonculées sous lesquelles sont situées de petites bourses remplies d’une poussière fine dont les molécules sont attachées à des poils. Ces bourses, qu'on peut comparer à des ” anthères, s'ouvrent avec élasticité et les filaments qu’elles contiennent ont un mouvement très remarquable au temps de leur épanouissement.