‹ Flore des Basses-PyrénéesChapitre 1154 sur 1213 · rhaë, plaque, tout ce qui est large et plat · texte numérisé non relu

rhaë, plaque, tout ce qui est large et plat

rayonnantes, d'un gris cendré, formant des expansions orbiculaires très adhérentes. Scutelles sessiles, plans, noirâtres, irréguliers et très nombreux, occupant la partie croûteuse et fendillée de la rosette.

Ce lichen est très commun sur les rochers calcaires de la vallée d'Ossau.

La surface des folioles qui bordent les expansions est un peu grenue et comme farineuse.

Psora blanche. Dec. FL. FR., Il, 360.

Lichen candidus. DicT. BOT.

Croûte très blanche, composée d’écailles foliacées, convexes, couvertes d'une poussière blanche très adhérente. Scutelles noirs, entourés d’un léger rebord, saupoudrés dans la jeunesse d'une poussière fine, bleuâtre.

J'ai trouvé cette espèce sur les murs de Louvie, dans la vallée d'Ossau.

Psora couleur de cuir. Dec. FL. FR., Il, 370. Lichen luridus. ACH. LICH.

Lichen squammatus. DiLz. musc.

Croûte composée de folioles arrondies, sinuées, anguleuses, imbriquées, un peu épaisses, d’un P 2 » 2 , P

gris brun approchant de la couleur du cuir en dessus, blanchätres en dessous. Scutelles noirs,

convexes et sans rebord, attachés sur le bord des folioles.

J'ai trouvé cette espèce dans les fentes des rochers calcaires de la vallée d'Ossau.

Lichen ardoisé.

Lichen ardesiacus.

Croûte d’un gris bleuâtre, foliacée sur le bord ; folioles rampantes, rayonnantes, laciniées et lobées, d'un gris cendré blanchâtre. Scutelles roussâtres, à bordure blanchâtre et crénelée.

Cette plante est remarquable par sa couleur d’un bleu d’ardoise, que la sécheresse change en gris cendré blanchätre, par une apparence croûteuse au milieu et des rayons foliacés sur le bord, enfin par sa disposition en rosettes orbiculaires, souvent confluentes de manière à couvrir de grandes surfaces.

Toute la plante est réellement foliacée et profondément découpée en folioles laciniées, étroites, lobées et rayonnantes ; mais ces folioles ont dans l'origine leurs bords relevés, chargés de corpuscules farineux et tellement serrés entre eux au milieu de la rosette qu'on n'aperçoit à la simple vue qu'une croûte médiocrement épaisse, développée vers le bord en folioles profondément divisées et subdivisées, étroitement attachées par leur surface postérieure au moyen d'une infinité de petits filets radicaux dont cette surface est couverte.

Lorsque les folioles qui formaient la croûte peuvent se développer librement, leur surface supérieure parait couverte de petites verrues percées au milieu, qui en s'évasant peu à peu forment des scutelles d’un fauve roussâtre, avec un rebord blanchâtre, froncé ou crénelé, formé par le bord du scutelle roulé en dedans. Le scutelle tout à fait développé forme un disque irrégulier, sans rebord, sessile, blanchâtre en dessous, attaché par le point central, ayant jusqu'à deux et trois lignes de diamètre. Les scutelles, très nombreux, sont agrégés au milieu de Ja rosette.

Cette plante, que je n'ai pu rapporter à aucune des espèces décrites dans le Systema naturæ de Gmelin, dans l'Encyclopédie méthodique ou dans la Flore française de de Candolle, est très commune aux environs de Pau et de

Morlaas. Elle croît sur les troncs des arbres et surtout sur ceux des chênes à grappes. La plante croûteuse serait une espèce de placode ; la plante développée serait une embricaire.

Embricaire plombée. Dec. FL. FR., Il, 301.

Rosettes orbiculaires, régulières, composées de folioles rayonnantes d’un gris cendré en dessus, couvertes en dessous d’un duvet bleuâtre qui se montre quelquefois sur le bord de la rosette, mais non sur les bords des folioles ou de leurs découpures ; les folioles sont si étroitement imbriquées qu’il n’y paraît aucun intervalle et que la rosette paraît formée par une feuille unique ridée sur la surface et crénelée sur le bord. Les fructifications ont une forme particulière. L’absence d’une bordure foliacée, dans tous les âges, éloigne cette espèce de toutes les embricaires. Les fructifications sont très nombreuses, très petites dans la jeunesse, concaves et scutelliformes ; mais la bordure est de la même substance que le scutelle, comme dans la plupart des patellaires. Ces scutelles s’évasent peu à peu ; leur surface devient plane ou convexe. Ils sont épars et comme entassés sur la surface supérieure des feuilles, jusqu’à une petite distance du bord. Leur couleur est d’un roux tantôt pâle, tantôt vif, qui donne à la rosette un aspect sale ou roussâtre.

Cette espèce est moins commune que la précédente. On la trouve sur les troncs des arbres dans l’arrondissement de Pau.

Page 1