‹ Flore des Basses-PyrénéesChapitre 1156 sur 1213 · Oupalds, nombril · texte numérisé non relu

Oupalds, nombril

qui se montrent sur les bords un peu écartés des ramifications rayonnantes formant des rosettes étroitement appliquées sur l'écorce.

Les scutelles placés sur la surface supérieure sont noirs et réguliers avec une bordure blanchâtre et entière ; mais ils ne sont point ciliés dans un individu que j'ai trouvé sur un noyer.

Embricaire brûlée. Dec. FL. FR., Il, 380.

Lichen omphalodes. DicT. BOT.

Folioles étroites, profondément et élégamment découpées, d'un brun noirâtre, étalées en rosette, très adhérentes au moyen d’un duvet court et noir.

Scutelles de la même couleur que les feuilles. Ces cupules se montrent au commencement sous la forme de points granuleux.

J'ai trouvé ce lichen sur les rochers calcaires de la vallée d'Ossau.

Embricaire étoilée. Dec. FL. FR., Il, 386.

Lichen étoilé. DicT. BOT., n° 48.

Lichen stellaris. LIN. sp., 1611.

Lichen dont les folioles sont oblongues, laciniées, étroites, cendrées, et les scutelles d’un gris tirant sur le noir. Expansions foliacées, d’un gris blanchâtre azuré en dessus, grisâtres en dessous, à découpures oblongues, étroites, laciniées, obtuses, tout à fait plaquées en petites rosettes orbiculaires. Scu-

telles sessiles, noirs ou d’un gris bleuâtre, dont le rebord est entier, de la couleur de la plante, nombreux, distincts et réguliers, occupant le milieu des rosettes.

On trouve cette espèce sur les troncs des arbres, et notamment sur les poiriers et les pruniers, dans les jardins et dans les vergers.

Lichen olivätre. Dicr. BOT., n° 50.

Lichen olivaceus. LIN. sP., 1610.

Lichen dont les folioles sont lobées, luisantes, olivâtres et les scutelles crénelés.

Expansions foliacées d'un brun olivâtre, un peu luisantes, multifides, lobées et très étroite-

ment plaquées dans toute leur étendue sur les corps qui les soutiennent. Scutelles concolores, concaves, sessiles, attachés par le point central, garnis vers la bordure de points tuberculeux

qui les font paraître crénelés et qui se font remarquer aussi sur la surface des scutelles ramassés

au centre de la rosette.

Cette espèce se plait sur l'écorce lisse des jeunes arbres ; on la trouve souvent sur les pieux et sur les planches des palissades et des barrières.

Embricaire des parois. Dec. FL.'FR., Il, 301.

Lichen des murs. DICT. BOT., n° 45.

Lichen parietinus. LiN. sp., 1610.

Lichen dont les folioles sont frisées, d'un jaune orangé, et les scu-

telles concolores.

Expansions foliacées minces, profondément découpées en folioles imbriquées, lobées et frisées ;

formant des rosettes orbiculaires d'un jaune orangé dans l'état sec, verdâtres pendant la pluie, solitaires ou confluentes.

Scutelles concolores, sessiles, agrégés en grand nombre au milieu des rosettes, ce qui les fait souvent paraître crustacés.

Cette plante croit sur les murs, sur les toits, sur les troncs et sur les

rameaux des arbres et des arbustes. On en extrait une matière colorante cendrée et, avec le vitriol martial, une couleur d’ochre tirant sur l’incarnat.

Lichen enflé. Dicr. BOT., n° 66.

Lichen physodes. Lin. sp., 1610.

Lichen dont les folioles sont étroites, enflées au sommet, et les scutelles pediculés.

Expansions foliacées d’un blanc cendré ou azuré en dessus, noires et glabres en dessous, multifides, laciniées et divergentes en éventail, attachées par la base, inclinées et libres vers les extrémités à découpures étroites, convexes en dessus, canaliculées en dessous, quelquefois presque tubuleuses, ayant leurs extrémités arrondies et renflées par l’écartement des deux surfaces, dont l'inférieure est d’un brun roussâtre ou relevée et couverte d’une poussière farineuse.

Scutelles pédiculées, concaves, à peu près campaniformes, roussâtres intérieurement, épars sur la surface supérieure des folioles. Les scutelles, formés par une membrane roulée en dedans, sont dans le premier temps petits et en forme de verrue percée au milieu, ensuite concaves avec un bourrelet circulaire ; enfin, lorsque la membrane est tout à fait déroulée, le scutelle a la forme d’une coupe plus grande que celle du lichen pyxidatus, soutenue par un gros pédicule que forme le prolongement de la surface supérieure de la feuille.

On trouve cette espèce sur le tronc et au pied des vieux arbres, en agrégations imbriquées souvent adhérentes par la plus grande partie de leur surface. On n’y voit que rarement des scutelles.

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