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Barpayos, grenouille ; oxépuæ, semence

. — Elus, EAivUoc, ver ; x0p0us, monceau.

3. — On peut imaginer que les eaux de la mer, en se retirant et en laissant des terres à découvert, y ont laissé des algues. Ces végétaux cellulaires, privés du milieu liquide dans lequel ils étaient habitués à trouver leur nourriture, ont dû s’adapter à

FLORE DES BASSES-PYRÉNÉES — 838 — ont pour base une substance ordinairement spongieuse, molle ou coriace, souvent fibreuse, quelquefois cotonneuse et comme feutrée, qui paraît analogue à la partie ligneuse ou médulaire des végétaux parfaits. Un auteur moderne l’a désignée sous le nom de fongine, après l'avoir soumise à des expériences qui la distinguent des substances fournies par le règne végétal.

La plupart des champignons exhalent une odeur particulière, ordinairement agréable, qui distingue cette famille et qui n'offre que peu de variations. Quelques espèces exhalent pendant la vie une odeur cadavéreuse, qui se répand au loin après leur mort.

Le sucre est très abondant dans le tissu des champignons. La saveur l'indique dans un grand nombre d'espèces. Gunther, qui, sur l'invitation de Humboldt, a fait un travail concernant l’agaric champêtre, y a trouvé une quantité considérable de sucre cristallisable, et le sucre est la matière la plus marquante dans le tableau analytique des champignons de M. Braconnot. (Bulletin de Pharmacie, juin 1812.)

Le mucus se manifeste à la vue et la plupart des champignons sont couverts d’un suc visqueux pendant l'humidité. Plusieurs espèces en sont humectées dans tous les temps.

La putréfaction des champignons indique des substances animales dans leurs tissus.

Les champignons croissent avec une étonnante rapidité et se détruisent par la putréfaction. Leurs formes sont très variées, mais ils affectent le plus souvent une figure orbiculaire, plane, convexe ou concave.

Leurs fructifications ont été inconnues jusqu’en 1729, où Micheli, botaniste toscan, découvrit une poussière éparse à l'extérieur ou cachée dans l'intérieur de leurs substances : on s’est accordé à regarder cette poussière comme leurs semences.

On distingue dans les champignons différentes parties, dont les principales sont : le chapeau, la doublure du chapeau, le pédicule, le voile, l'anneau ou collier et la volva.

Le chapeau est le corps ou la partie principale du champignon, approchant plus ou moins de la forme orbiculaire et de la situation horizontale. Sa forme et ses couleurs sont très sujettes à varier dans les mêmes espèces suivant l'âge, le temps et les saisons. Il est ordinairement globuleux, quelquefois ovale, souvent conique en naissant, convexe, hémisphérique ou campanulé dans la jeunesse, orbiculaire, plan, concave, infundibuliforme, ondulé, lobé ou déchiré dans son développement parfait. Chaque espèce affecte une couleur particulière ; mais cette couleur, plus constante en dessous qu’en dessus et

leurs nouvelles conditions d'existence. Une partie de leurs cellules ont continué à remplir la fonction chlorophyllienne ; les autres se sont allongées en mycélium pour aller chercher des aliments dans le substratum humide ; ainsi se sont formés les lichens. Puis quand ils ont trouvé à vivre sur des substances organiques en décomposition, ils n'ont plus eu besoin de chlorophylle, les cellules d'algues ont disparu et l'organisation est devenue entièrement mycélienne : ce sont les champignons.

plus décidée dans la jeunesse de la plante, est singulièrement altérée par l'humidité, par la privation de l'air et de la lumière, par les attaques des vers et des insectes et par les émanations des corps voisins. Sa grandeur, sa texture et sa consistance ne sont pas plus constantes, ce qui rend l'étude des champignons très difficile et sujette à de fréquentes méprises. On nomme ombiliqué un chapeau dont le centre est enfoncé, umboné celui dont le centre est relevé en bosse, ligneux celui dont la texture serrée approche de la dureté du bois, subéreux celui dont la substance, médiocrement épaisse et tenace, approche de la nature du liège, coriace celui dont la substance, mince et flexible, approche de la nature du cuir, charnu celui dont la substance, épaisse, molle et spongieuse, approche de la nature de la chair, membraneux celui dont la substance est mince et peu ou point charnue.

La doublure du chapeau est formée par des parties diversement organisées qui couvrent sa surface inférieure. Ces parties sont semblables à des lames ou a des feuillets disposés en rayons dans un très grand nombre d'espèces ; elles imitent des plis ou des ramifications de veines dans quelques autres, ou bien elles sont semblables à des tubes, à des pointes ou aux piquants des hérissons. Enfin ces différentes parties manquent tout à fait dans un grand nombre de champignons, et c'est d'après ces caractères que les botanistes ont formé les principaux genres de cette nombreuse famille.

Le pédicule est une partie qui fait les fonctions de tige et qui porte le chapeau, comme un bâton de parasol. Il est ordinairement droit, souvent tortueux ou contourné en spirale, solide lorsque sa substance est assez ferme, sans aucun vide dans l'intérieur, plein ou farci lorsque sa substance extérieure, plus ferme, forme un tuyau rempli par une substance plus molle, spongieuse ou cotonneuse, fistuleux lorsqu'il y a dans l’intérieur un canal ou un tuyau vide sans aucune substance médullaire.

Le voile est une membrane tendue sous les lames des agarics, attachée circulairement d’un côté sur le bord du chapeau et de l'autre autour du pédicule. Il n'existe que dans la première jeunesse de certains champignons. Leur développement en cause la rupture ; on en voit souvent quelques restes sur le bord du chapeau ou au milieu du pédicule.

L'anneau est une sorte de coller membraneux qui environne le pédicule vers le milieu de sa longueur ; ce collier n’est autre chose que l’ancien voile, détaché régulièérement du bord du chapeau dans les progrès de l’accroissement.

La volva est une enveloppe membraneuse ou coriace, fixée à la base du pédicule, dans laquelle sont renfermés certains champignons à leur naissance. La volva s'ouvre quelquefois au sommet pour donner passage au chapeau croissant. Elle est quelquefois adhérente à la surface du chapeau et sa partie supérieure y demeure attachée en forme de flocons ou d’écailles. Dans le premier cas, la volva forme par la suite une gaîne à la base du pédicule ; dans le second, ses restes forment sur la même base un rebord annulaire qui indique la section circulaire de la volva sur le bord du chapeau. Il faut bien

se garder de confondre ce rebord avec le véritable anneau formé par la rupture du voile vers le milieu du pédicule.

Les champignons, dont l'organisation paraît si simple, se rapprochent beaucoup des substances animales par leur putrescibilité. Ils ont pour la plupart un accroissement rapide et la dissolution putride rend quelquefois à la nature, le jour même de leur naissance, les principes de leur composition. Une odeur cadavéreuse infecte l’air des forêts au moment de leur destruction et cette circonstance rend cet air, d'ailleurs si bon, très malsain pendant l’automne. Ces plantes singulières sont habitées par de petites larves cylindriques, blanches et transparentes, à tête noire et rétractile, qui se transforment en mouches (musca merulii et plusieurs autres) et qui en dévorent intérieument la subtance. Elles sont très fréquentées par les limaçons, qui les rongent à l'extérieur, et par quelques insectes, qui se nourrissent de leur substance. (Chrysomela boleti, plusieurs staphylins, etc.). Les bestiaux, les chiens et les cochons en mangent quelques espèces et presque tous les genres fournissent à l'homme des aliments agréables et très recherchés, quoique les substances de l’ordre entier des champignons soient généralement regardées comme aphorbes (dépourvues de principes nutritifs), malsaines et vénéneuses. Il est certain qu’on voit souvent des familles entières empoisonnées par des champignons ; mais ces empoisonnements sont-ils toujours l'effet d'un principe délétère uni à la substance des champignons, plus actif dans certaines espèces, dans certains temps et dans certaines saisons ? Ne peut-on pas raisonnablement soupçonner qu’une main criminelle a trempé dans la préparation de ces sortes de mets lorsque les symptômes sont portés au plus haut point de violence et qu’une mort prompte et douloureuse enlève le malade ? Cet empoisonnement enfin ne serait-il le plus souvent qu'une simple indigestion causée par excès et par la grande quantité d'huile ou de graisse qu'on fait entrer dans la préparation des champignons ? Ceux qui admettent un principe délétère dans la substance des champignons $e fondent : 1° sur l'observation des symptômes de l'empoisonnement et sur les exemples de mort, qui sont moins rares dans les livres que dans la pratique de la médecine ; 2° sur ce que certains champignons font mourir les mouches ou les punaises, les chiens et autres grands quadrupèdes.; 3° sur l’âcreté brülante ou sur l'odeur cadavéreuse d'un grand nombre d'espèces. Ceux qui refusent d'admettre un principe vénéneux dans les végétaux en général et dans les champignons en particulier expliquent les accidents qui se manifestent souvent après l'usage des champignons par les effets d'une indigestion, opposent aux exemples de mort l’exémple d'Agrippine qui, connaissant le goût de son mari pour les champignons, lui fit servir un bolet préparé avec des poisons : boletum medicatum (Suétone, in vità Claudii.). Ils font observer qu'on ne peut pas conclure de ce qu’une substance fait mourir les chiens ou les insectes qu'elle doit nécessairement nuire à l’homme ou aux autres animaux. On pourrait ajouter à toutes ces raisons que plusieurs espèces de champignons, qui sont regardées comme des poisons dans quelques endroits, sont un aliment très

commun et très délicat dans quelques autres. Nous citerons l’oronge, que les Parisiens voyaient autrefois manger aux Béarnais avec un sentiment d’horreur. Le bolet changeant est si redouté dans certains cantons du département qu'on lui a donné le nom de cep arraouyous, bolet enragé ; et cette espèce est un mets très ordinaire, preféré au bolet comestible dans quelques autres cantons. Enfin l’âcreté de quelques espèces, l'odeur cadavéreuse de quelques autres ne sont pas des signes certains d'insalubrité. J'ai mangé plusieurs fois, même avec exces, l'hydne sinué, dont la saveur est âcre et brûlante, sans que la plus légère incommodité indiquât une mauvaise digestion. J'ai vu manger des individus énormes de bolet comestible au dernier terme de leur développement, rendant une odeur cadavéreuse et dans un état de putréfaction avancée, sans aucun signe d'indigestion ni de trouble dans les fonctions. Au surplus il s'en faut bien que les champignons soient dépourvus de principes alimentaires, comme on le croit communément. L’analogie des champignons avec les substances animales est encore prouvée par les faits galvaniques. Il résulte des expériences faites par Humboldt que toutes les espèces putrescibles sont dans la chaîne galvanique des conducteurs aussi parfaits que les organes des animaux.

AGARIC (1). Fongosité garnie de lames en dessous. Chapeau pédiculé, charnu.

A). Pédicule garni d'une volva et d’un collier.

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