‹ Flore des Basses-PyrénéesChapitre 1176 sur 1213 · Agaric verruqueux · texte numérisé non relu

Agaric verruqueux

Agaricus solitarius. SYST. NAT., 1397.

Agaric solitaire. Dec. FL. FR., Il, 208.

Chapeau convexe, un peu enfoncé au milieu, parsemé de verrues ou d’écailles blanchâtres. Lames libres.

En patois greps.

a. Agaricus citrinus.

Chapeau naissant enveloppé dans une volva blanche, très adhérente et gercée ; globuleux dans l’origine, convexe dans la jeunesse, plus ou moins enfoncé au milieu dans son développement parfait ; tantôt pâle, tantôt livide, souvent brun ou bai, quelquefois d’un jaune citrin ou aurore pâle, parsemé d’écailles ou de flocons blancs qui sont autant de fragments de l'ancienne volva, rarement lisse, ayant de trois à cinq ou six pouces de diamètre. Lames d’un blanc de neige, courtes, larges, arrondies aux deux extrémités, disposées sur deux rangs de manière qu'entre deux lames entières il y en a ordinairement une intermédiaire plus courte, les plus longues n'ayant point leur base attachée autour du pédicule. Pédicule blanc, devenant rougeâtre, rempli d'une moëlle spongieuse, bulbeux à la base qui retient les restes de la volva en forme de rebord circulaire, portant au dessus du milieu une collerette rabattue en peignoir, striée au dessus de la collerette, ayant jusqu'à einq et six pouces de longueur.

On trouve cette espèce dans les bois et autres lieux couverts. Elle se montre depuis le milieu du printemps jusqu'à la fin de l'automne. Les cultivateurs et les artisans, persuadés que tous les champignons qui croissent au printemps sont bons à manger, mangent l’agaric verruqueux en cette saison et le regardent comme un poison pendant l'automne.

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