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Tiges cylindriques, jaunes, pleines, simples jusqu'au sommet, où elles sont divisées ordinairement en deux rameaux assez courts, dont chacun est subdivisé en deux ou trois autres rameaux très courts ; quelquefois la première division est en trois rameaux et presque toujours les dernières divisions sont obtuses ou échancrées. Plusieurs tiges sont ordinairement agrégées en fascicule long d'environ un pouce et jusqu’à un pouce et demi.
Cette espèce croît sur la terre, dans les escarpements des fossés couverts. Je l'ai trouvée en novembre dans les environs de Morlaàs.
Clavaire corne de daim.
Clavaria damæcornis. SYST. NAT., 1444.
Tige blanche. tronquée et subrameuse vers l'extrémité, ayant ses rameaux extérieurs comprimés et palmés.
Tige blanche, simple à la base, divisée près du sommet en ramifications élargies, comprimées et palmées, incisées en petites pointes noirâtres disposées en dents de scie. Cette plante croît sur les feuilles pourries. On la trouve assez fréquemment sous les arbres, au milieu et vers la fin de l'automne.
Clavaire mousse.
Clavaria muscoïdes.
Branches rameuses, acuminées, inégales.
Variétés : a, jaune : b, blanche.
Cette clavaire, rétrécie et simple vers la base, se divise en quelques branches subdivisées en rameaux aigus ou acuminés, pleins, inégaux, la plante imitant ainsi un petit arbre, qui n’a pas un pouce de hauteur. Je n'ai encore vu dans nos cantons que la variété blanche, qui est très fragile. Elle croît sur les bois à demi-pourris.
Espèces pédiculées.
Clavaire cylindrique.
Clavaria cylindrica. SYST. NAT., 1445.
Clavaire d’un jaune safrané ; tête entière, très simple, très grêle et très longue.
Tige droite, simple, filiforme, solide, jaune, continuée en tête cylindrique d’un jaune safrané, solide, un peu plus grosse et beaucoup plus longue que la tige, les deux parties ensemble ayant jusqu'au dela d’un pouce de longueur.
Ce petit champignon croît parmi les mousses. Il est quelquefois solitaire ; plus souvent quelques individus en petit nombre naissent ensemble du même point. Je l'ai trouvé sur un fossé à Gabaston dans le canton de Morlaas.
Clavaire blanc d'ivoire. Dec. FL. FR., Il, 97. Clavaria delicatula. SYST. NAT., 1445.
Corps blanc ; tête allongée, simple, obtuse.
Cette clavaire, à peu pres semblable à la précédente, s’en distingue par sa couleur blanche. Sa tête est cylindrique et plus longue que le pédicule filiforme. La plante est également solitaire. Elle croit sur la terre, dans les endroits humides.
Clavaire phalloïde.
Clavaria phalloïdes. SYST. NAT., 1445.
-Clavaire simple, fistuleuse, à pédicule blanc, ondulé, portant une tête ovale-oblongue, orangée.
Pédicule simple, blanc, fistuleux, plus épais vers la base que vers le sommet, long de six ou sept lignes. Tête lisse, ovale-oblongue, d'un jaune orangé, portée au sommet du pédicule sans interruption de substance.
Cette petite plante croit sur les feuilles pourries submergées dans les lacs, dans les marais et dans les fossés aquatiques. Elle a la forme d'une petite verge dans l’état d'érection. Elle se montre au milieu du printemps.
CLATHRE (1). Fongosité formée par des rameaux charnus disposés en treillage et formant une espèce de ventre.
Clathre grillé. Dicr. BOT., n° 1. Clathrus cancellatus. Lin. sp., 1048.
On ne connait qu’une seule espèce de ce genre. Elle est enveloppée en naissant dans une volva blanche qui se déchire au sommet pour donner passage au champignon, dont les rameaux d’un rouge vif, quelquefois pâle, se croisent et forment des mailles remplies d’un suc fetide. Ce champignon est très rare dans les environs de Pau. Je l'ai rencontré d’abord dans une haie près d'Anos dans le canton de Morlaas, puis au haut de Gan et ailleurs.
VESCELOUP (2). Fongosité remplie de semences farineuses portées sur des filaments attachés à la paroi interne de la boîte fongueuse.
Espèces remplies de poussière, croissant sur la terre avec des racines.
Vesceloup protée.
Lycoperdon proteus. SYST. NAT., 1463.
Vesceloup arrondi, à peu près pédiculé, s'ouvrant par des déchirures, à chair blanche et semences noires.
Fongosité blanche, mollasse, globuleuse, ovoide ou pyriforme, ordinairement couverte d'une
poussière farineuse ou furfuracée, d'un blanc de neige, tantôt sessile et tantôt pédiculée, à chair .
blanche qui se change en laine pulvérulente d'un brun noirâtre, s'ouvrant ordinairement au sommet par un trou ou par une fente déchirée qui donne issue à une poussière impalpable, la laine demeurant adhérente à la surface interne de l'enveloppe devenue membraneuse et d'un brun plus ou moins foncé. Chair d’un blanc de neige, homogène avant la maturité.
1. — ha, je ferme. Chapeau couvert de ramifications en forme de grillage.
2. — Vesca lupi, nourriture de loup : se trouve dans les bois. Cette étymologie est la plus convenable ; on écrit aussi vesseloup et le nom grec, tiré de ÀAÿzos, loup, et réoèw, je pète, semblerait donner raison à cette orthographe. Mais lycoperdon ne se trouve pas dans les dictionnaires grecs et n’est probablement que la traduction moderne de vesseloup.
On trouve cette plante ou solitaire ou en agrégations sur la surface de la terre pendant l'été et pendant l'automne.
Vesceloup des Pyrénées.
Lycoperdon gemmatum. SYsT. NAT., 1463.
Tête pédiculée, subglobuleuse, couverte de pointes aiguës. Champignon turbiné, arrondi, charnu, blanc, rétréci en gros pédicule, couvert de pointes qui paraissent taillées en pointe de diamant, formées par la rencontre de plusieurs faisceaux de filets cotonneux et connivents. Pédicule concolore. Substance intérieure spongieuse, d’un beau blanc de neige dans la jeunesse. Je ne l'ai point vu dans son état pulvérulent. Ce champignon croît dans les Pyrénées. Je l’ai trouvé au commencement de l’automne dans les pâturages de Bious près du pic du Midi d'Ossau et dans les pâturages de la plaine.
Vesceloup muriqué.
Lycoperdon muricatum. SYST. NAT., 1464.
Corps sessile, pyriforme, couvert de petites pointes. Bouche arrondie.
On trouve ce champignon dans les bois, dans les prés et sur les bords des fossés couverts. Il s'ouvre au sommet par un trou arrondi, qui laisse échapper une poussière verdâtre vers le milieu de l’automne.
Vesseloup pédunculée. FL. FR., 1289, v.
Lycoperdon pedunculatum. Lin. sP., 1654.
Tête globuleuse, acuminée ; la pointe tronquée et percée par un trou rond.
Ce petit champignon a la forme d’un agaric lorsqu'on ne l’examine pas de très près. Son pédicule est cylindrique, grêle, blanchâtre et s'élève à peine jusqu'a un pouce. Il porte au sommet une petite tête blanche, lisse, globuleuse, un peu déprimée, mais le centre se prolonge en pointe-courte et percée par un petit trou rond dans la maturité. Sa grosseur égale celle d’un petit pois. Il forme une petite bourse membraneuse remplie d’un duvet fin, laineux, attaché à la surface intérieure, chargé d’une poussière fine et orangée.
On trouve cette espèce dans les champs, sur les murs et sur les troncs des arbres, parmi les mousses. Je ne l'ai vu qu'une seule fois à Morlaas sur un mur chargé d'hypne soyeux.
Espèces étoilées, c'est-à-dire dont l'enveloppe extérieure, formant une espèce de volva, s'ouvre en plusieurs découpures horizontales imitant une étoile.
Vesseloup étoilée. FL. FR., 1289, 1v.
Lycoperdon stellatum. Lin. sp., 1653.
Volva multifide ; tête arrondie, sessile ; ouverture entiere. Fongosité composée d’une première enveloppe en forme de calice, qu’on nomme volva, d'une
seconde enveloppe qu'on nomme capitule et de la laine poudreuse contenue dans cette dernière. Volva cartilagineuse brune, se partageant en plusieurs angles au nombre ordinaire de sept,
s'ouvrant en étoile ; l’intérieur garni d’une membrane blanche qui se déchire en fragments irréguliers demeurant collés sur sa surface ; l'étoile ayant jusqu'à trois pouces de diamètre. Capitule sessile, membraneux, mollet, grisâtre, arrondi, couvert d’un duvet cotonneux lâche et court, s'ouvrant au sommet par un petit trou dont le bord est un peu haché. Poussière brune, impalpable, contenue dans les intervalles d’une laine fine, concolore, attachée à la surface interne du capitule.
Cette plante croît sur la terre pendant l'automne et ne paraît que lorsque la volva s'ouvre en soulevant la terre et se montrant sur la surface du terrain
avec très peu ou point d’adhérence.
TUBULINE (1).
Tubuline fraise. Dec. FL. FR., Il, 250.
Tubifera fragiliformis. SYST. NAT., 1472.
Capsules cylindriques en massue, rouges dans l'origine, d'un brun ferrugineux dans la suite.
On trouve cette plante sous la forme d'une membrane celluleuse blanche soutenant un grand nombre de corps pyriformes, qui sont autant de capsules remplies d’une poussière brune sans filaments, s’ouvrant au sommet et persistant ensuite longtemps sous la forme d’étuis membraneux.
Elle croît sur les bois morts et humides pendant l'automne.
RÉTICULAIRE (2). Fongosité globuleuse ; semences farineuses retenues entre les mailles d’un réseau chevelu dans l'intérieur d’une enveloppe coriace.
STÉMONITE (3). Fongosité remplie de semences farineuses retenues entre des fils réticulés dans l’intérieur d'une enveloppe fugace ou membra- . neuse qui saute en éclats. |
TRÉMELLE (4). Fongosité gélatineuse, uniforme, diaphane, portant des semences cachées dans sa substance.
Trémelle granulée.
Tremella granulata. SYST. NAT., 1204.
Trémelle sphérique, agrégée, verte.
Substance gélatineuse, composée de petits grains globuleux, verts, transparents, inégaux, agrégés, de la grosseur d’un grain de millet jusqu’à celle d'un grain de poivre. On trouve cette petite espèce de trémelle sur les murs et sur les troncs des arbres, ordinairement parmi les mousses et les jungermannes. Elle végète pendant l'hiver et dans un temps pluvieux.