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Panic millet

Panicum miliaceum. Lin. sp., 86.

Panicule lâche et faible. Gaïnes des feuilles hérissées de poils. Bâles mucronées et nerveuses. Annuelle.

En patois will. :

Le panic millet fut pendant vingt siècles le principal objet de la culture des terres et la base de la nourriture du peuple dans nos contrées.

Panico Gallia quœdam, prœcipuè Aquitania, utitur. (Pline. Lib. XVII, Cap. X.)

Depuis l'introduction du maïs, qui ne remonte qu'à environ cent ans, la culture du millet s'est ralentie peu à peu : on n'en sème plus aujourd'hui que pour la nourriture des animaux de basse-cour où dans quelques terres stériles sur lesquelles on n'oserait hasarder des semences plus précieuses.

Les grains de cette plante ont le mérite de se conserver pendant plusieurs années sans éprouver aucune altération et sans être attaqués par les insectes.

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Cette propriété a souvent donné lieu de s'enrichir à des spéculateurs intelli-

‘ gents, qui savent en faire des magasins dans les années abondantes pour ne

les ouvrir que dans les années de disette. Par un contraste bien singulier, la farine de millet ne se conserve que peu de jours ; elle contracte bientôt une amertume insupportable, et l'on ne peut en faire usage si on ne l’emploie venant du moulin.

Le pain de millet est désagréable, indigeste et malsain, ainsi que les bouillies grossières qu’on prépare avec la farine des grains de cette plante. Ces sortes d'aliments donnent aux urines une excessive âcreté qui cause une difficulté d'uriner passagère mais très incommode.

Cependant, l’industrie et la gourmandise ont su tirer parti de cette farine et en préparer des mets agréables et sains. La principale précaution consiste à séparer la partie farineuse de l'enveloppe, à l'imitation des oiseaux. On fait ensuite moudre le grain, ou grossièrement en forme de gruau, ou en farine, dont on prépare des bouillies, des crèmes, des gâteaux, des beignets, des miches et des pâtes coulantes, fermentées jusqu’au point d’une acidité piquante et agréablement sucrée.

VULPIN (1). Calice bivalve. Corolle univalve. Nectaire nul. 1. Vulpin des champs. FL. FR., 1167, 1.

Alopecurus agrestis. LIN. sP., 89.

Tige terminée par un épi droit. Bâles lisses. Annuelle. On trouve cette plante dans les champs et dans les vignes, dans la partie méridionale et occidentale de Pau. Je ne l'ai jamais vue dans la partie de l'Est. Les premières fleurs se montrent vers le milieu du printemps.

FLÉAU (2). Calice bivalve, sessile, linéaire, tronqué, portant deux pointes au sommet.

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