‹ Flore des Basses-PyrénéesChapitre 162 sur 1213 · Fétuque flottante. FL. FR., 1180, xl · texte numérisé non relu

Fétuque flottante. FL. FR., 1180, xl

Festuca fluitans. LIN. sP., tr.

Panicule droite et rameuse. Épillets cylindriques, presque sessiles, mutiques. Vivace.

Tiges couchées, grosses et comprimées, les nœuds qui touchent la terre jetant des racines, la partie supérieure se redressant et s’élevant jusqu’à trois ou quatre pieds. Feuilles planes, glabres, larges de deux ou trois lignes, striées et carénées, les carènes se prolongeant sur Îles gaines et y formant des angles tranchants ; flottantes sur les eaux tranquilles dont elles couvrent souvent la surface. Panicule serrée, peu garnie, très longue, ayant jusqu'au delà d'un pied de longueur. Pédoncules simples ou peu rameux. EÉpillets cylindriques, longs d'environ un pouce, presque sessiles dans la jeunesse, sensiblement pédonculés dans la suite. Valves calicinales courtes et obtuses. Valves florales striées, ayant le sommet émoussé et les bords scarieux. Stigmates saillants, l’un d’un côté, l’autre de l’autre, en forme de petites houppes.

Cette plante croît en abondance dans les fossés et dans les endroits aquatiques. La surface des eaux tranquilles se couvre de ses feuilles tendres et rougeâtres vers la fin de l'hiver et au commencement du printemps. Les bestiaux, qui en sont friands, s’enfoncent jusqu'au ventre dans les marais inondés pour les dévorer. Les plantes vertes sont si salutaires aux bestiaux et elles sont si rares dans cette saison que la fétuque flottante doit être regardée comme une plante précieuse en agriculture. Les habitants du nord de l’Allemagne mangent ses graines bouillies dans le lait et les Polonais en font une espèce de gruau qu’ils préfèrent au riz, à l'orge et à l’avoine.

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