Scabieuse succise. FL. FR., 036, xI
Scabiosa succisa. LiN. sP., 142.
Corolles égales. Rameaux rapprochés. Feuilles lancéolées, ovales. Vivace.
Vulgairement le mors du diable.
Racine mâchée et comme déchirée. Tige branchue, cylindrique, velue, plus ou moins couchée à la base, s'élevant jusqu'au delà de deux pieds. Feuilles lancéolées, entières, quelquefois dentées ; les radicales plus larges et ovales, les caulinaires opposées et rétrécies en pétioles connés en gaines, les supérieures étroites et linéaires. Fleurs bleues ou purpurines, quelquefois blanches, agrégées en têtes globuleuses et terminales. Calice commun composé de plusieurs folioles ouvertes en étoile. Corolles découpées en quatre divisions à peu près égales. Réceptacle garni de paillettes velues et lancéolées. Semences couronnées par une aigrette composée de quatre filets.
Cette plante croît dans les bois et dans les mauvaises prairies. Elle fleurit pendant l'été et pendant l’automne. Ses feuilles sont au nombre des remèdes sudorifiques et les anciens médecins les employaient avec confiance dans les fièvres exanthématiques, dans la rougeole et dans la petite vérole. On les prescrit aujourd'hui comme dépuratives dans les éruptions dartreuses et
17 Scabies, aspérité, rudesse au toucher.
La succise est peut-être ainsi appelée, par opposition à la scabieuse des bois, parce que, habitant les prairies, elle est coupée avec les foins, où parce que sa racine est comme déchirée. La colombaire peut tirer son nom de ce que les fleurons juxtaposés offrent un peu l’aspect des niches funéraires d’un columbarium.
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autres maladies de la peau. On se sert indifféremment pour cet objet des feuilles de la scabieuse succise ou de la scabieuse des bois pour la composition d'une tisane dont l'usage doit être continué pendant un mois.