Gaillet jaune. DicT. BOT., n
Galium verum. LiN. SP., 155.
Verticilles composés de huit feuilles linéaires et sillonnées. Rameaux florifères courts. Vivace.
Tige droite, lisse, presque cylindrique, garnie de rameaux florifères courts et nombreux, s'élevant jusqu'au delà de trois pieds. Feuilles linéaires, étroites, réfléchies, portant au milieu de la surface supérieure verte un sillon qui correspond à la nervure de la surface inférieure blanchâtre. Verticilles composés de huit feuilles, variables de neuf à dix dans les parties inférieures, en moindre nombre sur les rameaux et dans les parties supérieures de la plante. Fleurs jaunes très odorantes, formant des panicules bien garnies autour des rameaux florifères. Corolle plane à divisions étroites et ouvertes en croix.
Cette plante, rare aux environs de Pau, est très commune aux environs de Lembeye. Les premières fleurs se montrent vers le commencement de DER"
On avait donné le nom français de caïllelait à cette espèce particulière parce qu'on lui supposait la propriété de faire cailler le lait. Lamarck avait adopté ce nom pour le genre dans sa Flore française ; il l’a changé en gaillet dans l'encyclopédie méthodique. Ce dernier est beaucoup plus convenable parce qu’il est conforme au nom latin et qu'il n'a pas l'inconvénient d'exprimer une propriété fondée sur une opinion de plusieurs siècles, que l’expérience vient de détruire (1). (Dans un ouvrage qui a pour titre : « Précis d'expériences et d'observations sur les différentes espèces de lait », les citoyens Parmentier et d'Eyeux refusent la propriété de cailler le lait, même au degré le plus faible, au gaillet blanc et au gaillet jaune comme à toutes les plantes rubiacées, cueillies sur des terrains et à des aspects différents, au premier instant de la végétation ou au milieu de la floraison, employées dans l’état frais ou desséchées depuis longtemps, appliquées au lait froid ou en ébullition.)
Les fleurs de gaillet jaune sont au nombre des meilleurs remèdes antispasmodiques, dont l'usage est salutaire dans les cas de vertige, dans les affections hystériques accompagnées de convulsions, même dans l'épilepsie. La meilleure manière de les employer est en infusion théiforme, soit dans l’eau, soit dans le petit lait que l’on prescrit souvent dans ces sortes de maladies. La dose doit être d'une pincée des sommités fleuries de la plante, infusées dans six onces d’eau ou ajoutées au petit lait pendant la clarification.
1. — L'inconvénient est moins apparent, mais il est le même ; car galium, y&Aov, vient de y4hx, lait, et cette désignation reposait sur la vieille croyance populaire qui attribuait à cette plante la propriété de cailler le lait, Il en est fait mention dans Dioscoride (lib, IV, c. 06). On peut d’ailleurs supposer que cette vertu, qui n'opère pas dans nos climats, avait été anciennement observée en Grèce ou en Égypte.
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