Primevère officinale. FL. FR., 277, 1v
Primula officinalis. LIN. sp., 204.
Feuilles ridées et dentées. Hampes multiflores. Toutes les fleurs penchées. Limbe de la corolle concave. Vivace.
Vulgairement l'herbe de la paralysie.
a. La primevère des jardins. Fleurs rouges.
Hampe droite, cylindrique, velue, longue de cinq à huit pouces. Feuilles oblongues, obtuses, ridées, denticulées, glabres en dessus, velues en dessous. Fleurs jaunes dans la plante sauvage, rouges dans la primevère des jardins, penchées et disposées en ombelle au sommet de la hampe, avec une petite collerette composée d'écailles foliacées. Calice oblong, un peu ventru, quinquangulaire, découpé en cinq dents aiguës. Corolle infundibuliforme, dont le tube est prismatique et le limbe concave, découpé en cinq lobes échrancrés en cœur. Stigmate hémisphérique. Germe globuleux.
Cette plante croît dans les bois et autres lieux couverts. Elle est plus rare dans nos plaines que dans nos montagnes. Elle fleurit au commencement du
printemps. Ses fleurs sont au nombre des remèdes céphaliques, antispasmo- : diques et antiparalytiques. On les prescrit en infusion théiforme. Elles sont
1. — Dédiée à la mémoire d’Aretius, professeur de botanique à Berne, mort en 1574. Le genre arétie a été réuni au genre androsace. 2. — Prima vera en italien, premier printemps. Primula, diminutif de prima ; une des premières fleurs qui paraissent au printemps.
recommandées en topique pour calmer les douleurs de la goutte. La variété a est cultivée pour l’ornement des jardins et des parterres.