Campanule lierrée. FL. FR., 927, XxII
Campanula hederacea. Lin. sP., 240.
Feuilles cordiformes, anguleuses et pétiolées. Tiges filiformes et lâches.
Tiges filiformes, rameuses, feuillées, anguleuses, couchées sur la terre ou soutenues par les plantes voisines, longues de sept à huit pouces et quelquefois davantage. Feuilles cordiformes, anguleuses, pétiolées, glabres ou médiocrement garnies de petits poils courts, un peu raides et inclinés, dont les angles, au nombre de sept à dix ou douze, portent au sommet une petite pointe blanchâtre au milieu d’une très petite échancrure. Fleurs bleues, portées sur des pédoncules filiformes, simples, solitaires et axillaires. Calice quinquangulaire, quinquéfide, beaucoup plus petit que la corolle. Corolle oblongue, presque cylindrique, découpée en cinq divisions peu profondes et ouvertes. Étamines plus courtes que le pistil. Anthères oblongues et jaunûtres. Filaments velus à la base et dilatés en voûte sur le germe. Stigmate trifide. Capsule inférieure, presque globuleuee, triloculaire et polysperme.
Cette petite plante est très commune dans les fossés, dont elle couvre les surfaces. Elle fleurit pendant l'été et une grande partie de l'automne. Nous n'avons jamais vu varier ses fleurs dans leur couleur bleue, ce qui arrive si souvent dans les autres espèces de ce genre. Les poils raides de la surface supérieure des feuilles, les angles du contour en nombre supérieur à cinq et variable jusqu’à douze, nous laissent dans le doute si cette plante n’est pas une espèce distincte de la campanule lierrée. Ce soupçon nous paraît d’autant mieux fondé que les sinus du calice ne nous ont jamais paru réfléchis.
CHÉVREFEUILLE (1). Corolle monopétale, tubulée, irrégulière. Baie polys-
perme, inférieure, à une, deux ou trois loges.
1. — Lonicer, botaniste allemand. Chèvrefeuille : les feuilles sont broutées par les chèvres.