‹ Flore des Basses-PyrénéesChapitre 286 sur 1213 · Chèvrefeuille bleuâtre. FL. FR., 945, vi · texte numérisé non relu

Chèvrefeuille bleuâtre. FL. FR., 945, vi

Lonicera cœrulea. LIN. sp., 240.

Baies réunies et globuleuses. Styles sans divison. Ligneuse.

Arbrisseau de trois ou quatre pieds de hauteur, dont l'écorce est d’un brun grisätre en dehors, jaune intérieurement sur le vieux bois, se détachant en lambeaux pendant l'hiver, celle des rameaux étant lisse et d’un pourpre jaunâtre. Feuilles opposées, un peu pétiolées, ovaleslancéolées, un peu émoussées au sommet, glabres dans leur développement parfait. Fleurs jaunes ou blanches, régulières, quinquéfides et géminées au sommet de chaque pédoncule. Un seul ovaire commun aux deux fleurs. Baie unique et bilobée, globuleuse, d’un blanc noirâtre dans la maturité, suspendue sur son pédoncule penché ou pendant, chaque lobe retenant quelques restes de l’ancien style. Semences au nombre ordinaire de dix dans chaque baie.

Cette plante croît dans les Pyrénées, où elle se plaît sur les montagnes les plus élevées. Ses fruits sont remplis d’un suc pourpré, colorant pour longtemps les mains, le linge et le papier. Le principe en pourrait être facilement fixé dans les étoffes ; le chèvrefeuille bleuâtre serait alors une plante utile et une ressource locale pour les teinturiers.

NERPRUN (2). Calice tubuleux. Étamines cachées sous des écailles. Corolle nulle. Prunette.

1. — Quand on regarde, à côté les uns des autres, les fruits de différentes espèces de chèvrefeuille, on a sous les yeux la façon dont s'opère la transition entre deux fleurs femelles distinctes et l’ovaire unique pour deux ou plusieurs fleurs. Ces fleurs multiples à ovaire commun font comprendre comment il y a des fleurs à cinq étamines, par exemple, qui n’ont que trois, deux ou même un seul ovaire, tandis que le type normal semblerait comporter autant d’ovaires que d’étamines, ou du moins un chiffre sous-multiple.

2, — Noire prune. Rhamnus, de É&6dos, baguette, branche mince.

A). Rameaux épineux.

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