‹ Flore des Basses-PyrénéesChapitre 317 sur 1213 · Ansérine graineuse. DICT. BOT., n · texte numérisé non relu

Ansérine graineuse. DICT. BOT., n

Chenopodium polyspermum. Feuilles ovales très entières. Tige presque droite. Cymes dichotomes. Calices du fruit ouverts. Annuelle.

Cette plante croît abondamment dans les endroits cultivés. Elle fleurit pendant l'été.

BETTE (1). Calice quinquéfide, à cinq côtes, connivent dans la maturité de la semence. Corolle nulle. Semence réniforme, inférieure, horizontale, renfermée dans la substance de la base du calice.

Bette commune. DICT. BOT., n° 1.

Beta vulgaris. LIN. sP., 322.

Fleurs ramassées. Feuilles inférieures ovales, Bisannuelle.

1, — Du celtique bett, rouge.

A). Racines dures et cylindriques. (Poirées.)

a. Bette blanche, befa cicla. LIN.

b. Bette blonde.

c. Bette rouge, beta rubra vulgaris. Lin.

B). Racines charnues en forme de rave. (Betteraves.)

d. Betterave rouge, beta rubra, radice rapæ. Lin. e. Betterave jaune, befa lutea major. Li.

f. Betterave blanche, befa pallidè virens, major.

Les variétés de la première division ont leurs racines dufes et ligneuses. Les feuilles sont les seules parties utilisées dans les cuisines : elles sont au nombre des plantes potagères ; on mange les côtes de la variété b, comme celles des cardons d’Espagne. Les feuilles des autres sont très employées pour le pansement des vésicatoires.

Les bettes de la seconde division ont leurs racines charnues, grosses, tendres et agréablement sucrées. On les mange en salade, cuites à l’eau, sous la cendre ou dans un four, et coupées par tranches. Ce mets est un aliment sain, très agréable et très nourrissant, comme toutes les substances sucrées.

La betterave cultivée dans les champs est connue sous le nom de betterave champêtre ou racine de disette. Les bestiaux mangent les feuilles pendant l'automne, les racines coupées par tranches pendant l'hiver, et nos cultivateurs ont grand tort de négliger la culture de cette plante volumineuse.

La betterave est devenue depuis quelque temps un objet d'industrie digne de fixer l'attention des gouvernements de l'Europe. On sait que Margraff était parvenu à extraire un beau sucre de ses racines, et M. Achard, célebre chimiste de Berlin, a formé des établissements en grand pour cette opération.

Les poirées, dont les feuilles sont fades et trop communes, sont dédaignées par les personnes riches et oisives ; les pauvres et les artisans les mêlent tous les jours avec les autres plantes potagères. C'est pour cette raison que Perse donne à la bette le surnom de plébéïenne. (Satire 3.) Martial indique la même destination dans les deux vers suivants :

Ut sapiant fatuæ fabrorum prandia betæ, O quam sœpe petel vina piper que coquus !

HERNIAIRE. Calice divisé en cinq parties. Corolle nulle. Cinq étamines stériles. Capsule monosperme.

Page 1