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Lin cathartique

Lin purgatif. FL. FR., 702, xvur.

Linum catharticum. Lin. sP., 401.

Feuilles ovales lancéolées. Tige dichotome. Corolles aiguës. Annuelle.

Tiges droites, grèles, glabres, feuillées, rameuses au sommet et longues de cinq à huit pouces. Feuilles opposées, ovales-oblongues, glabres, sessiles ; les supérieures étroites et pointues, Fleurs blanches, petites, pédonculées, formant sur leurs pédoncules une espèce de corymbe terminal. Pétales plus longs que le calice ; onglets jaunâtres. Folioles calicinales pointues.

Cette plante, assez commune dans les prés et dans les pâturages des environs de Pau, est encore plus répandue dans les Pyrénées. Elle est amère et purgative. On pourrait se purger très doucement et sans désagrément en faisant infuser une petite poignée de cette plante pendant la nuit, dans quatre onces de petit lait, et en faisant fondre dans la colature une once et demie de manne en larmes.

ROSSOLIS (1). Calice divisé en cinq parties. Cinq pétales. Capsule uniloculaire, quinquévalve au sommet. Semences nombreuses, attachées aux parois de la capsule.

1, Rossoli à feuilles rondes. FL. FR., 701, 1. Drosera rotundifolia. Lin. sp. 402.

Hampes radicales. Feuilles orbiculaires.

Tiges nues, droites, grêles et presque filiformes, simples ou peu rameuses, longues de quatre

à cinq pouces. Feuilles radicales, orbiculaires, dont la surface inférieure est glabre, d'un vert jaunâtre et luisante ; la supérieure concave et garnie de filets rouges terminés par un globule de

1. — Ros solis, rosée de soleil. 52690<, rosée, La plante semble couverte de gouttes de rosée.

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liqueur mucilagineuse, claire et transparente ; portées sur des pétioles d'environ un pouce de longueur, formant de petites touffes d’un aspect singulier et très agréable par le jeu de la lumière sur les globules mucilagineux qui sont semblables à de petites gouttes de rosée. Fleurs blanches, disposées en épis unilatéraux aux extrémités de la hampe et de ses divisions lorsqu'il s’en trouve. Calice divisé en cinq parties persistantes. Cinq pétales blancs. Capsules ovales, uniloculaires. Semences nombreuses.

Cette petite plante croît dans les marais. Elle fleurit pendant l'été. Ses feuilles sont radicales et très singulières. Leur surface supérieure est garnie de filets rougeâtres, terminés par une petite goutte de liqueur mucilagineuse, claire et transparente. Ces petites gouttes imitent la rosée, nommée en grec d0660c, d'où le nom de drosera pour les plantes de ce genre.

2. Rossoli à feuilles longues. FL. FR.. 700, 11. Drosera longifolia. Lin. sp., 403.

Hampes radicales. Feuilles obovales-lancéolées.

Hampes et fleurs semblables à celles de la précédente. Feuilles obovales-lancéolées, insensiblement rétrécies en pétioles, garnies de filets rougeâtreset globulifères, formant aussi de petites touffes d’un aspect singulier et agréable, comme la première espèce.

Cette plante croît dans les marais comme la précédente, dont elle ne diffère que par ses feuilles plus allongées. On la trouve partout en abondance ; la première est extrêmement rare. L'une et l’autre ont les fleurs blanches, s'épanouissant pendant l’été. Elles sont âcres et très nuisibles aux brebis.

STATICE (1). Calice monophylle, entier, plissé, aride et persistant. Cinq pétales. Capsule uniloculaire, sans valves. Semence droite.

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