‹ Flore des Basses-PyrénéesChapitre 379 sur 1213 · Aïl cultivé. FL.IFR., 852, IV · texte numérisé non relu

Aïl cultivé. FL.IFR., 852, IV

Allium sativum. Lin. sp., 425.

Bulbe composée. Etamines trifides. Vivace.

Cette plante, originaire de la Sicile, est généralement cultivée pour les usages de la cuisine. Les divisions de sa bulbe, qu’on nomme gousses, entrent comme assaisonnement dans la préparation de plusieurs sortes d’aliments. Quelques personnes mangent avec délices de grands morceaux de pain frottés d'ail et couverts de sel. D’autres, au contraire, détestent ce mets et ne peuvent en supporter l'odeur. Horace fut si cruellement tourmenté d’une ardeur d’entrailles après avoir mangé de l'ail qu'il proposa d’en donner aux parricides pour leur faire expier leur crime. Il est certain que les personnes délicates sont incommodées de l'usage de cette plante dont l'odeur est extrémement forte, la saveur âcre et l’action irritante et échauffante. Mais les personnes robustes et laborieuses s’en trouvent bien et il y a longtemps qu’on l’a nommé la thériaque des paysans. L’ail est regardé avec raison comme un

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des meilleurs préservatifs des maladies pestilentielles. Les matelots n’en sont jamais, dit-on, attaqués tant qu'ils ont de l'ail à leur disposition. L’ail appliqué sur la peau agit à la maniere des vésicatoires. C'est par cette propriété qu'une gousse d'ail, écrasée et appliquée en forme de mouche sur la tempe, fait cesser la douleur des dents. Appliquée sur le poignet, en épicarpe (1), elle interrompt souvent le périodisme des fièvres intermittentes.

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