Anthéric des landes
Anthericum ericetorum. SP. NOvA (2).
Feuilles planes et linéaires. Filaments laineux. Capsules triangulaires. Vivace.
Racine tubéreuse. Tubercules fusiformes, fasciculés et d’un brun rougeûtre. Tige droite, cylindrique, un peu comprimée, rameuse et tortueuse, dont les rameaux sont diffus et garnis à leur base d'une écaille semi-vaginale, striée. On voit rarement une feuille semblable aux feuilles radicales à la base du premier rameau. Feuilles radicales, linéaires, pliées en canal semi-cylindrique, un peu triangulaire ; réunies à la base autour de la tige et se recouvrant au nombre de trois ou quatre de chaque côté. Fleurs disposées en panicule étalée aux extrémités de la tige et des rameaux. Corolle à six pétales lancéolés, blancs en dessus, colorés en pourpre en dessous, ouverts en étoiles. Calice nul. Étamines droites pendant la fécondation, ouvertes ensuite. Filaments garnis de poils laineux, blancs, formant dans leur ensemble une petite pyramide renversée ; le tiers supérieur nu, subulé, portant au sommet l’anthère jaune en forme de petit marteau. Ovaire court, triangulaire. Style subulé, terminé par un stigmate imperceptible. Capsule trivalve, triloculaire, semblable à une pyramide triangulaire tronquée, dont les bords et les angles sont arrondis. Loges dispermes. Semences ovoïdes, lisses et luisantes.
Cette jolie plante, qui paraît avoir été ignorée des botanistes, croît abondamment dans nos landes du Pont-Long et des cantons de l'arrondissement de Pau. Elle fleurit depuis les premiers jours de floréal jusqu'au milieu de messidor. Ses racines purgent par haut et par bas avec violence. Les gens de la campagne les font bouillir dans l'eau pour prendre un ou deux verres de cette décoction, qui cause souvent des superpurgations, des tranchées et des syncopes qui les punissent de leur imprudence.
ORNITHOGALE (3). Corolle à six pétales droits, persistants, ouverts au dessus du milieu. Filaments alternes, dilatés à la base. Capsule supérieure, triloculaire.
1. — àv0os, fleur ; épéiar, bruyère. Se trouve parmi les bruyères.
2. — Il y a dans le Mantissa de Linné, un anthericum planifolium, qui est décrit par Desfontaines sous le nom d’anthericum bicolor, et qui est nommé simethis planifolia dans la Flore française de Grenier et Godron. Sa description semble se rapporter à l’anthéric que Jean Bergeret a nommé anthericum ericetorum.
3. — Ôpvls, Opvulos, oiseau ; yxkx, lait, Lait d'oiseau, Se disait des choses très rares.
— 297 — ; HEXANDRIE — MONOGYNIE