Péplide pourpière. FL. FR
Peplis portula. Lin. sP., 474.
Fleurs souvent apétales. Annuelle.
Cette plante croît dans les fossés'et autres endroits aquatiques. Elle fleurit pendant l'été.
COLCHIQUE (2). Corolle tubuleuse, très longue ; limbe sexpartite, campanulé. Trois capsules enflées, réunies en une seule trilobée, supérieure. |
Colchique d'automne. FL. FR., 878, 11.
Colchicum autumnale. Lin. sp., 485.
Feuilles planes, lancéolées-droites. Vivace.
. Cette plante croît dans les prés, mais je ne l’ai jamais rencontrée ni aux environs de Pau, ni dans les Pyrénées. Elle fleurit pendant l'automne. Sa bulbe passe pour un poison dangereux et ses qualités nuisibles paraïssent attestées par l'odeur forte et nauséeuse de toutes les parties de la plante. Elle contient de l'amidon, comme toutes les autres racines bulbeuses. Storck la recommande comme un excellent remède diurétique, capable de remplacer la scille dans le traitement de l’hydropisie.
1. — Pour sa ressemblance avec le pourpier qui, lui-même, ressemble à l’euphorbe péplide.
2, — Originaire de Colchide.
GÉOPHILE (1). Corolle composée de six pétales unguiculés. Ovaire tripartite, porté sur un pivot qui part de la base de la bulbe. Trois capsules supérieures.
Géophile des Pyrénées.
Geophila pyrenaïca. SP. NOVA.
Feuilles linéaires, canaliculées et très ouvertes. Vivace.
Bulbe ovale, recouverte par des écailles sèches et d’un brun roussâtre. Tige nulle. Feuilles linéaires, pliées en gouttière, larges de trois ou quatre lignes, très ouvertes et étalées sur la terre, au nombre de trois à cinq. Fleur solitaire, portée sur un pivot charnu qui sort de la base de la bulbe, se loge dans une rainure creusée sur le côté et ne s'élève que jusqu'au milieu. Six pétales unguiculés ; les onglets blancs et linéaires, longs d'environ deux pouces, insérés à la base du germe, au sommet du pivot montant, enveloppés dans une gaîne membraneuse et spathiforme avec les rudiments des feuilles qui ne se développent qu'après la floraison ; les six lames sont lancéolées, d’un beau poupre clair, disposées en entonnoir et élevées au dessus du terrain ; les onglets, renfermés dans la spathe, sont tout à fait cachés dans la terre. Six étamines. Filaments blancs ; chacun d’eux inséré à l'origine de l’onglet de chaque pétale. Anthères jaunes et linéaires, à peu près aussi longues que leurs filaments. Trois styles capillaires, à peu près aussi longs que les étamines pendant la fécondation. Germe supérieur, caché dans la terre, divisé en trois pièces subulées dont chacune est terminée par un style. Le germe est inséré sur le pivot ; les feuilles sont insérées à la base.
Cette plante croît dans les Pyrénées. Elle est très commune dans les pâäturages de Gazies, d'Anéou, de Bious et de Brousset en Ossau, sur les montagnes de Couec et d'Espalunguère dans la vallée d’Aspe ; on la trouve aux environs des Eaux-Chaudes. Elle fleurit pendant l'été.
Les botanistes qui ont visité les Pyrénées ont vraisemblablement pris cette plante pour un colchique et ne se sont pas avisés d'examiner la fleur, qui paraît infundibuliforme au premier coup d'œil et qui, réellement, est composée de six pétales engaïînés, suivant toute la longueur de leurs onglets, dans une spathe membraneuse. Ce caractère très remarquable établit à la suite du colchique un nouveau genre auquel je donnai le nom de géophile, des mots grecs yäux, terre, et ihoc, ami, parce que le germe est fécondé dans les entrailles de la terre. Lorsque je fis cette découverte, en 1792, je communiquai mes observations à M. de Laussat, préfet colonial de la Louisiane, qui fut agréablement surpris de voir un nouveau genre découvert en Europe et dans le sein des Pyrénées vers la fin du xvnr siècle. |
Le célèbre Ramond a découvert, longtemps après, dans les hautes Pyrénées, un nouveau genre qu'il a décrit sous le nom de mérendère. (Voyages au Mont-Perdu, p. 46.) Mais comme je n'ai pas lu les Mémoires de l'Institut ni le Bulletin de la Société philomathique, j'ignore si le merendera bulbocodium de cet illustre auteur se rapporte exactement à notre géophile des Pyrénées (2).
1. — yäia, terre ; #!hos, ami. La fleur reste presque en terre.
2. — La description de Ramond se rapporte, en effet, à la géophile. « Le nom de mérendère, dit-il, est celui que les Espagnols, au rapport de Clusius, donnent à cette plante et à d’autres analogues. » Le seul fait que ce nom désigne plusieurs plantes
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TOFIELDIE (1). Périgone à six divisions. entouré à la base d’un petit involucre à trois lobes. Étamines glabres. Capsule à trois ou six loges polyspermes, unies à la base. Tiges feuillées inférieurement. Feuilles étroites.
Tofieldie des marais. Dec. FL. FR., III, 193. Tofieldia caliculata. Gren. et Godr. FL. DE FR., III, 173. Feuilles linéaires, ensiformes, nerveuses.
Rochers subalpins humides : Pambécibé, Anouillasse.
TROSCART (2). Calice triphylle. Trois pétales caliciformes. Style nul. Capsule s'ouvrant par la base.
- Troscart des marais. FL. FR., 660, 1.
Triglochin palustre. Lin. sp., 482.
Capsules triloculaires et sublinéaires. Bisannuelle.
Cette plante croît dans les marais et autres endroits aquatiques. Je ne l'ai jamais rencontrée dans les environs de Pau.
PATIENCE (3). Calice triphylle. Troïs pétales connivents. Une semence triangulaire dans l'intérieur des trois pétales persistants. Ces trois pétales qui enveloppent la semence portent le nom de valves.
A). Fleurs hermaphrodites. Une des valves portant un grain sur son dos.