Le calice de quelques espèces est ventru, comme Silène
Pétales bifides. Calice visqueux, à dix sillons. Fleurs en grappe. Etamines en partie saillantes et en partie renfermées dans le calice. Vivace.
Tiges de deux sortes : les unes courtes et stériles, qui ne s’allongeront pour fleurir que l’année suivante ; les autres cylindriques, simples, pubescentes, d’un brun verdâtre et purpurin, très visqueuses dans les intervalles des fleurs, longues d’un pied et trois ou quatre pouces. Feuilles lancéolées, pliées en canal, garnies de petits poils durs sur les bords et sur la nervure, rétrécies en pétiole ; les radicales quelquefois spatulées, les caulinaires opposées, connées, diminuant insensiblement de grandeur, linéaires à la base des premiers pédoncules, formant des bractées colorées très courtes dans les ramifications supérieures. Fleurs portées sur des pédoncules velus, triflores, opposés, tournés d’un seul côté, non pendantes, mais un peu penchées en suivant une légère courbure des pédoncules. Les deux fleurs latérales sont opposées sur chaque pédoncule et il y a deux petites bractées connées à la base des pédicelles comme à la base des pédoncules, l'ensemble des fleurs formant une grappe lâche, unilatérale, un peu courbée, d'un aspect très agréable. Calice tubuleux, purpurin, pubescent, un peu rétréci vers les deux bouts, à dix stries, découpé en cinq dents aiguës un peu conniventes. Sa longueur est d'environ six lignes. Cinq pétales fendus jusqu'au milieu du limbe en deux lobes linéaires obtus, d’un blanc de lait en dessus, colorés en pourpre ou en vert en dessous, réfléchis en arrière, formant un cône par leur circonscription, se roulant en dessous vers le lever du soleil, s'ouvrant à l’entrée de la nuit, demeurant ouverts pendant le jour s'il pleut. Les onglets sont tout à fait cachés dans le calice, Deux écailles blanches, entières et très apparentes, à l’origine de chaque onglet. Dix étamines très saillantes, sortant successivement de cinq en cinq : les cinq premières sont dehors le premier jour et les autres cinq demeurent cachées ; le second jour les premières sont renversées et flétries sur les côtés, les autres cinq s'élèvent. Les trois pistils s'élèvent peu à peu à la hauteur des étamines et demeurent seuls au centre de la fleur lorsque les cinq dernières étamines sont renversées comme les autres à la fin de la seconde journée. Capsules droites sur leurs pédoncules, ovales, s'ouvrant par six petites dents, triloculaires. Semences réniformes et chagrinées.
Cette plante croît dans les Pyrénées ; elle est très commune sur les murs à Pau et à Morlaàs. Elle fleurit à la fin du printemps et au commencement de l'été. Les fleurs ont une odeur douce, extrêmement agréable. Elles s'épanouissent à l’entrée de la nuit et se ferment le matin en se roulant en dessus. Les pétales sont d'un blanc de lait en dessus, légèrement pourprés en dessous et réfléchis vers le calice.
C). Fleurs insérées dans les bifurcations de la tige.