CLASSE XI
DODÉCANDRIE"
Tableau méthodique des genres.
MONOGYNIE
ASARET, asarum. Corolle nulle. Calice trifide, supérieur. Capsule à six loges.
POURPIER, portulaca. Corolle pentapétale. Calice bifide, inférieur. Capsule uniloculaire, s’ouvrant en travers.
SALICAIRE, lythrum. Corolle à six pétales. Calice à douze dents, inférieur. Capsule à une ou deux loges.
DIGYNIE
AIGREMOINE, agrimonia. Corolle pentapétale. Calice quinquéfide. Une ou deux semences.
TRIGYNIE
RÉSÉDA, reseda. Corolle à pétales multifides. Calice partagé. Capsule triloculaire, entrouverte.
EUPHORBE, euphorbia. Corolle à pétales peltés. Calice ventru. Capsule à trois coques. :
1. — La dodécandrie est une classe hétérogène, dans laquelle on trouve un peu de tout. Il y a ici deux monochlamydées : l’asaret et l’euphorbe ; une thalamiflore, le réséda ; quatre caliciflores, dont une plante grasse, la joubarbe, une rosacée, l’aigremoine, et enfin le pourpier et la salicaire. Il n’y a presque rien de commun entre ces diverses plantes, pas même le nombre de douze étamines ; car chez la plupart le nombre des étamines est très variable.
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— 363 —. DODÉCANDRIE — POLYGYNIE
TÉTRAGYNIE
* Tormentille droite. (Voir dans l’icosandrie polygynie.)
PENTAGYNIE
* Pourpier potager. (Voir dans la dodécandrie monogynie.)
POLYGYNIE
JOUBARBE, sempervivum. Corolle à douze pétales. Calice divisé en douze parties. Douze capsules.
ASARET (1). Calice trifide ou quadrifide, placé sur le germe. Corolle nulle. Capsule coriace, couronnée, à six loges et sans valves.
Asaret d'Europe. DICT. BOT., n° 1.
Asarum Europæum. Lin. sP., 633.
Feuilles réniformes, obtuses, binées. Vivace. Vulgairement cabaret ou oreille d'homme.
Cette plante croît dans les bois. Je ne l’ai jamais rencontrée aux environs de Pau. Toutes ses parties sont émétiques, purgatives et sternutatoires. Les maréchaux en font prendre la racine en poudre aux chevaux, pour les guérir du farcin.
POURPIER (2). Corolle pentapétale. Calice bifide. Capsule uniloculaire, s'ouvrant en travers.
Pourpier potager. FL. FR., 767.
Portulaca oleracea. Lin. sp., 638.
Feuilles cunéiformes. Fleurs sessiles. Annuelle.
Tiges cylindriques, rameuses, lisses, tendres et fragiles, plus ou moins couchées et longues d'environ un pied. Feuilles oblongues, cunéiformes, charnues, lisses et luisantes. Fleurs jaunes sessiles et ramassées au milieu des feuilles qui terminent la tige et les rameaux. Calice bifide. Cinq pétales disposés en rose. Capsule ovale-conique, polysperme, s'ouvrant en travers. Semences petites, noirâtres, striées.
Cette plante croît naturellement dans les terres sablonneuses. On la cultive dans les jardins potagers pour la manger en salade et pour l'usage de la médecine. Elle est rafraîchissante, diurétique, vermifuge et antispasmodique. On la fait entrer, à la dose d’une poignée, dans les bouillons médicamenteux. On en exprime le suc, qu'on fait prendre, depuis une once jusqu'à trois, dans les attaques de vers. L'usage du pourpier cru en salade est très salutaire pour modérer le besoin des plaisirs de l'amour. Les semences de pourpier sont au nombre des quatre semences froides mineures.
SALICAIRE (3). Calice à douze ou à seize dents. Cinq ou six pétales insérés sur le calice. Capsule à une ou deux loges polyspermes.