FER CES
ABRICOTIER, armeniaca. Calice quinquéfide, inférieur. Cinq pétales. Drupe arrondie, sillonnée d’un seul côté, couverte d'un duvet court.
CERISIER, cerasus. Calice campanulé, quinquélobé et réfléchi sur le pédoncule. Fleurs en ombelle. Drupe arrondie, glabre et légèrement sillonnée d'un seul côté. Noyau lisse, arrondi.
PRUNIER, prunus. Calice inférieur, quinquefide. Corolle pentapétale. Drupe arrondie ou ovoïde, glabre, sillonnée d’un seul côté. Noyau comprimé.
*Alisier à un seul pistil. (V. digynie.)
DECGYINTE
ALISIER, cratægus. Calice supérieur, quinquéfide. Corolle pentapétale. Baïe à une ou à deux semences.
. TRIGYNIE
SORBIER, sorbus. Calice supérieur, quinquéfide. Corolle pentapétale. Baie trisperme.
PENTAGYNIE
NÉFLIER, mespilus. Calice supérieur, quinquéfide. Corolle pentapétale. Baie à cinq semences.
POIRIER, pyrus. Calice supérieur, quinquéfide. Corolle pentapétale. Pomme inférieure, à cinq loges, glabre et turbinée. Fleurs en corymbe.
POMMIER, malus. Calice quinquéfide. Cinq pétales. Cinq styles velus, réunis à la base. Pomme inférieure, quinquéloculaire, sphéroïde, glabre, ombiliquée à la base et au sommet. Fleurs en ombelles.
COIGNASSIER, cydonia. Calice découpé en cinq divisions grandes et dentées. Cinq pétales. Pomme inférieure, subturbinée, quinquéloculaire, couverte d'un duvet cotonneux. Fleurs solitaires et terminales.
FICOÏDE, mesembrianthemum. Calice supérieur, quinquéfide. Corolle multifide. Capsule polysperme.
SPIRÉE, spiræa. Calice inférieur, quinquéfide. Corolle pentapétale. Plusieurs capsules ramassées.
= 375 — | ICOSANDRIE — POLYGYNIE
POEYGYNIEN
ROSIER, rosa. Calice quinquéfide. Corolle pentapetale. Le calice se change en baie polysperme.
RONCE, rubus. Calice quinquéfide. Corolle pentapétale. Fruit composé de plusieurs petites baies ramassées en boule.
TORMENTILLE, tormentilla. Calice octofide. Corolle tétrapétale. Huit semences mutiques.
- DRYADE, dryas. Calice quinqué-décemfide. Semences mutiques. Cinq à
huit pétales. Plusieurs semences terminées par une ariste laineuse.
FRAÏISIER, fragaria. Calice décemfide. Corolle pentapétale. Semences nombreuses sur un réceptacle charnu et tombant.
POTENTILLE, potentilla. Calice décemfide. Corolle pentapétale. Semences nombreuses, mutiques.
1. — La famille des rosacées comprend les spirées, les potentillées, les rosées, les sanguisorbées. Le caractère principal qui motive leur réunion, c'est qu’elles ont des étamines en nombre indéfini insérées sur le calice. Mais à côté de ce trait commun apparaissent des différences sensibles. Le fruit de la spirée est composé de follicules ; celui des poténtillées est composé de carpelles monospermes, secs ou drupacés, insérés sur un réceptacle convexe ; les rosées ont un fruit composé de carpelles monospermes, inclus dans le calice. Quant aux sanguisorbées, elles ne se ressemblent pas plus entre elles qu'elles ne ressemblent aux autres rosacées ; leur fruit est composé d’un ou deux carpelles renfermés dans le calice, ce qui n'offre qu’une ressemblance incomplète avec les rosées et pas de ressemblance du tout avec les autres rosacées ; l’aigremoine et la pimprenelle ont les étamines indéfinies, mais l’alchimille et la sanguisorbe n’en ont pas plus de quatre. Enfin les inflorescences sont très différentes.
La fleur du fraisier, au contraire, ressemble à s'y méprendre à la fleur de la renoncule. Dans l’une comme dans l’autre, il y a cinq pétales, des étamines en nombre indéfini, un fruit composé de carpelles monospermes insérés sur un réceptacle convexe. La différence consiste surtout en ce que dans la renoncule les étamines sont insérées sur un thalamus, tandis que dans le fraisier elles sont insérées sur le calice. Il y a aussi dans le fraisier un calicule qui manque dans la renoncule. Mais peut-on voir là des différences fondamentales, suffisantes pour justifier l’écart qu’il y a, dans la classification naturelle, entre les rosacées et les renonculacées ?
11 faut reconnaître d’ailleurs que, si l’on procède inversement, si, au lieu de se laisser guider par l'insertion des étamines, on envisage surtout la nature du fruit, on rapprochera, il est vrai, les rosacées et les renonculacées entre lesquelles il y a des affinités certaines, mais on éloignera les rosacées des pomacées avec lesquelles elles présentent cependant des analogies incontestables : une fleur de fraisier ressemble autant à une fleur de pommier qu’une fraise ressemble peu à une pomme. Le rosier est plutôt une pomacée qu’une rosacée, par le fruit comme par la fleur.
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