Prunier laurier-cerise
Prunus lauro-cerasus. Lin. sp., 678.
Fleurs en grappes. Feuilles persistantes, garnies de deux glandes en dessous. Ligneuse.
Petit arbre toujours vert, dont l'écorce est brune et les rameaux très flexibles. Feuilles alternes, lancéolées, denticulées en scie, à dentelures éloignées, épaisses et coriaces, d'un vert gai, glabres, luisantes et persistantes, munies sur leur dos, vers la base, de deux, quelquefois trois ou quatre glandes mellifères très remarquables, quoique peu saillantes sur les jeunes feuilles ; les pétioles accompagnés de deux stipules latérales lancéolées, qui tombent de bonne heure. Fleurs blanches, disposées en grappes simples et axillaires, dont les pédicelles sont courts et ouverts à angle droit. Calice concave, d’un jaune orangé à l'intérieur, découpé en cinq petites dents involutées. Drupes globuleuses, d’abord vertes, passant au rouge, noires dans la maturité et semblables à de petites cerises.
Ce petit arbre, originaire de Trébizonde, fut porté en Europe en 1576. Il fleurit vers le milieu du printemps. On ne se douterait point qu'il est étranger dans nos contrées, où il est très multiplié et ou il résiste aux hivers les plus rigoureux. On le tresse, on le taille ; il se prête à toutes les formes. Ces qualités, jointes à un superbe feuillage qui égaye la vue pendant l'hiver et à la facilité avec laquelle on peut le multiplier par des boutures, lui font donner la préférence pour la clôture des jardins.
Les feuilles du laurier-cerise sont très fréquentées par les abeilles, qui vont y cueillir le miel. Elles donnent aux crèmes, au lait et aux bouillies un
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goût d'amandes très agréable. On dit que l'eau-de-vie distillée plusieurs fois sur ces feuilles est un violent poison pour les hommes et pour les moutons.