Néflier germanique. FL. FR
Mespilus germanica. Lin. sP., 684.
Tige inerme. Feuilles lancéolées, dentées, cotonneuses en dessous. Fleurs sessiles et solitaires. Ligneuse.
En patois lou mesple.
Petit arbre tortueux et mal fait, dont l'écorce est verruqueuse sur les vieilles branches et très velue sur les jeunes rameaux, qui sont épineux dans l'état sauvage. Feuilles alternes, largement lancéolées, entières ou légèrement dentées, velues sur les bords et sur les ramifications des veines, portées sur des pétioles très courts et très velus munis de deux stipules inégales, ovales et caduques. Fleurs blanches, solitaires, sessiles et terminales. Calices velus ou cotonneux, découpés en cinq divisions aiguës, à peu près égales à la corolle. Pétales concaves, arrondis, échancrés ou denticulés au sommet. Fruit globuleux, ombiliqué, d'un brun roussâtre, couronné par les cinq divisions du calice. Cinq semences osseuses.
Cet arbre croit naturellement dans nos bois et dans nos haies. On le greffe sur le poirier pour lui donner plus de hauteur, sur le coignassier pour l'abaisser, et sur l’alisier aubépin qui le rend plus fertile et qui produit des nèfles plus agréables au goût ; pour en avoir de très grosses, on taille l'arbre en espalier sans raccourcir les branches à fruits.
Les nèfles sont acerbes et immanducables jusqu’à ce qu'elles aient été ramollies par un long séjour dans les greniers, sur des lits de paille. Elles sont alors légèrement acides, agréablement sucrées, très salutaires aux tempéraments bilieux et dans les diarrhées habituelles. Le bois du néflier, rougeâtre, tres dur et très compact sans être cassant, est très employé pour des montures d'outils, pour les rouages des moulins et de toutes les machines exposées aux frottements.