Pavot des Alpes. FL. FR., 777, IX
Papaver alpinum. Lin. sp., 725.
Hampe uniflore, nue et hispide. Feuilles bipennées. Vivace.
Cette plante croît dans les Alpes, et vraisemblablement aussi dans les Pyrénées, où je ne l'ai cependant jamais rencontrée. Les pétales sont blancs et les capsules uniloculaires.
CHÉLIDOINE (1). Corolle à quatre pétales. Calice diphylle. Silique linéaire.
Chélidoine majeure. FL. FR., 776, vi. Chelidonium majus. LIN. sP., 723.
Pédoncules disposés en ombelle. Vivace.
Vulgairement éclaire.
En patois clarette.
Cette plante croît sur les vieux murs, dans les haïes et autres lieux couverts. Elle fleurit depuis le milieu du printemps jusqu'au milieu de l'été, pour refleurir pendant l'automne. Il sort de toutes ses parties, blessées ou coupées, un suc épais d’un jaune safrané, d'une saveur amère avec une âcreté remarquable. Ce suc paraît analogue à la bile des animaux et semble pouvoir la remplacer dans la dyspepsie et autres maladies causées par l'absence ou par le défaut d'activité de cette humeur. Il paraît être encore un bon dissolvant de la bile et autres humeurs concrétées dans le tissu des viscères, et c'est avec raison qu'on regarde la chélidoine majeure comme un excellent
1. — yehèwv, hirondelle. La fleur s'ouvre à l'arrivée des hirondelles. Éclaire ; on
l'a employée contre les ophthalmies.
ie | POLYANDRIE — MONOGYNIE
remède apéritif et diurétique. L'extrait de chélidoine, à la dose de quinze ou
vingt grains, est préférable au suc de la plante à cause de son âcreté. Ce
remède trop inusité guérirait bien mieux les obstructions de la rate et des
autres viscères que le savon dont on fait un grand usage. Quant au suc de la
chélidoine, il est assez corrosif pour détruire les verrues et les taches de la
cornée. Cette dernière propriété le rapproche encore de la nature de la bile. : On sait que Tobie fut guéri de la cécité par l'application du fiel de brochet.
Mais ce topique ne doit être employé qu'avec précaution, et la prudence exige
qu’on le. coupe avec de l’eau en commençant.
CAPRIER (1). Calice tétraphylle, coriace. Quatre pétales. Étamines longues. Baie coriace, uniloculaire, pédonculée.
Caprier épineux. FL. FR., 781.
Capparis spinosa. Lin. sP., 720.
Pédoncules uniflores, solitaires, ayant les stipules épineuses, les feuilles annuelles et les capsules ovales.
Cette espèce de caprier est un arbuste qui croît naturellement dans les fentes des murs et des rochers, en Italie et dans la partie méridionale orientale de la France. Il réussit très bien chez nous, dans les trous pratiqués sur les murs exposés au midi. Les capres, si connues dans les cuisines, sont les boutons des fleurs de cette plante, cueillis avant leur épanouissement et conservés dans le vinaigre. On les mêle avec les viandes préparées en ragoût ou en fricandeau. Cet assaisonnement leur donne un goût aigrelet très agréable, en corrigeant un peu la putrescibilité des viandes et la rancidité des substances graisseuses. Mais, malgré tous ces avantages, il faut renoncer à une longue vie et à une santé robuste avec des ragoüûts et des hachis.
Quæris opem nervis, corpus que fidele seneclæ : Esto age, sed grandes patinæ tuceta que crassa Annuere bis superos veluere, Jovem que morantur. (Perse, Sat. 11.)
CISTE (2). Corolle pentapétale. Calice pentaphylle à deux folioles plus petites que les autres. Capsule à une jusqu’à dix loges, composée de trois à dix valves.
A). Feuilles dépourvues de stipules. Tige ligneuse.
1. Ciste à feuilles de myrte. DicT. BOT., n° 31. Cistus canus. Lin. sp., 740.
Feuilles opposées, obovales, velues, cotonneuses en dessous. Fleurs disposées presque en ombelle. Zigneuse.
1. — Arabe Kabar. 2. — xilotn, corbeille. En béarnais fistère.
Cette plante croît dans les Pyrénées. Je l'ai trouvée au Roumiga. Elle fleurit pendant l'été.