‹ Flore des Basses-PyrénéesChapitre 589 sur 1213 · Ciste hélianthème. DicT. BOT., n · texte numérisé non relu

Ciste hélianthème. DicT. BOT., n

Cistus helianthemum. Lin. sP., 744. Tiges couchées. Stipules lancéolées. Feuilles oblongues, révolutées et subpileuses. Ligneuse.

Tige ligneuse, rameuse, gréle, couchée, ayant ses jeunes rameaux velus, grêles et cylindriques, longs de six à neuf pouces ou plus. Feuilles opposées, pétiolées, oblongues, vertes en dessus, blanches et un peu cotonneuses en dessous, ayant les bords un peu roulés et ordinairement ciliés. Stipules quaternées, lancéolées, ciliées, placées deux à deux de chaque côté du pétiole. Fleurs jaunes, disposées en grappe lâche et terminale, penchée avant la floraison. Calice velu. Pétales presque orbiculaires et très entiers.

Cette plante est très commune dans les Pyrénées. On la trouve au parc et dans les collines des environs de Pau. Elle fleurit pendant l'été.

TILLEUL. Corolle pentapétale. Calice partagé en cinq divisions. Capsule globuleuse, quinquéloculaire, quinquévalve, s'ouvrant par la base.

Tilleul commun. FL. FR., 771.

Tilia Europæa. Lin. sP., 733.

ES

423 POLY ANDRIE —— MONOGYNIE

Fleurs dépourvues de nectaire. Baies sèches quadriloculaires. Feuilles en cœur. Ligneuse.

a. Tilia montana, maximo folio. BAUHIN PINAx, 426. Le tilleul à larges feuilles.

b. Tilia femina, folio minore. BAUHIN PINAX, 426. Le tilleul à petites feuilles.

c. Tilia ulmi folio, semine hexagono. Raï., III, 473.

Cet arbre croît spontanément dans nos montagnes. C'est celui qu'on préfère généralement pour procurer l'ombre et la fraîcheur dans les promenades, les places publiques, les bosquets et les avenues. Cette préférence est due à la rapidité de son accroissement, à la riante verdure de son feuillage, à l’odeur très agréable de ses fleurs et à sa longue durée.

Le bois du tilleul est blanc, léger, tendre et facile à travailler. Il est employé par les menuisiers et très recherché par les sculpteurs, parce qu'il n'est sujet ni à être vermoulu, ni à se fendre ni à se gercer. L'écorce intérieure, macérée dans l'eau, est tres flexible, tenace et propre à faire des cordes et des liens très forts. Celle des jeunes branches, tressée, sert d’enveloppe à plusieurs sortes de marchandises.

Les fleurs de tilleul sont au nombre des remèdes antispasmodiques et céphaliques. Elles sont le remède le plus familier des personnes délicates et vaporeuses. Les petites incommodités causées par l'ennui, par la tristesse, par les mauvaises digestions, les insomnies et autres causes qui augmentent la raideur des nerfs sont momentanément calmées au moyen d'une tasse d'infusion théiforme, préparée avec une pincée de fleurs de tilleul (1).

DAUPHINELLE (2). Calice nul. Cinq, six pétales. Nectaire bifide, terminé postérieurement par une corne.

1, Dauphinelle des blés. DIcT. BOT., n° 1.

Delphinium consolida. Lin. sp., 748.

Nectaire monophylle. Tige subdivisée. Annuelle.

Tige droite, rameuse et diffuse, ayant les rameaux grèêles, presque nuls et un peu pubescents, s'élevant jusqu'à deux pieds. Feuilles alternes, sessiles, multifides, assez semblables à celles de l'aurone. Fleurs bleues, quelquefois rougeâtres, quelquefois blanches, disposées en grappes terminales, lâches et pauciflores. Corolle composée de cinq pétales inégaux et d'un nectaire : le pétale supérieur terminé postérieurement en cornet tubulé, ayant le sommet échancré ou plus obtus que les autres quatre presque égaux et lancéolés. Nectaire monophylle, placé au milieu des pétales, prolongé postérieurement en cornet engainé dans le tube du pétale supérieur ;

1, — Le remède serait plus efficace si l’on employait réellement les fleurs de tilleul. Mais ce qu’on récolte et ce qu’on vend presque toujours, ce sont les bractées fructifères, sans trace de fleurs.

Pour obtenir le maximum d'effet utile d'une plante, il faudrait peut-être employer seulement le pollen.

2. — dehytv, dauphin. L'éperon est recourbé, comme la queue du dauphin. Pied d’alouette, parce que l’éperon ressemble à l’ergot du pied de l’alouette.

divisé supérieurement en trois lobes, deux latéraux entiers et connivents embrassant les étamines et les pistils, l'intermédiaire droit et bifide. Etamines au nombre de quinze à trente. Filaments élargis en membrane. Un seul pistil. Une capsule uniloculaire, univalve, droite, ayant sa pointe recourbée, s'ouvrant latéralement. Semences anguleuses.

Cette plante croît dans les champs, parmi les blés. Elle figure dans la liste des vulnéraires astringents et des ophtalmiques, mais on n'en fait aucun usage. Ses graines pulvérisées font mourir les poux, comme celles de la dauphinelle des jardins et de la staphisaigre, qui est une espèce du même genre.

2. Dauphinelle des jardins. Dicr. BOT., n° 2. Delphinium Ajacis. Lin. sP., 748.

Nectaire monophylle. Tige simple. Annuelle.

Vulgairement pied d'alouette.

a. La même à fleurs doubles.

Cette jolie plante, dont l’origine est inconnue, est presque généralement cultivée pour la décoration des jardins et des parterres. Ses fleurs, très élégantes, forment des grappes plus garnies que celles de la dauphinelle des blés. Simples ou doubles, elles offrent dans leur couleur plus ou moins vive toutes les nuances intermédiaires entre le plus beau bleu d'azur et le violet, entre le violet et le rose tendre ou le blanc. Dans toutes ces différentes variétés, on voit sur la surface antérieure du nectaire des lignes colorées sur un fond blanc, en forme de caractères. Les anciens poètes, croyant y reconnaître les trois lettres A I À, feignirent que le sang d’Ajax, fils de Télamon, en tombant sur cette fleur, y avait tracé le nom de ce héros. Tel est le sens de cette énigme de Virgile, dans sa troisième églogue :

Dic quibus in lerris inscripli nomina regum Nascantur flores, et Phyllida solus habelo.

Quelques autres croyaient y voir l'interjection redoublée : A I A I, comme on peut en juger par ce passage du dixième livre des métamorphoses d'Ovide :

Ecce suos gemilus foliis inscripsit el A I AI Flos habet inscriptum.

NÉNUPHAR (1). Corolle polypétale. Calice tétraphylle ou pentaphylle. Stigmate orbiculaire, sessile. Baie multiloculaire, tronquée, supérieure.

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