‹ Flore des Basses-PyrénéesChapitre 599 sur 1213 · Clématite des haies. DICT. BOT., n · texte numérisé non relu

Clématite des haies. DICT. BOT., n

Clematis vitalba. Lin. sp. 766.

Feuilles pennées ; folioles cordiformes et grimpantes. Ligneuse. Vulgairement l'herbe aux gueux.

En patois bidaougue.

Tiges sarmenteuses, rameuses, anguleuses, grimpantes, s’élevant à la hauteur des haies et autres corps voisins dont elles couvrent la surface. Feuilles pétiolées, opposées, pennées, ayant leurs folioles au nombre de cinq, cordiformes, inégalement dentées en scie, rarement entières ; leurs pétioles se roulant sur les corps voisins en forme de vrilles. Fleurs blanches, rosacées, disposées en panicule sur des pédoncules axillaires opposés, deux ou trois fois trifides. Pétales oblongs, blancs en dessus, verdâtres en dessous et pubescents. Trente à soixante étamines et au delà. Semences ramassées en tête ; chacune d'elles se terminant par une longue queue qui devient une aigrette plumeuse.

Cette plante est très commune dans les haies, dont elle couvre la surface. Elle fleurit pendant l'été. Toutes ses parties sont âcres, caustiques et vésicatoires. Les mendiants appliquent ses feuilles pilées sur la peau, pour se procurer des ulcères superficiels propres à exciter la compassion. Le bois de la clématite des haïes pourrait très bien remplacer le garou (Daphne gnidium) pour former les cautères. Ses jeunes bourgeons, pris à la dose d'un gros, purgent très efficacement sans colique. On est parvenu à faire du papier avec les aigrettes des semences. Enfin les tiges sarmenteuses de cette plante sont assez longues et assez flexibles pour qu’on en fasse des liens, des cordes, des paniers et autres ouvrages de vannerie.

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