‹ Flore des Basses-PyrénéesChapitre 661 sur 1213 · stachyde des champs. DICT. BOT., n · texte numérisé non relu

stachyde des champs. DICT. BOT., n

Stachys arvensis. Willd. Sr. pL., III, 106.

Verticilles composés de six fleurs. Feuilles obtuses, à peu près nues. Corolle de même longueur que le calice. Tige faible. Fleurs de couleur de chair, quelquefois blanches. Annuelle.

Cette plante, très commune dans la plupart de nos cantons, croît dans les champs ; elle fleurit pendant l’été et pendant l'automne. Les angles de la tige sont obtus. Les feuilles sont cordiformes et crénelées. Les lobes latéraux de la lèvre inférieure de la corolle sont peu sensiblement repliés en dessous.

SARRIETTE (1). Découpures de la corolle. à peu près égales. Étamines écartées.

1. Sarriette de montagne. Dec. FL. FR., III, 523. Satureia montana. Willd. Sp. pL., III, 43.

Pédoncules axillaires, solitaires. Fleurs en corymbe sur chaque pédoncule et plus ou moins tournées du même côté. Vivace.

Cette plante croit dans les Pyrénées. Elle est très commune sur les rochers des environs du Hourat près de Laruns. Elle fleurit pendant l'été. Ses fleurs sont blanches et la corolle est bilabiée. Les feuilles sont opposées, lancéolées, mucronées et parsemées de points enfoncés. La sarriette de montagne est agréablement aromatique. On la cultive dans quelques jardins pour les usages de la cuisine.

2. Sarriette des jardins. Dec. FL. FR., III, 523. Satureia hortensis. Willd. SP. pL., I], 45.

Pédoncules axillaires et solitaires. Fleurs en corymbe sur chaque pédoncule. Feuilles lancéolées, très entières. Tiges branchues. Fleurs d’un pourpre clair ; deux ou trois sur chaque pédoncule. Annuelle.

Cette plante, dont l’odeur est très agréable, est assez généralement cultivée dans les jardins potagers et presque uniquement employée pour l’assaisonnement des viandes.

1. — Satura, ragoût : sert à assaisonner. Ou de l'arabe Satar, qui désigne les labiées.

. BALLOTE (1). Calice hypocratériforme, à cinq dents et à dix stries. Lèvre supérieure de la corolle crénelée et concave.

Ballote fétide. Dec. FL. FR., IL, 55 2.

Ballota nigra. Willd. Sp. pL., II, 107.

Feuilles cordiformes, crénelées et ridées. Dents du calice acuminées. Fleurs purpurines, quelquefois blanches. Vivace.

Vulgairement le marrube noir.

Cette plante, commune dans quelques cantons, rare dans quelques autres, croit sur les bords des chemins et des fossés, le long des haïes et des murailles. Ses feuilles ovales ne sont cordiformes qu’en apparence. Ses fleurs, portées en faisceaux sur des pédoncules rameux, axillaires, sont ordinairement tournées du même côté et prennent un demi-verticille dans chaque étage. On trouve la ballote fétide aux environs de Pau. Son odeur est forte et plus désagréable que celle de la stachyde des bois. Ses principes volatils paraissent agir plus particulièrement sur la matrice, et c’est avec raison qu’on la regarde comme un excellent remède antispasmodique, utile dans les suffocations hystériques, dans les convulsions, même dans l'épilepsie, lorsque ces maladies sont causées par l'excès des facultés sensibles et irritables de la matrice. On prescrit l’infusion théiforme de la plante fraîche en boisson, sa décoction en lavement, en bain de siège ou en vapeur dirigée sur les parties de la génération.

MARRUBE (2). Calice hypocratériforme, raide, à dix stries. Lèvre supérieure de la corolle linéaire, droite et bifide.

Marrube commun. Dec. FL. FR., Ill, 552.

Marrubium vulgare. Willd. Sp. pL., III, 111.

Feuilles ovales-arrondies, dentées, ridées et veinées. Calice découpé en dix dents sétacées et crochues. Fleurs blanches. Vivace.

Cette plante, comme la précedente, très rare dans quelques-uns de nos cantons et très commune dans quelques autres, croit sur les bords des chemins, au pied des murs et sur les décombres entassés. On la trouve en abondance à Thèze, chef-lieu du canton du même nom, et dans la vallée d'Ossau ; on en trouve aussi quelques individus à Pau dans le voisinage du parc.

Ses tiges sont cotonneuses et ses feuilles ont un aspect blanchâtre. Son odeur très aromatique, son goût âcre et son amertume très sensible indiquent un haut degré dans ses propriétés communes aux plantes labiées ; mais l'expérience ayant fait reconnaître dans le marrube commun une action directe et particulière sur le système vasculaire de la matrice, cette plante

1. — fahaw, je pousse ; où, wrds, oreille. Les fleurs, toutes tournées du même côté, rappellent la disposition de l'oreille.

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