‹ Flore des Basses-PyrénéesChapitre 680 sur 1213 · Scrofulaire canine. DicT. BOT., n · texte numérisé non relu

Scrofulaire canine. DicT. BOT., n

Scrofularia canina. Willd. Sp. pL., V, 277.

Feuilles pennées. Fleurs en grappe terminale nue. Pédoncules bifides.

Annuelle.

Cette plante croît en abondance sur les bords des gaves de Pau, d'Oloron, d'Ossau, etc. Elle fleurit pendant l'été.

Les scrofulaires sont rarement employées en médecine, quoique leur nom générique atteste une ancienne réputation dans le traitement des écrouelles. Cependant leur odeur fétide pourrait encore inspirer quelque confiance dans leur efficacité et ce n’est pas sans raison que leurs feuilles, pilées et appliquées sur les tumeurs et sur les ulcères, sont regardées comme anodines, résolutives et détersives. La scrofulaire noueuse et la scrofulaire aquatique méritent alors la préférence. On croit assez généralement que leurs feuilles corrigent le mauvais goût du sené, mais l'infusion n’en est pas moins désagréable et nous pouvons dire comme Horace :

Nil agit exemplum litem quod lite resoloit.

5. Scrofulaire glanduleuse. Mut. FL. FR.. Il, 370. Scrophularia scopolii. La Peyr. FL. DES PYR.

Région subalpine : prairies de Lescun, Eaux-Bonnes.

SIBTHORPIE (1). Calice découpé en cinq parties. Corolle découpée en cing

lobes égaux et ouverts. Quatre étamines à peine didynames : deux supérieures, un peu plus longues, éloignées des deux inférieures. Capsule comprimée, orbiculaire, biloculaire, à cloison transversale.

Sibthorpie d'Europe. Dec. FL. FR., III, 472.

Sibthorpia europæa. Willd. Sr. pL., II, 340.

Feuilles réniformes, à peu près peltées, crénelées. Vivace.

Les tiges de cette plante sont rampantes, filiformes, velues, nombreuses et longues d'environ trois décimètres. Les feuilles sont velues, pétiolées, alternes et n’ont que trois ou quatre lignes de diamètre. La corolle est d'un blanc sale, colorée en pourpre foncé. Son tube extrêmement court et sog limbe très évasé la rapprochent des véroniques. Cependant ses découpures, un peu disposées en deux lèvres, trois pour la supérieure et deux pour l'inférieure, la rapprochent des personées, surtout si l'on considère que, les quatre étamines répondant aux angles de la corolle, il y a nécessairement un de ces angles qui n’a point d'étamine correspondante.

Une si grande imperfection dans les caractères classiques est très embarrassante pour les jeunes botanistes, qui ne sont conduits vers la didynamie qu'après avoir erré pendant longtemps dans la quatrième classe. Elle fit mon tourment pendant longtemps lorsque, comme Jean-Jacques Rousseau, je commençai mes recherches dans nos cantons avec le Sysiema vegetabilium de Murray pour toute ressource.

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