Cranson officinal. Dec. FL. FR., IV
Cochlearia officinalis. Willd. Sp. PL., III, 448. Feuilles radicales cordiformes, arrondies ; les caulinaires oblongues, sinuées ou anguleuses. Annuelle ou bisannuelle. Tige faible, glabre, tendre, longue de huit à dix pouces. Feuilles radicales nombreuses, cordiformes, arrondies, glabres, succulentes, un peu concaves, en forme de cuiller, portées sur
de longs pétioles ; les caulinaires presque sessiles, allongées et sinuées ; les supérieures amplexicaules. Fleurs blanches disposées en bouquet terminal.
Cette plante croit aux environs de Bayonne ; on la trouve aussi dans les Pyrénées, où elle est assez rare. Elle est plus âcre et plus piquante que la plupart des autres crucifères et son activité ne permet pas de l’employer à l'intérieur sans précaution. Elle entre dans la composition du sirop antiscorbutique, dont l'usage est si justement vanté dans le traitement des maladies scrofuleuses. La plante fraîche, pilée et arrosée d’eau-de-vie, est un topique propre à dissiper promptement les contusions et les engorgements lymphatiques. Le suc de cranson officinal est fréquemment employé en gargarisme